Mes dernières lectures / Mars 2020

Salut tout le monde ! J’espère que vous allez bien ♡ Aujourd’hui, on se retrouve pour mon bilan lecture de mars. J’ai eu un petit ralentissement dans mon rythme de lecture mais au final, j’ai lu bien plus de pages que les précédents mois et surtout, j’ai eu mes premières lectures favorites de l’années 🙂 C’est parti !

 

ICI, LES FEMMES NE RÊVENT PAS DE RANA AHMAD
Traducteur : Olivier Mannoni – Genre(s) : Autobiographie, Féminisme  Nationalité : Saoudienne – Édition : Editions Globe – Parution : 2018 – Pages : 304  Catégorie : Les favoris

RÉSUMÉ : Rana, dix ans, fonce sur son vélo flambant neuf, heureuse, insouciante, choyée par son père. Un vent de liberté lui caresse le visage. Quinze jours plus tard, c’est terminé. Son vélo est donné à l’un de ses oncles. Encore quelques mois et elle devra, pour être une bonne musulmane aimée d’Allah, porter l’abaya noire sur son corps, le niqab sur son visage et le tarha sur sa tête et ses épaules. Ensuite, ses parents lui trouveront un mari et elle sera condamnée à ne plus rien faire que la cuisine, le ménage, et ses cinq prières par jour. C’est la loi.

MON AVIS : En mars, la thématique du Challenge lire de tout de @descollinesdepapier était la biographie et l’autobiographie. L’occasion pour moi de sortir cette autobiographie de ma PAL ! Et ça a été une excellente lecture. C’est un témoignage important que nous offre l’autrice. Elle raconte son enfance, son adolescence, son mariage puis son divorce et toute sa prise de conscience de l’invisibilisation des femmes saoudienne et de la découverte de son athéisme. Le style a fait que j’avais l’impression de lire de la fiction. Mais il n’en ai rien, et c’est fou de lire tout ce qu’a traversé cette femme pour pouvoir être qui elle veut être parce que dans la société saoudienne une femme n’est rien. Lire ce livre c’était aussi me confronter à une culture qui est radicalement différente de la mienne. Et autant je pense que l’on peut être féministe et croyante, autant la religion ou en tout cas une certaine vision très rigoriste et patriarcale, est une façon de soumettre les femmes. Et c’est de tout cela que l’autrice tente de se détacher. C’était fort, émouvant, j’ai eu les larmes aux yeux à plusieurs reprises et je pense que c’est un texte important ! Alors évidemment je vous le recommande !

EXTRAIT : « Quelque chose s’est brisé en moi cette nuit-là, de la même manière que le jour où mon grand-père avait offert mon vélo à Bark. Ce que l’on m’avait arraché à l’époque, c’était la croyance que j’avais, moi, petite fille, la même valeur qu’un garçon. Cette nuit-là, je commence à pressentir non seulement que ne ne vaut rien, mais que cette absence de valeur est doublée d’une absence de protection. »

 

A PLACE CALLED PERFECT T1 D’HELENA DUGGAN
Genre(s) : Jeunesse, Saga, Fantastique  Nationalité : Irlandaise – Édition : Usborne – Parution : 2017 – Pages : 352  Catégorie : Les très bons

RÉSUMÉ : Violet never wanted to move to Perfect. Who wants to live in a town where everyone has to wear glasses to stop them going blind? And who wants to be tidy and perfectly behaved all the time? Violet quickly discovers there’s something weird going on – her mam is acting strange and her dad has disappeared. When she meets Boy she realises that her dad is not the only person to have vanished… and that the mysterious Watchers are guarding a creepy secret!

MON AVIS : C’était Stéphanie de la chaîne Pikitibouquine qui m’avait donné envie de découvrir le premier tome de cette saga ! Et ça a été une très bonne lecture 🙂 J’ai beaucoup aimé ce premier tome. Le rythme est bien maîtrisé, il n’y a aucun moment creux. L’action s’enchaîne bien, sans temps mort. L’histoire était vraiment prenante. J’ai beaucoup aimé Violet et Boy et le duo qu’ils forment. Leur amitié se construit au fil de l’histoire et j’ai aimé suivre l’évolution de leur relation. Le monde imaginé par l’autrice est assez effrayant pour un livre à destination de pré-ado. Alors ça ne fait pas peur mais personne n’a envie de vivre dans une ville où tout à l’air parfait mais où finalement on n’a aucune liberté. J’ai aimé apprendre les choses en même temps que les personnages, au compte goutte. En résumé, ça a été une très bonne lecture et je suis curieuse de lire la suite 🙂

EXTRAIT : « We’re going to cause mayhem and madness. My brothers won’t know what’s hit them. I’ve been feeling sorry for myself for a very long time and you two have made me see sense. I can’t sit and wait for somebody else to stand up to those two; I have to make it happen. Waiting is a coward’s game. I have to fight for what I want. »

 

THE TEA DRAGON SOCIETY DE KATIE O’NEILL
Genre(s) : Jeunesse, Bande dessinée, Saga, Fantastique, LGBT+  Nationalité : Néo-Zélandaise – Édition : Oni Press – Parution : 2017 – Pages : 72  Catégorie : Les très bons

RÉSUMÉ : After discovering a lost tea dragon in the marketplace, Greta learns about the dying art form of tea dragon care-taking from the kind tea shop owners, Hesekiel and Erik. As she befriends them and their shy ward, Minette, Greta sees how the craft enriches their lives—and eventually her own.

MON AVIS : A Noël, ma maman m’a offert cette adorable bande dessinée ! C’est le genre de livre parfait lorsque vous avez un coup de mou. Les illustrations sont colorées, fraîches, douces. L’histoire était vraiment mignonne, j’ai aimé les différents personnages et les relations qui se tissent entre eux. L’idée de ces dragons thés est vraiment originale. Chaque dragon a ses caractéristiques et en plus de l’histoire, on a une sorte de glossaire pratique sur les différents dragons thés et comment en prendre soin 🙂 C’était vraiment sympa ! L’histoire en elle-même est simple mais douce et j’ai aimé ce premier tome. J’ai beaucoup aimé l’inclusion, on a un couple homosexuel et un personnage handicapé. Ça reste assez court mais le public visé est tout de même un public jeune. Quoiqu’il en soit, c’est une BD que je recommande aux petits comme aux grands ! Elle est dorénavant trouvable en français aux éditions Bliss Comics.

 

N’ESSUIE JAMAIS DE LARMES SANS GANTS DE JONAS GARDELL
Traducteur·trice : Jean-Baptiste Coursaud et Lena Grumach – Genre(s) : Historique, Drame, LGBT+  Nationalité : Suédoise – Édition : Editions Gaïa – Parution : 2018 – Pages : 848  Catégorie : Les favoris

RÉSUMÉ : Rasmus fuit son village et l’étouffant nid familial pour se jeter à corps perdu dans sa nouvelle vie à Stockholm, où brille l’espoir d’être enfin lui-même. Benjamin, lui, est déchiré entre le chemin tracé d’avance par son appartenance aux Témoins de Jéhovah et son simple désir d’aimer quelqu’un qui l’aimera en retour. C’est Paul, mère poule pour les gais égarés, qui les réunit par hasard une nuit de Noël. Ils repartiront main dans la main sans savoir que leur pas de deux enfiévré les mènera au bord de l’abîme. Que l’un d’eux tombera sous la lame d’une faucheuse que personne ne connaît encore : le sida.

MON AVIS : Honnêtement, j’ai énormément de mal à parler de ce roman. Ça a été une excellente lecture mais je suis bien incapable de retranscrire ce que j’ai pu ressentir lors de ma lecture. Mais je vais essayer 🙂 Ce roman me tentait depuis très longtemps et le @worldbooktourclub de mars qui met la Suède à l’honneur et le Rainbow Challenge était l’occasion parfaite pour enfin le lire. Et je n’ai pas été déçue. D’un point de vue historique, c’était très intéressant puisque l’histoire prend place en Suède dans les années 80 avec l’arrivée du Sida. Alors même que les homosexuels commencent à sortir du placard, cette maladie les fauchent les uns après les autres. J’ai aimé le style de l’auteur, qui parfois s’adresse à nous pour nous expliquer le contexte historique ou nous dire ce qui arrivera aux personnages. On suit différents personnages dont Rasmus et Benjamin. J’ai aimé tous les personnages, découvrir leur vie. Mon préféré est Benjamin. C’est un roman dur et triste et dès le début on sait que l’histoire finira mal pour certains. Il y aurait tellement de choses à dire sur ce roman alors je vais conclure en vous disant : lisez ce livre !

EXTRAIT : « Je veux dans ma vie pouvoir aimer quelqu’un qui m’aime. »

 

DANS UN RAYON DE SOLEIL DE TILLIE WALDEN
Traductrice : Alice Marchand – Genre(s) : Bande dessinée, Science Fiction, LGBT+  Nationalité : Américaine – Édition : Gallimard BD – Parution : janvier 2019 – Pages : 544  Catégorie : Les très bons

RÉSUMÉ : Aux confins de l’espace, Mia s’engage sur un vaisseau dont l’équipage restaure des structures architecturales du passé. Alors qu’elle semble y trouver une nouvelle famille, ses souvenirs refont surface. Cinq ans auparavant, elle a rencontré Grace au pensionnat et en est tombée éperdument amoureuse…

MON AVIS : Si vous rechercher une très bonne bande dessinée de science fiction avec une belle représentation LGBT+ alors cette BD est pour vous ! J’avais entendu beaucoup de bien de ce livre et je n’ai pas été déçue ! J’aime beaucoup le style de Tillie Walden. Elle a un coup de crayon assez simple mais c’est son choix de couleur qui m’a plu. On a de magnifiques pages en rose/violet dans le présent puis en bleu dans le passé. L’histoire en elle-même m’a bien plu. On suit Mia qui prend ses fonctions sur un vaisseau aux côtés d’autres filles et d’Ellie, personnage non binaire. Le groupe fonctionne bien. L’univers m’a également plu, avec des éléments futuristes et d’autres ancrés dans notre présent. En définitive, c’est une belle découverte que je vous recommande 🙂

 

THÉRÈSE ET ISABELLE DE VIOLETTE LEDUC
Genre(s) : Contemporain, Sexualité, LGBT+  Nationalité : Française – Édition : Folio – Parution : 2000 (1954) – Pages : 146  Catégorie : Les chouettes lectures

RÉSUMÉ : «Isabelle allongée sur la nuit enrubannait mes pieds, déroulait la bandelette du trouble. Les mains à plat sur le matelas, je faisais le même travail de charme qu’elle. Elle embrassait ce qu’elle avait caressé puis, de sa main légère, elle ébouriffait et époussetait avec le plumeau de la perversité. La pieuvre dans mes entrailles frémissait, Isabelle buvait au sein droit, au sein gauche. Je buvais avec elle, je m’allaitais de ténèbres quand sa bouche s’éloignait. Les doigts revenaient, encerclaient, soupesaient la tiédeur du sein, les doigts finissaient dans mon ventre en épaves hypocrites.»

MON AVIS : J’étais très curieuse de découvrir cette autrice par ce roman qui a longtemps été censuré. En effet, l’autrice propose dans son roman la découverte de l’amour et de la sexualité de deux jeunes filles, Thérèse et Isabelle. Je ne suis pas une adepte des romans érotiques mais je trouvais l’idée du roman intéressante, surtout pour l’époque. J’ai trouvé le roman intéressant pour son propos mais j’ai pas contre eu du mal avec le style de Violette Leduc. Je n’ai pas grand chose d’autre à dire ! Si le sujet vous intéresse alors je vous recommande ce roman 🙂

EXTRAIT : « Je la contemplais, je me souvenais d’elle au présent, je l’avais près de moi de dernier instant en dernier instant. Quand on aime on est toujours sur le quai d’une gare. »

 

UNE CHAMBRE A SOI DE VIRGINIA WOOLF
Traductrice : Clara Malraux – Genre(s) : Essai, Féminisme  Nationalité : Anglaise – Édition : 10/18 – Parution : 2001 (1929) – Pages : 171  Catégorie : Les chouettes lectures

RÉSUMÉ : Une chambre à soi rassemble une série de conférences sur le thème de la fiction et des femmes que Virginia Woolf prononça en 1928 à l’université de Cambridge. Ce vaste sujet a donné naissance à une tout autre question, celle du lieu et de l’argent, qui donne son titre à l’essai : « Une femme doit avoir de l’argent et un lieu à elle si elle veut écrire de la fiction. » A la manière d’un roman, et s’appuyant sur l’histoire littéraire, Virginia Woolf retrace ainsi le cheminement qui l’a conduite vers cette célèbre thèse, qui reste incontournable de nos jours.

MON AVIS : Enfin ! Oui, j’ai enfin lu ce classique du féminisme ! Il était temps puisque j’ai acheté ce livre en mai dernier (après avoir essayé de le lire en VO en février dernier). Et évidemment, j’ai trouvé cet essai très intéressant. D’un point de vue stylistique, j’ai bien aimé la plume de Virginia Woolf. Elle est assez accessible et la lecture a été fluide. Ses propos et sa réflexion sont intéressantes, surtout pour l’époque. Honnêtement, je ne sais pas trop quoi ajouter de plus 🙂 Si le sujet des femmes et de l’écriture vous intéresse alors je ne peux que vous recommander ce livre ! Je sais qu’une nouvelle traduction a été faite et le livre s’intitule désormais Un lieu à soi.

EXTRAIT : « La liberté intellectuelle dépend des choses matérielles. La poésie dépend de la liberté intellectuelle. Et les femmes ont toujours été pauvres, et cela non seulement depuis deux cents ans, mais depuis le commencement des temps. Les femmes ont eu moins de liberté intellectuelle que les fils des esclaves athéniens. Les femmes n’ont donc pas eu la moindre chance de pouvoir écrire des poèmes. Voilà pourquoi j’ai tant insisté sur l’argent et sur une chambre à soi. »

 

CE QUE L’ON NE PEUT CONFIER A SA COIFFEUSE D’AGATA TOMAZIC
Traducteur : Stéphane Baldeck – Genre(s) : Recueil de nouvelles, Contemporain  Nationalité : Slovène – Édition : Belleville Editions – Parution : mars 2020 – Pages : 208  Catégorie : Les très bons

RÉSUMÉ : Dans ce recueil de portraits délicieusement décalés, Agata Tomažič démontre que ce sont parfois les personnages les plus triviaux qui s’avèrent les plus imprévisibles. Une veuve sans histoires, un fils trop chéri par sa mère bien-aimée, un jeune cadre bouffi d’orgueil… Autant de destins ordinaires déboussolés par les petites singularités du quotidien, qui peuvent cacher de sombres affaires d’amours abusives, de plantes invasives ou encore de roi-grenouille !

MON AVIS : Quelle agréable surprise que ce recueil de nouvelles slovènes ! Lorsque Belleville éditions m’a proposé de recevoir ce livre, j’étais très curieuse et au final, je n’ai pas été déçue 🙂 On trouve au total 13 nouvelles, parfois courtes, parfois longues. Certaines ont un côté un peu réalisme magique telle que Le roi grenouille, certaines m’ont fait rire. Chacune présente un panel de personnages différents mais toujours intéressants. Il y a des chutes que je n’avais pas vu venir. Le style m’a bien plu, ça se lit tout seul ! Parfait à lire le soir avant de se coucher par exemple 🙂 5 de ces nouvelles m’ont particulièrement plues : Le manteau, Le ciel partagé avec les oiseaux, Rien, Celui qui arrache la renouée du Japon ne pense pas à mal et Le balcon. En résumé, c’est un très bon recueil de nouvelles que je vous recommande vivement ! Merci aux éditions pour leur envoi 🙂

 

HEARTSTOPPER T1 A 3 D’ALICE OSEMAN
Genre(s) : Contemporain, Bande dessinée, YA, Romance, LGBT+  Nationalité : Anglaise – Édition : Hodder Children’s books – Parution du tome 1 : février 2019  – Pages du tome 1 : 288  Catégorie : Les favoris

RÉSUMÉ : Charlie and Nick are at the same school, but they’ve never met… until one day when they’re made to sit together. They quickly become friends, and soon Charlie is falling hard for Nick, even though he doesn’t think he has a chance. But love works in surprising ways, and Nick is more interested in Charlie than either of them realised.

MON AVIS : Si vous êtes sur bookstagram, il est fort possible que vous ayez déjà entendu parler de cette série de BD ! Après n’en avoir entendu que du positif, j’avais très envie de découvrir cette histoire qui avait l’air adorable ! Et je n’ai pas été déçue 🙂 Alors le style graphique est vraiment simple et c’est peut-être le seul reproche que j’ai à faire (surtout pour le premier tome) mais l’histoire de Nick et Charlie m’a tellement plue, que je suis passée au dessus. Ces deux personnages m’ont énormément plu et à travers cette histoire, Alice Oseman parle d’amour, d’identité, d’amitié, d’homophobie, d’adolescence et d’autres sujets que je vous laisserai découvrir par vous-même ! Ces BD m’ont énormément touché et ce sont vraiment de petits bonbons parfaits quand on se sent mal. Alors évidemment, si vous cherchez une lecture YA avec des personnages LGBT+ je ne peux que vous les recommander !

 

FEMMES INVISIBLES DE CAROLINE CRIADO PEREZ
Traducteur : Nicolas Dupin – Genre(s) : Essai, Féminisme  Nationalité : Anglaise – Édition : First – Parution : 6 février 2020 – Pages : 400  Catégorie : Les très bons

RÉSUMÉ : Imaginez un monde où votre téléphone portable vous glisse des mains parce qu’il est trop grand, où vous faites la queue des heures pour aller aux toilettes, où les médicaments que l’on vous prescrit peuvent être mauvais pour votre corps, et où un grand nombre de vos heures travaillées ne sont pas payées… Si l’un de ces scénarios vous est familier, c’est sans doute que vous êtes une femme. Cela semble incroyable, mais c’est pourtant une réalité : la plupart des infrastructures et équipements que l’on utilise quotidiennement ont été pensés sans égard aux différences entre les sexes. Pourquoi ? Parce que ce sont des hommes qui ont imaginé le monde dans lequel on vit, et qu’ils l’ont imaginé pour des hommes, à leur image.

MON AVIS : J’ai eu l’occasion grâce à Netgalley et aux éditions First de lire cet essai qui a eu un fort succès au Royaume-Uni ! Ça a été une très bonne lecture, très intéressante et captivante. Caroline Criado Perez explique à travers son ouvrage que les hommes ont pris le masculin comme étant universel, neutre et ainsi rien n’a été pensé pour les femmes (qui représentent quand même 50% de la population mondiale). Ce qui entraîne beaucoup de difficulté au quotidien et à tous niveaux. Il y a véritablement un problème sociétal derrière tout cela mais également une absence de donnée parce que l’on n’écoute pas les femmes. Cet essai a été très instructif. A force de lire sur les différents sujets du féminisme, je suis déjà consciente de l’inégalité entre femmes et hommes mais cet essai donne des exemples concrets auxquels je n’avais pas forcément pensé. Comme toujours quand je lis des essais sur le sujet, j’ai beaucoup appris ! C’est un très bon essai, qui fait beaucoup réfléchir et que je vous conseille fortement 🙂

EXTRAIT : « L’une des choses les plus importantes à dire sur l’absence de données genrées est qu’elle n’est en général ni malveillante ni même délibérée. C’est même tout le contraire. Elle est simplement le résultat d’une façon de penser qui existe depuis des millénaires et qui est donc une manière de ne pas penser. Et même de ne pas penser deux fois : on n’a pas besoin de parler des hommes, parce que l’homme va de soi, et on ne parle pas des femmes du tout. Car lorsqu’on dit « humain », globalement on veut dire homme. »

 

SACRÉES SORCIÈRES DE PÉNÉLOPE BAGIEU ET ROALD DAHL
Genre(s) : Bande dessinée, Jeunesse, Fantastique  Nationalité : Française – Édition : Gallimard BD – Parution : 29 janvier 2020 – Pages : 304  Catégorie : Les très bons

RÉSUMÉ : Attention! Les vraies sorcières sont habillées de façon ordinaire et ressemblent à n’importe qui. Mais elles ne sont pas ordinaires. Elles passent leur temps à dresser les plans les plus démoniaques et elles détestent les enfants. La Grandissime Sorcière compte bien les faire tous disparaître. Seuls un jeune garçon et son extravagante grand-mère semblent capables de l’en empêcher…

MON AVIS : J’aime énormément Les Culottées de Pénélope Bagieu alors j’ai été ravie que mes grands-parents m’offrent sa nouvelle bande dessinée qui reprend l’histoire de Roald Dahl. Et sans grande surprise, j’ai beaucoup aimé ma lecture 🙂 Côté illustration, le style de Pénélope Bagieu colle complètement à l’univers enfantin de Roald Dahl. J’ai beaucoup aimé les couleurs. Ça dynamise l’histoire ! Concernant l’histoire, j’ai passé un super bon moment. J’ai beaucoup aimé les personnages et surtout la grand-mère qui m’a beaucoup fait rire. Elle est devenue l’un de mes personnages préférés 🙂 L’histoire est somme tout simple mais vraiment sympa, j’ai aimé plongé dans l’univers fantastique des sorcières. Si vous aimez les histoires pour enfants, les livres de Roald Dahl ou le travail de Pénélope Bagieu alors cette BD devrait vous plaire 🙂

 

LES SORCIÈRES DE LA LITTÉRATURE DE TAISIA KITAISKAIA ET KATY HORAN
Traductrice : Cécile Roche – Genre(s) : Album, Biographie, Féminisme  Nationalité : Américaine – Édition : Editions Gaïa – Parution : novembre 2019 – Pages : 128  Catégorie : Les très bons

RÉSUMÉ : Le livre réimagine 30 auteures comme de véritables sorcières : non pas des créatures au nez crochu chevauchant des balais, mais des figures de créativité radicale, d’originalité et d’autonomisation. Chaque sorcière est célébrée avec une brève biographie de Taisia Kitaiskaia et un portrait en couleur de l’artiste Katy Horan.

MON AVIS : J’ai beaucoup aimé ce livre. L’ouvrage propose de (re)découvrir 30 écrivaines, ayant vécues un peu partout à travers le monde et à différentes époques. Taisia Kitaiskaia propose à chaque fois une courte biographie, toujours intéressante. Chaque portrait de femme est illustré par Katy Horan. J’ai beaucoup aimé son style ! Le résultat est vraiment très beau. A chaque biographie, nous sont proposées des idées de lecture. C’est un petit plus que j’ai beaucoup apprécié ! Je connaissais quelques unes des autrices présentées (mais j’ai dû en lire une ou deux) et j’en ai découvert beaucoup d’autres 🙂 C’est un très bel ouvrage que je suis ravie d’avoir dans ma collection et que je ne peux que vous recommander !

 

ET VOUS, QUELLES ONT ÉTÉ VOS LECTURES DE MARS ? QUELLE A ÉTÉ VOTRE MEILLEURE LECTURE CE MOIS-CI ?

 

Solange ♡

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