Mes dernières lectures / Avril 2020

Salut tout le monde ! J’espère que vous allez bien ♡ Aujourd’hui je vous retrouve pour mon bilan lecture d’avril. Ce mois-ci mon rythme de lecture a ralenti. Alors que j’ai tendance à enchaîner les lectures, j’ai davantage pris mon temps. Mais j’ai tout de même lu 9 livres 🙂 C’est parti !

 

SIRIUS DE STÉPHANE SERVANT
Genre(s) : Jeunesse, Science fiction  Nationalité : Française – Édition : Éditions du Rouergue – Parution : 2017 – Pages : 480  Catégorie : Les très bons

RÉSUMÉ : Alors que le monde se meurt, Avril, une jeune fille, tente tant bien que mal d’élever son petit frère, Kid. Réfugiés au coeur d’une forêt, ils se tiennent à l’écart des villes et de la folie des hommes… jusqu’au jour où le mystérieux passé d’Avril les jette brutalement sur la route. Pourchassés, il leur faut maintenant survivre dans cet univers livré au chaos et à la sauvagerie. Mais sur leur chemin, une rencontre va tout bouleverser : Sirius.

MON AVIS : Sirius est un livre que je voulais découvrir depuis longtemps ! Et j’avais pas mal d’attentes. Finalement, je n’ai pas été déçue du tout 🙂 J’ai beaucoup aimé ma lecture de ce roman post-apocalyptique. On y suit notamment deux personnages principaux, Avril et Kid, soeur et frère seuls dans ce monde dévasté par un virus. J’ai beaucoup aimé les deux héros. Avril est assez mystérieuse, on comprend qu’elle cache de lourds secrets, notamment à Kid. Elle se dévoile difficilement et en cela, je me suis retrouvée. Malgré tout, c’est Kid qui m’a davantage plu. C’est un petit garçon qui ne connaît rien d’autre que ce monde post-apocalyptique, il est curieux de tout et d’une grande intelligence de coeur. L’histoire m’a beaucoup plue. Avril et Kid essaient de survivre dans ce monde. Ils ont un objectif, un lieu qu’ils espèrent trouver et font divers rencontres en chemin. Ainsi, l’auteur traite de différents sujets tels que la famille, l’écologie, le rapport à la nature, aux animaux et aux autres. J’ai beaucoup aimé le côté fantastique du livre ! Ça donne un plus très sympa 🙂 Je vous recommande fortement ce roman jeunesse !

EXTRAIT : « – Elle est là, la vraie fin du monde, Avril. Sans amour, le monde est un désert. »

 

THE HOUSE WITH CHICKEN LEGS DE SOPHIE ANDERSON
Genre(s) : Jeunesse, Fantastique  Nationalité : Galloise – Édition : Usborne – Parution : 2018 – Pages : 336  Catégorie : Les chouettes lectures

RÉSUMÉ : Marinka dreams of a normal life, where her house stays in one place long enough for her to make friends. But her house has chicken legs and moves on without warning. For Marinka’s grandmother is Baba Yaga, who guides spirits between this world and the next. Marinka longs to change her destiny and sets out to break free from her grandmother’s footsteps, but her house has other ideas…

MON AVIS : Cela faisait quelques temps que ce roman me tentait et je suis contente de l’avoir enfin lu ! Cependant, j’avoue que j’en attendais un peu plus. J’ai passé un bon moment de lecture mais certaines choses m’ont déplues. J’ai bien aimé les sujets abordés par l’autrice dans cette histoire et notamment le rapport à la mort. Ici, la mort n’est pas fondamentalement triste. Ça l’est toujours un peu mais en tant que Yaga, la grand-mère de Marinka propose un dernier repas aux morts, toujours festif, dans la bonne humeur et en musique, les écoute raconter un souvenir joyeux et les conduit vers l’au-delà. Le sujet de la destiné est aussi abordé. Marinka est destinée à devenir elle aussi une Yaga mais elle voudrait découvrir le monde des vivants et non celui des morts. Et tout le roman est centré sur cette question : Marinka peut-elle échapper à ce destin ? L’univers m’a bien plu, c’est un roman qui se lit en plus facilement et il y a quelques retournements de situation que je n’avais pas vu venir. Mais j’ai eu parfois du mal avec Marinka. Il y a un côté assez répétitif, où le personnage répète sans cesse qu’elle voudrait ceci ou cela et à la longue, c’était un peu ennuyeux. Mais ça reste un bon roman jeunesse 🙂

EXTRAIT : « I wish my family was a normal family, too. But my house has chicken legs, and my grandmother is a Yaga and a Guardian of the Gate between this world and the next. »

 

ICI N’EST PLUS ICI DE TOMMY ORANGE
Traducteur : Stéphane Roques – Genre(s) : Contemporain, Drame  Nationalité : Américaine – Édition : Albin Michel – Parution : août 2019 – Pages : 352  Catégorie : Les très bons

RÉSUMÉ : À Oakland, dans la baie de San Francisco, les Indiens ne vivent pas sur une réserve mais dans un univers façonné par la rue et par la pauvreté, où chacun porte les traces d’une histoire douloureuse. Pourtant, tous les membres de cette communauté disparate tiennent à célébrer la beauté d’une culture que l’Amérique a bien failli engloutir. À l’occasion d’un grand pow-wow, douze personnages, hommes et femmes, jeunes et moins jeunes, vont voir leurs destins se lier. Ensemble, ils vont faire l’expérience de la violence et de la destruction, comme leurs ancêtres tant de fois avant eux.

MON AVIS : J’ai beaucoup entendu parler de ce roman, notamment parce qu’il est en lice pour le @prixbookstagram. Ces derniers temps, je suis curieuse de découvrir la littérature indienne et je n’ai pas été déçue par ce roman 🙂 C’est tout à fait le genre de livre que j’aime, avec une multitude de points de vue ! Je ne me suis pas particulièrement attachée aux personnages mais j’ai tout de même eu de l’empathie pour tout ce qui leur arrive : violence, alcoolisme, drogue, meurtre, pauvreté. Au fur et à mesure des chapitres on découvre les différents personnages de cette histoire, avec le pow-wow en fil conducteur. J’ai aimé le choix de narration : en majorité, on avait un point de vue externe mais on a aussi un point de vue interne et même l’emploi du “tu”. Ici n’est plus ici est un roman fort, qui décrit la violence dans laquelle cette communauté vit mais aussi leur héritage auquel certains se raccrochent. Un roman que je vous recommande !

EXTRAIT : « Mais nous sommes le résultat de ce qu’on fait nos ancêtres. De leur survie. Nous sommes l’ensemble ds souvenirs que nous avons oubliés, qui vivent en nous, que nous sentons, qui nous font chanter et danser et prier comme nous le faisons, des sentiments tirés de souvenirs qui se réveillent ou éclosent sans crier gare dans nos vies, comme une tache de sang imbibe la couverture à cause d’une blessure faite par une balle qu’un homme nous tire dans le dos pour récupérer nos cheveux, notre tête, une prime, ou simplement pour se débarrasser de nous. »

 

LA CHIENNE DE PILAR QUINTANA
Traductrice : Laurence Debril – Genre(s) : Contemporain, Novella  Nationalité : Colombienne – Édition : Calmann Levy – Parution : 19 août 2020 – Pages : 128  Catégorie : Les chouettes lectures

RÉSUMÉ : Sur la côte pacifique colombienne, entre océan déchaîné et jungle menaçante, vivent Damaris et son mari pêcheur dans un cabanon de fortune. Elle est mélancolique, mais ce n’est pas dû à sa vie démunie : Damaris n’a jamais réussi à tomber enceinte et elle en souffre de plus en plus. Alors quand sur un coup de tête elle adopte un chiot, l’animal devient une source infinie d’amour qu’elle va choyer sans relâche dans leur univers si hostile. Mais un jour, la chienne disparaît, plongeant Damaris dans un immense désarroi.

MON AVIS : Quand j’ai demandé ce livre sur Netgalley, je me suis dit que j’allais le lire dans le cadre du @worldbooktourclub d’avril où la Colombie est à l’honneur. Dans l’ensemble, ça a été une bonne lecture mais elle n’est pas mémorable. Je ne pense pas m’en souvenir d’ici plusieurs mois. Ce que j’ai préféré dans ce roman c’est le contexte. L’histoire prend place sur une île colombienne, entre jungle et mer. J’ai été complètement dépaysée ! Par contre, le sujet de la maternité – ou plutôt de la non maternité – ne m’a pas touché particulièrement puisque ce n’est pas une chose qui m’intéresse pour le moment. Mais j’aime toujours découvrir des auteurs et autrices en littérature étrangère. Ma lecture a été fluide, le livre se lit très bien. C’est donc une bonne lecture et si le sujet vous intéresse, peut-être que ce livre vous plaira davantage ! Mais il va falloir attendre encore un peu puisque le roman ne sortira qu’en août.

EXTRAIT : « La mer était encore calme comme une piscine à débordement, mais Damaris ne se laisse pas tromper. Elle savait parfaitement que cette mer-là était le même animal maléfique qui avalait et recrachait les gens. »

 

UNE FILLE AU MANTEAU BLEU DE MONICA HESSE
Traductrice : Anne Krief – Genre(s) : Historique, YA  Nationalité : Américaine – Édition : Gallimard Jeunesse – Parution : février 2019 – Pages : 358  Catégorie : Les très bons

RÉSUMÉ : Amsterdam, 1943. Hanneke sillonne les rues de la ville afin de dénicher des marchandises au marché noir. Un jour, une cliente lui fait une requête particulière, retrouver une jeune fille juive qu’elle hébergeait et qui a disparu. En recherchant la prénommée Mirjam Roodvet, Hanneke découvre les activités secrètes des réseaux d’entraide aux familles juives et entre à son tour dans la clandestinité.

MON AVIS : Une fille au manteau bleu de Monica Hesse a été une très bonne lecture ! Dans ce roman, l’histoire prend place aux Pays-Bas et à Amsterdam en particulier, ce qui change un peu. J’ai plutôt bien apprécié le personnage de Hanneke mais aussi celui d’Ollie. Hanneke a dû grandir d’un coup à cause de la guerre et lorsqu’elle commence à chercher cette jeune fille au manteau bleu, elle se retrouve mêlée à quelque chose de plus grand qu’elle dont elle n’avait pas idée. C’est une jeune fille remplie de culpabilité, qui a beaucoup de mal à faire le deuil de celui qu’elle aime. Elle prend conscience au fur et à mesure du temps qu’elle ne sait pas tout des agissements des Nazis et c’est une réelle claque qu’elle se prend lorsqu’elle découvre la vérité. Le roman se lit très bien, ma lecture a été fluide. J’ai apprécié les quelques retournements de situations, cela donnait du rythme au roman. En résumé, c’est un très bon roman sur la Seconde Guerre mondiale et je le recommande !

EXTRAIT : « Voilà le problème avec mon chagrin : il ressemble à une pièce très en désordre dans une maison où il n’y a plus d’électricité. Mon chagrin envers Bas, c’est l’obscurité totale. C’est ce qui cloche d’emblée dans cette maison. C’est ce qui frappe en premier lieu. Elle submerge tout, l’obscurité. Mais si on parvenait à rallumer la lumière, on verrait qu’il y a bien d’autres choses qui clochent dans cette pièce. La vaisselle est sale. Il y a de la moisissure dans l’évier. Le tapis est tout de travers. Elsbeth est mon tapis de travers. Elsbeth est mon capharnaüm. Elsbeth est le chagrin que je m’autoriserais à éprouver, si mes émotions n’étaient pas autant plongées dans le noir. »

 

THE BINDING DE BRIDGET COLLINS
Genre(s) : Fantasy historique  Nationalité : Anglaise – Édition : The Borough Press – Parution : janvier 2019 – Pages : 448  Catégorie : Les passes temps

RÉSUMÉ : Imagine you could erase your grief. Imagine you could forget your pain. Imagine you could hide a secret. Forever. Emmett Farmer is working in the fields when a letter arrives summoning him to begin an apprenticeship. He will work for a Bookbinder, a vocation that arouses fear, superstition and prejudice – but one neither he nor his parents can afford to refuse. He will learn to hand-craft beautiful volumes, and within each he will capture something unique and extraordinary: a memory. If there’s something you want to forget, he can help. If there’s something you need to erase, he can assist. Your past will be stored safely in a book and you will never remember your secret, however terrible.

MON AVIS : Pour mon 12 mois 12 challenge, j’ai tiré au sort le défi Lire de la fantasy. L’occasion de lire ce roman en anglais qui me faisait très envie ! Alors je vous préviens de suite, si vous aimez la grosse fantasy, ce roman ne vous plaira peut-être pas car ici l’aspect fantasy est très léger. Le résumé m’avait beaucoup intriguée et finalement, je ressors très mitigée de cette lecture… Autant, j’ai adoré l’idée-même du roman avec un univers dans lequel des relieurs et relieuses lient les gens qui veulent oublier quelque chose à un livre, autant j’ai trouvé la construction du roman mal faite et le rythme mal géré. Le roman se découpe en trois parties et j’ai mis un certain temps à comprendre où l’autrice voulait aller. Le retournement de situation annoncé dans le résumé (qui m’avait donné envie d’acheter le roman et que j’ai supprimé pour vous laisser la surprise) ne survient que tard, l’autrice prend vraiment le temps de poser son personnage et l’univers et c’est dommage parce que je pensais que c’était cet élément qui amorcerait l’histoire. Alors soit le rythme était trop lent, soit le résumé en dit trop. Et puis, il y a un autre retournement de situation, que j’avais vu venir et que j’attendais, mais qui met tellement de temps à arriver ! Finalement, ce que j’ai préféré dans ce livre ce sont les personnages et notamment ceux d’Emmett et de Lucian. J’ai beaucoup aimé l’aspect psychologique du roman et l’évolution de leur mentalité. C’est donc pour moi une lecture en demi-teinte, que j’ai apprécié mais qui aurait pu être excellente si le rythme et la construction du récit avaient été différents !

CITATION : « I know why you hated me,” he said. “Because you wanted me, and you were scared. »

 

L’OUBLI QUE NOUS SERONS D’HÉCTOR ABAD
Traducteur : Albert Bensoussan – Genre(s) : Autobiographie, Mémoires – Nationalité : Colombienne – Édition : Folio – Parution : 2010 – Pages : 400 – Catégorie : Les très bons

RÉSUMÉ : L’oubli que nous serons est à la fois le récit d’un crime, la biographie d’un homme, la chronique d’une famille et l’histoire d’un pays.

MON AVIS : Pour le #worldbooktourclub d’avril, la Colombie était à l’honneur. L’occasion de découvrir un nouveau pays. Je me suis tournée vers L’oubli que nous serons, mélange d’autobiographie d’Héctor Abad, de biographie de son père et de témoignage de la vie en Colombie dans les années 80. J’ai été agréablement surprise par ce livre ! Je ne pensais pas autant l’apprécier. J’ai été embarqué dès les premières pages par la plume de l’auteur. La lecture a été très fluide, ce livre se lit comme un roman. J’ai bien aimé la construction du récit, plutôt sous forme de thématique. Héctor Abad rend un très bel hommage à son père, médecin hygiéniste, libéral qui souhaitait le meilleur pour les autres, qui donnait sans compter et que l’on assassinat. C’est un beau portrait que brosse l’auteur de son père, sans toutefois le sacraliser. C’était avant tout un homme, avec ses qualités mais aussi ses défauts. On sent l’amour profond que ces deux hommes se portaient et c’est beau, touchant. A travers le récit de sa vie et de celle de son père – mais aussi de sa famille en général – Héctor Abad nous dresse le portrait de la Colombie et j’ai aussi aimé cet aspect-là du livre. En bref, c’est une très belle lecture que je vous recommande fortement !

EXTRAIT : « Je pense maintenant que la seule recette pour pouvoir supporter la dureté de la vie au fil des années, c’est d’avoir reçu dans l’enfance beaucoup d’amour des parents. Sans cet amour exagéré que me donna mon père, j’aurais été quelqu’un de bien moins heureux. »

 

ET VOUS, QUELLES ONT ÉTÉ VOS LECTURES D’AVRIL ? QUELLE A ÉTÉ VOTRE MEILLEURE LECTURE CE MOIS-CI ?

 

Solange ♡

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