Mes dernières lectures / Novembre 2020

Salut tout le monde ! J’espère que vous allez bien ♡ Aujourd’hui, je vous retrouve pour parler de mon bilan lecture de novembre 🙂 Ce mois-ci, j’ai participé au Non fiction november qui consiste à lire davantage de non fiction que d’habitude ! L’un de mes objectifs de l’année est de lire plus d’essais mais j’ai envie de découvrir le genre de la non fiction dans son ensemble alors ce challenge était parfait ! A côté de ça, j’ai aussi lu quelques mangas (j’espère réussir à vous proposer un prochain point manga en janvier), deux livres à l’ambiance mystérieuse et quelques livres de cours dont je parlerai rapidement en fin d’article. Cela étant dit, c’est parti !

 

UNE COLÈRE NOIRE : LETTRE À MON FILS DE TA-NEHISI COATES
Traducteur : Thomas Chaumont – Genre(s) : Non fiction, Autobiographie, Essai  Nationalité : Américaine – Édition : J’ai lu – Parution : 2017 – Pages : 192  Catégorie : Les très bons

RÉSUMÉ : Voilà ce qu’il faut que tu saches : en Amérique, la destruction du corps noir est une tradition – un héritage. Je ne voudrais pas que tu te couches dans un rêve. Je voudrais que tu sois un citoyen de ce monde beau et terrible à la fois, un citoyen conscient. J’ai décidé de ne rien te cacher.

MON AVIS : J’avais repéré ce livre dans sa version originale et je l’ai finalement trouvé en français lors de mon dernier passage en bibliothèque ! Je continue à lire différents livres, que ce soit des essais ou des témoignages, sur le fait d’être noir·es dans une société régie par les Blancs. Ce livre, entre essai et autobiographie, ne m’a pas déçu. C’est un court livre fort important, une lettre que l’auteur adresse à son fils en lui expliquant le racisme de la société américaine. Il raconte son enfance et son passage à l’âge adulte avec cette épée de Damoclès au dessus de sa tête pour la simple raison qu’il est noir. L’auteur revient sur ce qu’est l’Amérique, sur le fameux rêve américain et sur ses beaux idéaux inventés sur le dos de millions de femmes et hommes noir·es. Il parle de la violence que certain·es ont subi, et notamment la violence policière, dont son fils commence déjà à être témoin. Cette lettre est un rappel pour son fils, et pour nous lecteur·ices, de ce qu’est la société américaine et de ce que vivent une partie de sa population. L’auteur appelle à regarder les choses en face. Evidemment, je vous recommande vivement ce livre !

EXTRAIT : « La question n’est pas de savoir si Lincoln parlait réellement du “gouvernement du peuple” mais plutôt de comprendre quel sens politique notre pays, au cours de son histoire, a donné au mot “peuple”. En 1863, “peuple” ne désignait ni ta mère ni ta grand-mère, ni toi ni moi. Nous ne faisions pas partie du “peuple” américain. Ainsi, le problème de l’Amérique n’est pas d’avoir trahi le “gouvernement du peuple”, mais d’avoir accordé à certaines personnes et pas à d’autres le droit d’être nommé “peuple”. »

 

L’ENFANT UNIQUE DE XINRAN
Traductrice : Françoise Nagel – Genre(s) : Non fiction, Témoignages  Nationalité : Chinoise – Édition : Picquier Poche – Parution : 2016 – Pages : 456  Catégorie : Les très bons

RÉSUMÉ : Adulés, couverts d’amour et de biens matériels, couvés par des parents soucieux de protéger leur seule descendance, les enfants uniques n’ont jamais appris à partager, s’entraider, ni même à se débrouiller seuls. Quels adultes sont-ils devenus aujourd’hui ? Comment vivent-ils ce point commun générationnel ? Quelle influence auront-ils sur la société chinoise de demain ?

MON AVIS : L’autrice et journaliste Xinran ne m’est pas inconnue, je l’ai découverte l’an dernier avec Chinoises et Baguettes chinoises qui m’avaient tous les deux bien plu. Cela faisait plusieurs mois que j’avais envie de lire L’enfant unique et je suis contente de l’avoir enfin fait ! Je m’attendais plutôt à ce que l’autrice aborde la question de la politique de l’enfant unique. Finalement, ce livre n’est pas un essai mais un regroupement de témoignages d’enfants uniques avec qui l’autrice a eu l’occasion d’échanger. Et c’était vraiment intéressant ! Ils ont tous une expérience commune, celle d’être couvés par leurs parents et de se retrouver à l’âge adulte sans savoir se débrouiller par eux-mêmes. Cependant, chacune des personnes interrogées a quand même eu une expérience particulière. De mon point de vue de Française, c’était vraiment intéressant de comprendre quelles conséquences a eu cette politique à travers le témoignage de plusieurs enfants uniques. Certaines choses sont vraiment étonnantes mais permettent de comprendre un peu mieux la société chinoise actuelle. Si le sujet vous intéresse ou si vous souhaitez découvrir une autrice chinoise, je vous recommande vivement cet ouvrage !

EXTRAIT : « Cependant, les enfants uniques de cette génération ont porté le fardeau de la responsabilité de leurs frères et sœurs qui ne naîtraient jamais. Ils ont profité seuls de tous les cadeaux matériels, de l’amour et de l’attention qu’ils auraient dû partager avec une fratrie. Pour cette raison, ils ont manqué de pratique dans tout ce qui touche à la communication, à l’amitié, au partage, à l’entraide, à la tolérance et à toutes les autres compétences relationnelles élémentaires que l’on acquiert en grandissant. »

 

LE REGARD FÉMININ D’IRIS BREY
Genre(s) : Non fiction, Essai, Féminisme  Nationalité : Française – Édition : Editions de l’Olivier – Parution : 6 février 2020 – Pages : 252  Catégorie : Les très bons

RÉSUMÉ : Iris Brey théorise le regard féminin, ou female gaze, une façon de filmer les femmes sans en faire des objets, de partager la singularité des expériences féminines avec tous les spectateurs, quel que soit leur genre, et renouveler notre manière de désirer en regardant sans voyeurisme. Des joyaux du cinéma à certaines œuvres plus confidentielles, en passant par quelques séries et films très contemporains, Iris Brey nous invite à nous interroger sur le sens caché des images.

MON AVIS : J’ai découvert Le regard féminin d’Iris Brey lors de son passage dans le podcast Les couilles sur la table qui avait été très intéressant. Je n’ai donc pas hésité à emprunter son essai ! J’aime bien regarder des séries, des films et aller au cinéma mais je ne m’étais jamais questionnée sur la façon dont les femmes sont filmées. Cet essai m’a donc permis de réfléchir à mon rôle de spectatrice et à la façon que j’ai de regarder des films. Après cette lecture, je regarderai des films et séries différemment, c’est sûr ! L’autrice prend différents exemples pour expliquer ce qu’est le female gaze, son importance et le champ des possibles en matière de cinéma quand on se positionne avec un regard féminin. Que vous aimiez le cinéma et les séries ou que vous recherchiez simplement une lecture féministe qui change, je vous recommande vivement cet essai !

EXTRAIT : « Utiliser le female gaze comme outil d’analyse, c’est remettre en question la structure patriarcale représentée au sein d’un film mais aussi dans l’organisation de la critique qui a élevé certains films au rang de chefs-d’œuvre et pas d’autres. C’est la possibilité de retraverser l’histoire du cinéma, non pas dans une démarche révisionniste, mais dans une perspective de revalorisation de films tombés dans l’oubli du fait d’une domination masculine omniprésente. »

 

THE DECAGON HOUSE MURDERS DE YUKITO AYATSUJU
Traducteur : Hong-Li Wong – Genre(s) : Murder mystery  Nationalité : Japonaise – Édition : Pushkin Vertigo – Parution : 3 décembre 2020 – Pages : 224  Catégorie : Les très bons

RÉSUMÉ : The members of a university mystery club decide to visit an island which was the site of a grisly, unsolved multiple murder the year before. They’re looking forward to investigating the crime, putting their passion for solving mysteries to practical use, but before long there is a fresh murder, and soon the club-members realise they are being picked off one-by-one. The remaining amateur sleuths will have to use all of their murder-mystery expertise to find the killer before they end up dead too.

MON AVIS : Fin novembre, j’ai eu envie de lire des livres un peu effrayants ou en tout cas avec une atmosphère plus sombre. J’ai eu l’occasion via Netgalley de découvrir The decagon house murders de Yukito Ayatsuji, un classique japonais du “murder mystery” qui vient tout juste d’être traduit en anglais ! Ne connaissant pas du tout ce genre, ça a été une agréable surprise. J’ai beaucoup aimé ce roman qui a complètement répondu à mes attentes ! On suit alternativement un groupe de jeunes gens fan de murders mysteries qui décident de passer une semaine sur une île où un meurtre a eu lieu. Parallèlement à ça, nous suivons plusieurs personnages sur le continent qui reçoivent une étrange lettre signée par celui qui avait commis le crime et qui est censé être mort. J’ai beaucoup aimé ce va et vient entre les différents personnages, en sachant que tout est lié mais qu’ils ne peuvent ni communiquer ni savoir ce qu’il se passe. J’ai aimé l’atmosphère du roman : être sur un île, sans moyen de communication avec le reste du monde, dans une maison étrange créée par un architecte qui est aussi un meurtrier. Chaque personnage se fait tuer petit à petit et j’ai été vraiment surprise par la révélation finale que je n’avais pas du tout vu venir ! Ça a donc été une très bonne découverte dans le genre et c’est un livre que je recommande vivement 🙂

 

RACISME : MODE D’EMPLOI DE ROKHAYA DIALLO
Genre(s) : Non fiction, Essai  Nationalité : Française – Édition : Larousse – Parution : 2011 – Pages : 224  Catégorie : Les chouettes lectures

RÉSUMÉ : « Je m’appelle Rokhaya Diallo, je suis une trentenaire née à Paris. Jusqu’ici rien de tragique. Jusqu’au jour où j’ai compris que j’étais noire… » Le racisme raconté ici est celui qui ne dit pas son nom, qui s’insinue dans le quotidien par le biais d’innocentes plaisanteries (les fameuses blagues lâchées autour de la machine à café), qui apparaît au grand jour dans les stéréotypes véhiculés par les médias (le fameux délinquant « d’origine maghrébine ») ou encore dans les discours des personnalités politiques (le non moins célèbre « Auvergnat »). Truffée d’exemples et d’anecdotes, cette analyse historique et politique, dont l’ambition est de comprendre le racisme ordinaire et systémique, explore certaines théories philosophiques afin de les confronter à des questions essentielles.

MON AVIS : J’aime énormément le podcast Kiffe ta race coanimé par Grace Ly et Rokhaya Diallo alors je n’ai pas hésité à emprunter l’essai que Rokhaya Diallo a écrit il y a plusieurs années sur le racisme. Je n’ai pas forcément appris beaucoup de choses puisque j’ai déjà lu quelques livres sur le sujet maintenant mais j’avais envie de trouver un livre qui parle du racisme en France et cet essai est une première piste. Si vous cherchez un livre qui explique ce qu’est le racisme, son histoire et ses mécanismes, alors je vous le recommande. C’est un bon essai “de base” ! Le livre est divisé en plusieurs parties, à chaque fois assez courtes et sourcées. C’est donc un livre que je recommande mais je pense que le podcast est plus abouti et parle de race au sens sociologique et du racisme sous tous ses aspects !

EXTRAIT : « La majorité a toujours décrété l’universel en fonction d’elle-même. Dans l’histoire du monde telle qu’elle nous est contée dans les livres, c’est la centralité des majoritaires qui oriente le récit. Les minorités n’y apparaissent que comme victimes ou des ennemis. Le curseur de l’universalité est placé sur la norme du majoritaire qui est aujourd’hui en France masculin, blanc et hétérosexuel. Les minorités qui ne correspondent pas à cette norme sont priées de s’y ajuster et de taire toute revendication propre qui serait perçue comme particulariste et donc hostile à l’universalisme ainsi dessiné. »

 

LA DAME EN BLANC DE W. WILKIE COLLINS
Traductrice : Lucienne Lenob – Genre(s) : Policier  Nationalité : Anglaise – Édition : Phébus Libretto – Parution : 1995 (1859) – Pages : 560  Catégorie : Les chouettes lectures

RÉSUMÉ : Walter Hartright, un jeune professeur en art, vient en aide à une belle et mystérieuse femme toute de blanc vêtue. Il apprend peu après qu’il s’agit d’une folle échappée d’un asile. Le jour suivant, il se rend à Limmeridge House dans le Cumberland où il s’est vu offrir un emploi. Or, parmi ses nouveaux élèves, la jeune Laura Fairlie ressemble fort à la femme en blanc qu’il a déjà secourue…

MON AVIS : Récemment, @lotsofbooks a parlé de ce roman sur Instagram et m’a donné envie de le découvrir. Ce roman de la littérature victorienne est considéré comme un classique du roman policier. J’ai donc suivi son conseil et je n’ai pas été déçue, j’ai passé un bon moment de lecture ! J’ai aimé la façon dont l’histoire est construite, à travers le témoignage des divers protagonistes de l’histoire de Laura Fairlie. Dès le début, un mystère entoure la fameuse “dame en blanc” et son mystère suit Walter jusqu’à Limmeridge. Le côté policier est assez flou au début, on sent que quelque chose ne va pas mais sans savoir réellement ce que c’est. C’est intriguant. Puis, on comprend au fur et à mesure toute l’ampleur du complot dans lequel se retrouvent les personnages et les trahisons de certains. A travers son histoire, l’auteur nous montre la place des femmes dans la société victorienne, qui n’ont aucune ressource et sont soumises au bon vouloir des hommes qui les entourent. J’ai beaucoup aimé Marian, qui est une femme forte et moderne pour l’époque. Bien que tenant des propos misogynes sur elle-même, elle est l’incarnation de ce qu’une femme peut être sans l’entrave d’un homme. C’est donc une lecture qui m’a bien plu et qui répondait parfaitement à ce que je recherchais sur le moment !

EXTRAIT : « Vous qui me lisez, pensez à elle comme vous songeriez à la première femme qui fit battre votre cœur, demeuré jusque-là insensible : laissez ses yeux bleus, candides et bons, vous regarder avec cette expression unique qu’on ne peut oublier ; écoutez sa voix résonner à votre oreille comme celle de la femme que vous avez aimé autrefois ; et laissez ses pas errer dans cette histoire comme chacun des pas qui vous étreignait le cœur en ce temps-là. Regardez-là comme la maîtresse de votre propre imagination : et elle vivra pour vous comme elle vit encore pour moi. »

 

Pour mes cours, j’ai également lu Le Tartuffe de Molière, Phèdre de Racine et La Princesse de Clèves de Mme de La Fayette (que j’ai détesté au passage) !

 

ET VOUS, QUELLES ONT ÉTÉ VOS LECTURES DE NOVEMBRE ? QUELLE A ÉTÉ VOTRE MEILLEURE LECTURE CE MOIS-CI ?

 

A bientôt,

Solange ♡

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