Mes dernières lectures / Juillet 2020

Salut tout le monde ! J’espère que vous allez bien ♡ Aujourd’hui, on se retrouve pour mon bilan lecture de juillet. Enfin, me direz-vous ! J’ai mis énormément de temps à poser des mots sur certaines de mes lectures. Mais comme on dit, mieux vaut tard que jamais 🙂 Sinon, juillet a été un bon mois de lecture, j’ai réussi à trouver un rythme de lecture qui m’a convenu et j’ai eu dans l’ensemble de bonnes lectures 🙂 C’est parti !

 

LES MAINS DU MIRACLE DE JOSEPH KESSEL
Genre(s) : Non fiction, Biographie romancée, Historique  Nationalité : Française – Édition : Folio – Parution : 2013 (1960) – Pages : 416  Catégorie : Les très bons

RÉSUMÉ : Le Docteur Kersten, de nationalité hollandaise, s’était spécialisé avant la guerre dans le massage médical. Il avait suivi des cours à Londres et reçu un enseignement secret venu du Tibet. Sa célébrité en fit le médecin d’Himmler, le puissant chef de la Gestapo, qui devait devenir le second personnage du Reich. Himmler souffrait de douleurs intolérables que seul Kersten parvenait à apaiser. Utilisant ce pouvoir miraculeux, le héros de cette histoire parvint à sauver de très nombreuses victimes politiques.

MON AVIS : Si comme moi vous aimez les livres qui parlent ou se passent pendant les Guerres Mondiales, je pense que ce livre peut beaucoup vous plaire. Je ne savais pas exactement à quoi m’attendre en commençant ma lecture et ça a été une agréable surprise. Félix Kersten a été le masseur d’Himmler et en gagnant de l’influence sur lui, il a sauvé des milliers de gens pendant la Seconde Guerre mondiale. Et je n’en avais jamais entendu parler ! C’est un livre important pour découvrir cette face méconnue (en tout cas pour moi) de l’Histoire. Par rapport au livre en lui-même, j’ai eu du mal au début avec le style de Joseph Kessel. Il avait une admiration presque démesurée pour Kersten, c’était presque compliment sur compliment mais ça peut se comprendre quand on découvre ce que cet homme a fait. En tout cas, je me suis tellement prise dans l’histoire de sa vie – et c’est aussi dû à la façon qu’a d’écrire Kessel – que j’avais du mal à me dire que c’était la réalité historique qui était décrite et pas une oeuvre de fiction (même si selon certains historiens, tout ne serait pas vrai. À chacun de faire ses propres recherches pour se faire un avis). Quoiqu’il en soit, ce livre m’a beaucoup plu et je vous le recommande !

EXTRAIT : « Il s’est trouvé un homme qui durant les années maudites de 1940 à 1945, semaine par semaine, mois par mois, a su arracher des victimes au bourreau insensible et fanatique. Cet homme a obtenu de Himmler le tout-puissant, de Himmler l’impitoyable, que des populations entières échappent à l’épouvante de la déportation. Il a empêché que les fours crématoires reçoivent toute la ration de cadavres qui leur était promise. Et seul, désarmé, à demi captif, cet homme a forcé Himmler à ruser, à tricher avec Adolf Hitler, à duper son maître, à trahir son dieu. »

 

LA DISPARITION D’ANNIE THORNE DE C. J. TUDOR
Traducteur : Thibaud Eliroff – Genre(s) : Thriller  Nationalité : Anglaise – Édition : J’ai lu – Parution : 3 juin 2020 – Pages : 480  Catégorie : Les chouettes lectures

RÉSUMÉ : Une nuit, Annie a disparu de son lit. Il y a eu des recherches. Tout le monde imaginait le pire. Finalement, au bout de quarante-huit heures, ma petite sœur est revenue. Mais elle ne pouvait pas – ou ne souhaitait pas – dire ce qui s’était passé. Quelque chose lui est arrivé. Je ne peux pas expliquer quoi. Je sais juste que, quand elle est rentrée à la maison, elle n’était plus la même. Elle n’était plus ma Annie. Je ne voulais pas avouer aux autres et encore moins à moi-même que, parfois, j’avais peur d’elle. Et puis, il y a deux mois, j’ai reçu un e-mail : “Je sais ce qui est arrivé à votre sœur.” Ça recommence…

MON AVIS : C’est un bon page turner dans le sens où j’avais envie de connaître la suite et j’ai lu le roman en quelques heures. Je n’ai pas particulièrement apprécié le personnage principal, je ne pense pas que l’autrice l’ait écrit dans l’idée de s’attacher à lui. Il n’est pas détestable mais il n’est pas attachant, tout simplement. Concernant l’histoire, je ne vous dirai rien de particulier puisque je ne veux pas vous spoiler mais je suis mitigée dans le sens où l’autrice aurait pu aller plus loin dans son histoire ! Le roman a pris une certaine tournure mais elle n’a pas creusé assez son idée. Le livre aurait pu être d’autant plus intéressant et elle aurait pu tourner son histoire différemment – quitte à peut-être sortir du genre même du thriller. Je ne suis pas forcément déçue mais je ne m’attendais pas à ça. C’est une lecture sympa à lire l’été, si comme moi vous aimez lire des thrillers l’été. Mais ce n’est pas la découverte de l’année !

EXTRAIT : « La vie ne nous épargne pas. Elle n’épargne aucun de nous, au final. Elle ajoute du poids sur nos épaules, elle alourdit notre pas. Elle nous arrache ce qui compte pour nous et nous endurcit l’âme de regrets. La vie ne connaît aucun gagnant. Au bout du compte, on ne fait que perdre : notre jeunesse, notre apparence. Mais, par-dessus tout, ceux que nous aimons. Je me dis parfois que l’âge n’a rien à voir avec le passage des ans, mais avec le passage des gens et des choses qui nous tiennent à coeur. »

 

IT’S NOT LIKE IT’S A SECRET DE MISA SUGIURA
Genre(s) : YA, Contemporain, LGBT+  Nationalité : Américaine– Édition : Harper Teen– Parution : 2017 – Pages : 394  Catégorie : Les très bons

RÉSUMÉ : Sixteen-year-old Sana Kiyohara has too many secrets. When Sana and her family move to California, she begins to wonder if it’s finally time for some honesty, especially after she meets Jamie Ramirez. Jamie is beautiful and smart and unlike anyone Sana’s ever known. Sana always figured that the hardest thing would be to tell people that she wants to date a girl, but as she quickly learns, telling the truth is easy…what comes after it, though, is a whole lot more complicated.

MON AVIS : J’ai beaucoup aimé ce roman parce qu’il traite notamment du fait d’avoir une double culture. En effet, Sana est américano-japonaise. Bien qu’elle voudrait être une américaine classique, elle a un vécu que d’autres personnes n’étant pas d’origine asiatique ne peuvent pas comprendre. C’est l’un des sujets central du roman et j’ai trouvé cette discussion vraiment intéressante ! Le roman parle aussi de racisme. Sana fait des erreurs et se questionne sur son rapport aux autres, notamment parce que Jamie, la fille dont elle tombe amoureuse, est d’origine mexicaine. J’ai bien aimé ce questionnement : “Est-ce que parce que je suis une personne racisée, je ne peux pas être raciste pour autant envers d’autres personnes ? Est-ce que je n’ai pas de préjugés ?”. La conversation là-dessus était très intéressante. C’est aussi pour Sana la découverte de son orientation sexuelle ou en tout cas la confrontation à ses sentiments, ce qui n’est pas toujours évident avec le contexte familial dans lequel elle vit. C’est une lecture que j’ai beaucoup apprécié aussi parce que le personnage de Sana évolue au fur et à mesure du livre. Elle fait beaucoup d’erreurs, elle ment sans arrêt et c’est la prise de conscience de tout cela qui lui permet de grandir ! Pour ce qui est de la romance, je pensais qu’elle serait davantage mise en avant et finalement ce n’est pas le cas. Ce n’est pas le coeur du roman. En résumé, je vous recommande vivement ce roman 🙂

EXTRAIT : « “Fuck your mum”, says Hanh. “My mom says I’m fat. Well, my grandmother does. Asian moms live to say shit like that. It’s what they do. You should know better than to listen. And you should also know than to think you have to be skinny to be pretty. Anyone who cares what size you are is an asshole.”  »

 

COMPLOT DE NICOLAS BEUGLET
Genre(s) : Thriller  Nationalité : Française – Édition : Pocket – Parution : 2019 – Pages : 576  Catégorie : Les très bons

RÉSUMÉ : Un archipel isolé au nord de la Norvège, battu par les vents. Et, au bord de la falaise, le corps nu et martyrisé d’une femme. Les blessures qui déchirent sa chair semblent être autant de symboles mystérieux. Quand l’inspectrice Sarah Geringën, escortée par les forces spéciales, apprend l’identité de la victime, c’est le choc. Le cadavre est celui de la Première ministre.

MON AVIS : Si ce livre vous tente, je vous recommande d’abord de lire Le cri puis Complot et enfin L’île du Diable puisque c’est une trilogie dans laquelle on suit toujours les mêmes personnages principaux. Je me suis demandée comment j’allais bien pouvoir vous parler de ce livre puisque je ne veux pas du tout vous dévoiler l’intrigue et en même temps, j’ai envie de vous donner envie de le lire ! C’est pourquoi le résumé est très court et je pense que c’est tout ce qu’il faut savoir. Je ne l’avais pas relu, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre en commençant ma lecture et je pense qu’il est préférable de rentrer dans l’histoire sans connaître le sujet principal. En tout cas, j’ai été agréablement surprise, le sujet m’a plu et m’a intéressé et je ne m’y attendais pas du tout. Concernant les personnages, j’aime toujours autant suivre Sarah et Christopher (qu’on découvre dans le premier volet). J’aime bien le personnage de Sarah : elle a un côté très froid, très distant, les gens ne la comprennent pas et en même temps, quand elle est dans son intimité, elle est beaucoup plus douce, plus sensible, elle se livre beaucoup plus et j’ai hâte de lire le dernier volet pour en apprendre encore davantage sur elle et son passé. Quant à l’histoire, j’ai lu le livre en quelques heures, c’est un vrai bon page turner ! Je ne suis pas déçue de ce roman. J’aime aussi le style de l’auteur, c’est très fluide à lire et j’aime aussi le fait qu’il aille toujours au bout de ses idées. En bref, c’était une très bonne lecture que je vous recommande vivement !

EXTRAIT : « Et si l’on doit reconnaître à ces usurpateurs un génie, c’est celui d’avoir choisi la meilleure des ruses pour aboutir à leurs fins : en réécrivant l’inconscient collectif. Cette mémoire collective de l’espèce humaine qui guide nos vies de génération en génération à travers les mythes, les traditions et la religion. »

 

EN ATTENDANT LE PRINTEMPS D’ALEXANDRA FULLER
Traductrice : Anne Rabinovitch – Genre(s) : Historique  Nationalité : Anglaise – Édition : Livre de poche – Parution : 26 février 2020 – Pages : 264  Catégorie : Les passes temps

RÉSUMÉ : Dakota du Sud, États-Unis. Deux cousins amérindiens, Rick Overlooking Horse et You Choose Watson, liés par le sang et la terre, se retrouvent pourtant en conflit. La colère gronde dans la réserve à cause des injustices infligées au peuple lakota par le gouvernement fédéral, et les deux hommes prennent des directions opposées. Rick choisit celle de la paix ; You Choose, celle de la violence.

MON AVIS : Depuis que j’ai lu Ici, n’est plus ici de Tommy Orange, je suis curieuse de lire d’autres romans qui mettent en avant des Natifs Américains. Au final, j’ai bien aimé En attendant le printemps mais je ne me sens pas vraiment légitime de donner mon avis. D’un côté parce que même si le livre m’a plu, j’ai lu qu’il était assez (si ce n’est très) cliché et que je n’ai pas envie de promouvoir un livre qui pourrait heurter les gens qu’il est censé représenter. J’ai trouvé le style assez particulier et j’ai mis plusieurs chapitres à m’y faire. Chaque chapitre fait 3-4 pages et l’histoire se lit donc vite. Mais concernant l’histoire en elle-même, les personnages et le contexte historique, je ne peux rien dire de plus parce que je pense après plusieurs semaines de réflexion que ce n’était pas à l’autrice d’écrire cette histoire. A l’avenir, je me tournerai vers des livres écrits par des auteur.ices amérindien.nes !

EXTRAIT : « Rick Overlooking Horse conclut que la conviction, même fugace, de faire partie d’un phénomène céleste infini, incompréhensible, ne nous aide pas forcément à savoir quoi faire du laps de temps plus ou moins accessible qu’il nous est donné de vivre sur Terre. D’abord, raisonna-t-il, ce qu’on fait de sa vie dépend en grande partie du corps que l’on habite. Être né humain à cette époque, dans ce lieu, plus ou moins sain de corps et d’esprit, par exemple, indique sans aucune doute des obligations et des problèmes différents que si l’on est venu au monde dans la peau d’un nématode plus ou moins sain de corps et d’esprit, n’importe quand ou n’importe où. »

 

SOUS LE LIT DE QUENTIN ZUTTION
Genre(s) : Bande dessinée, LGBT+  Nationalité : Française – Édition : Editions Lapin – Parution : 2019 – Pages : 128  Catégorie : Les chouettes lectures

RÉSUMÉ : Valentin est étudiant et vit avec sa mère. Lors d’une soirée en discothèque trop alcoolisée, il rencontre un homme avec qui il va passer la nuit. Le lendemain, il est incapable de se souvenir si son partenaire a bien utiliser un préservatif. Par peur que sa vie change et du regard des autres vis à vis d’une possible séropositivé, il repousse sans arrêt son dépistage et ment à son entourage en affirmant qu’il a fait les tests. Sa décision prend un enjeu encore différent lorsqu’il rencontre Sam et qu’ils tombent amoureux…

MON AVIS : Cette BD me tentait depuis longtemps et je suis bien contente de l’avoir enfin lu ! J’ai déjà lu la BD Nathan illustrée par l’auteur et même si les illustrations ne sont pas ce que je préfère, je trouve les sujets abordés toujours intéressants. Ici, ça a également été le cas. Je pense que c’est une BD importante puisqu’à travers l’histoire de Valentin, elle rappelle qu’il est important de se protéger lorsque l’on a des relations sexuelles, d’autant plus quand on est un homme avec un autre homme. J’ai bien aimé la façon qu’a eu Quentin Zuttion pour représenter la peur de la séropositivité, comme une épée de Damoclès qui pèse sur les épaules du héros à chaque instant. Par contre, j’ai trouvé la BD un peu trop courte, je m’attendais à ce que l’auteur aille plus loin et montre le parcours de Valentin s’il avait été testé positif. Mais ce n’est pas là le sujet de ce livre. C’était donc une lecture instructive que je recommande !

 

GIRL UP DE LAURA BATES
Genre(s) : Essai, Féminisme  Nationalité : Anglaise – Édition : Simon & Schuster – Parution : 2016 – Pages : 352  Catégorie : Les favoris

RÉSUMÉ : « They told you you need to be thin and beautiful. They told you to wear longer skirts, avoid going out late at night and move in groups – never accept drinks from a stranger, and wear shoes you can run in more easily than heels. They told you to wear just enough make-up to look presentable but not enough to be a slut; to dress to flatter your apple, pear, hourglass figure, but not to be too tarty. They warned you that if you try to be strong, or take control, you’ll be shrill, bossy, a ballbreaker. Of course it’s fine for the boys, but know your place. They told you « that’s not for girls » – « take it as a compliment » – « don’t rock the boat » – « that’ll go straight to your hips ». They told you « beauty is on the inside » but you knew they didn’t really mean it. Well f**k that. I’m here to tell you something else. »

MON AVIS : Tout au long du mois de juillet, je me suis plongée dans la lecture de Girl up de Laura Bates. Cet essai me tentait depuis longtemps et maintenant que je lis couramment en anglais, je me suis fait un plaisir de le lire ! J’ai mis beaucoup de temps avant de poser des mots sur ma lecture et encore aujourd’hui, je ne suis pas sûre d’arriver à retranscrire mon ressenti à 100%. L’autrice parle à travers son ouvrage du sexisme quotidien que les femmes subissent, de la pression qui s’exerce sur nous pour rentrer dans un moule, des stéréotypes en tous genres qui pèsent sur nous. C’est un livre qui mélange différents genres. Parfois l’autrice donne des conseils sur ce que l’on peut faire dans certaines situations (sexisme au quotidien, harcèlement, agressions, etc), elle essaie aussi de déconstruire certains mythes (sur la soi-disant prostituée, sur le vagin, sur la pornographie et le sexe, etc). En même temps, elle part souvent de son expérience du sexisme pour parler de différents sujets qui tourne autour du féminisme. Ce livre m’a fait du bien ! Je ne parle pas vraiment de mon engagement par ici mais j’essaie de faire avancer les choses dans mon quotidien et mon cercle familial et je me sens parfois seule. Lire ce livre m’a fait du bien de ce côté-là. Il m’a aussi appris certaines choses puisque le livre comprend de nombreuses sources intéressantes et a parfois un côté pédagogique. J’ai énormément aimé l’humour et le sarcasme de l’autrice ! C’est un livre que je recommanderai surtout aux jeunes filles et jeunes femmes mais je pense qu’il n’y a pas d’âge ou qu’on n’est pas besoin d’être une femme pour apprendre des choses ! Je vous le recommande vivement si vous lisez en anglais 🙂

EXTRAIT : « I think sexism is a bit like watching a 3D film at the cinema. Once you put on the special glasses, it suddenly jumps out at you, as real as day, in all its technicolour glory, and you can’t believe you didn’t see it before. Once you put on the glasses, you can’t take them off. You see the pieces of naked women in the adverts for gadgets on the tube and wonder how you never realized before that they were using bits of girls to sell products. You start to notice that there’s only ever one woman on the TV panel show you love to watch. You hear the ticket collector coming down the train and realize he’s calling the men « sir » and the women « sweetheart ». You hear a sexist joke and realize how many you’ve heard before. Your friend says their Facebook account was « fraped » and you suddenly think about what that means. »

 

J’ai également lu The trouble with Perfect d’Helena Duggan, qui est la suite de A place called Perfect mais je vous en parlerai dans un prochain bilan, en même temps que le troisième tome !

 

ET VOUS, QUELLES ONT ÉTÉ VOS LECTURES DE JUILLET ? QUELLE A ÉTÉ VOTRE MEILLEURE LECTURE CE MOIS-CI ?

 

Solange ♡

 

 

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