Mes dernières lectures / Février 2020

Salut tout le monde ! J’espère que vous allez bien 🙂 J’ai l’impression que février est passé à tout allure. Quoiqu’il en soit, aujourd’hui je viens vous parler de mes lectures de février et elles ont été dans l’ensemble vraiment bonnes 🙂 Pas de coup de coeur ou de favoris mais des lectures qui me marqueront. C’est parti !

 

AVALANCHE HÔTEL DE NIKO TACKIAN
Genre(s) : Thriller  Nationalité : Française – Édition : Le livre de poche – Parution : 2 janvier 2020 – Pages : 288  Catégorie : Les chouettes lectures

RÉSUMÉ : Janvier 1980. Joshua Auberson est agent de sécurité à l’Avalanche Hôtel, sublime palace des Alpes suisses. Quelque chose cloche autour de lui, il en est sûr. Le barman, un géant taciturne, lui demande de le suivre dans la montagne, en pleine tempête de neige. Joshua a si froid qu’il perd connaissance… et revient à lui dans une chambre d’hôpital. Il a été pris dans une avalanche, il est resté deux jours dans le coma. Nous ne sommes pas en 1980 mais en 2018. Joshua n’est pas agent de sécurité, il est flic. Tout cela n’était qu’un rêve dû au coma. Un rêve, vraiment ?

MON AVIS : Une histoire pas forcément originale dans son idée de départ (un homme qui ne se souvient de rien et dont les souvenirs refont surface au fil du temps). Cependant, le thème de la mémoire m’a bien plu, j’ai trouvé ça intéressant et j’ai appris quelques petits éléments sur le sujet. Le roman est court donc on peut s’attendre à ce que tout aille très vite. J’ai trouvé que l’auteur avait su maîtriser le rythme de son histoire. Les révélations finales m’ont assez surprises. L’histoire était bien ficelée, j’ai été intrigué pendant toute ma lecture et j’étais autant perdue que Joshua, le personnage principal. Le style est simple, sans fioritures, c’est facile à lire et prenant. Pas un coup de coeur mais un bon thriller que je recommande ! Merci William et Livre de poche pour l’envoi 🙂

EXTRAIT : « Le réel est parfois trompeur. »

 

GIRL D’EDNA O’BRIEN
Traducteur·trice : Aude de Saint-Loup et Pierre-Emmanuel Dauzat – Genre(s) : Contemporain, Drame  Nationalité : Irlandaise – Édition : Sabine Wespieser Editeur – Parution : septembre 2019 – Pages : 256  Catégorie : Les très bons

RÉSUMÉ : S’inspirant de l’histoire des lycéennes enlevées par Boko Haram en 2014, l’auteure irlandaise se glisse dans la peau d’une adolescente nigériane. Depuis l’irruption d’hommes en armes dans l’enceinte de l’école, on vit avec elle, comme en apnée, le rapt, la traversée de la jungle en camion, l’arrivée dans le camp, les mauvais traitements, et son mariage forcé à un djihadiste – avec pour corollaires le désarroi, la faim, la solitude et la terreur. Le plus difficile commence pourtant quand la protagoniste de ce monologue halluciné parvient à s’évader, avec l’enfant qu’elle a eue en captivité.

MON AVIS : Récemment, @lecoindesmots a parlé du roman Girl sur instagram et je l’ai trouvé à la bibliothèque. Je savais par avance que ce roman serait difficile à lire de part son sujet. Je pense qu’il faut clairement être prêt·e mentalement avant de lire ce livre parce qu’il est d’une grande violence. Heureusement, l’écriture de l’autrice a réussi à contrebalancer le propos très lourd du roman. J’ai beaucoup aimé ce livre, je l’ai trouvé très bien écrit et important puisqu’il montre la réalité de toutes ces jeunes filles enlevées par Boko Haram. Alors que le roman est court, j’ai eu du mal à y revenir parce qu’il est emprunt d’une forte violence. Le premier chapitre donne tout de suite le ton. C’est très dur à lire puisque Maryam nous raconte son enlèvement puis tout ce qui arrive après : d’abord la violence mentale d’être obligée de parler une langue qui n’est pas la sienne et de croire en leur Dieu, alors qu’eux même n’ont pas de Dieu, ils se servent juste de son nom. Puis c’est aussi et surtout une violence physique. Les hommes les regardent comme si elles étaient des objets, de la nourriture, du bétail. Si elles n’obéissent pas, ils leur coupent la langue ou les lapident. Et elles se font violer, souvent, par plusieurs hommes. Quand Maryam s’échappe avec Babby, son bébé, elle est loin d’en avoir fini avec tout cela. Les gens louent sa mère parce qu’elle serait forte et aurait gardé la foi depuis l’enlèvement de Maryam. Et Maryam n’a que le droit de se taire, de ne pas raconter parce que ça ferait tâche. Elle ne peut pas garder Babby parce que sa famille ne veut pas de l’enfant d’un djihadiste. C’était si révoltant à lire ! Malgré la dureté de ce roman, je suis contente de l’avoir lu et si vous pensez que vous arriverez à le lire alors je vous le recommande vivement !

EXTRAIT : « Il y a de la crasse sur moi et en moi, la crasse de leurs actes. »

 

EVERYTHING LEADS TO YOU DE NINA LACOUR
Genre(s) : Contemporain, YA, LGBT+  Nationalité : Américaine – Édition : Penguin Teen – Parution : 2014 – Pages : 307  Catégorie : Les chouettes lectures

RÉSUMÉ : Emi is a film buff and a true romantic, but her real-life relationships are a mess. She has desperately gone back to the same girl too many times to mention. But then a mysterious letter from a silver screen legend leads Emi to Ava. Ava is unlike anyone Emi has ever met. She has a tumultuous, not-so-glamorous past, and lives an unconventional life. She’s enigmatic…. She’s beautiful. And she is about to expand Emi’s understanding of family, acceptance, and true romance.

MON AVIS : Il était temps que je lise ce roman ! C’est l’un des plus vieux livres de ma PAL. Je l’ai choisi ce mois-ci pour être ma lecture en anglais du mois et en même temps, il rentrait dans le Rainbow Challenge de @mxcordelia. Tout ce que je savais de ce roman c’était qu’il y aurait une romance F/F et que l’histoire allait se passer dans le monde du cinéma – univers qui d’ailleurs ne m’enthousiasmait pas particulièrement au départ même si j’adore regarder des films. Finalement, ne vous attendez pas à une romance, le sujet principal n’est pas là. L’histoire se focalise d’abord sur la découverte par Emi et sa meilleure amie Charlotte d’une mystérieuse lettre de Clyde Jones, grand acteur du cinéma récemment mort qu’il a adressé à une femme inconnue. J’ai bien aimé que le roman commence avec cette énigme. Plutôt qu’une romance, c’est une histoire sur la quête d’identité. J’ai beaucoup aimé ce sujet ! J’ai aussi découvert les coulisses des films. Emi, le personnage principal, est apprentie décoratrice pour les films c’est-à-dire qu’elle crée les décors des scènes. C’était intéressant, j’ai appris pas mal de choses et j’étais complètement immergée dans l’ambiance. J’ai aimé les différents personnages de cette histoire, je les trouve tous attachants. Et la fin m’a aussi bien plu 🙂 En résumé, c’était une bonne lecture que je recommande ! Par contre, ce roman n’a pas été publié en français.

EXTRAIT : « This conversation isn’t that different from the five others we had before getting back together. But it feels different, because wanting someone is not the same as loving her, and now I understand that Morgan does not love me. When you love someone, you are sure. You don’t need time to decide. You don’t say stop and start over and over, like you’re playing some kind of sport. You know the immensity of what you have and you protect it. So I look into Morgan’s eyes, and I say, I can’t do this anymore. »

 

LA CHAMBRE DE L’ARAIGNÉE DE MOHAMMED ABDELNABI
Traducteur : Gilles Gauthier – Genre(s) : Historique, Drame, LGBT+  Nationalité : Égyptienne – Édition : Actes Sud  – Parution : avril 2019 – Pages : 317  Catégorie : Les très bons

RÉSUMÉ : En mai 2001, dans un bar flottant sur le Nil, le Queen Boat, la police égyptienne arrêta cinquante-deux homosexuels qui seront inculpés d’outrage aux bonnes mœurs et d’hérésie. Hani Mahfouz fut incarcéré le jour même de la rafle alors qu’il se promenait en compagnie de son ami Abdelaziz. Il passa en prison plusieurs mois d’incessantes humiliations et en sortit brisé, physiquement et moralement, et ayant perdu la parole. Reclus dans une petite chambre d’hôtel, où seule une araignée comblait sa solitude, il entreprit de consigner son histoire.

MON AVIS : Ce livre que j’ai lu dans le cadre du @woldbooktourclub et du Rainbow Challenge m’a beaucoup plu ! A travers l’histoire d’Hani et en prenant pour point de départ l’affaire du Queen boat en mai 2001, lors de laquelle la police des mœurs a arrêté bon nombre de gens suspectés être homosexuels, l’auteur nous montre la condition des homosexuels en Egypte. C’est aussi le portrait d’un homme. Hani raconte son histoire, son enfance, sa découverte pour son attirance pour les hommes, ses relations, sa famille et entremêlé à ça, son incarcération. On sent que Hani est attaché à sa famille, qui découvre avec cette affaire qu’il aime les hommes,  à quel point il est difficile d’être qui il est dans une société qui ne veut pas de lui. Un beau roman, très bien écrit, touchant, parfois dur devant la violence de la police face à des hommes qui n’ont rien fait d’autres qu’être eux-mêmes. Je recommande !

EXTRAIT : « C’était peut-être la première fois que je prenais sa main dans la rue devant tout le monde et le plus étonnant fut qu’il ne retira pas la sienne et ne me repoussa pas gentiment comme je l’y attendais. Chacun de nous deux tenait la main de son ami. Et ma peur dont la cause était inconnue se dissipa. »

 

LE CHANT DES REVENANTS DE JESMYN WARD
Traducteur : Charles Recoursé – Genre(s) : Contemporain, Drame  Nationalité : Américaine – Édition : Belfond  – Parution : février 2019 – Pages : 270  Catégorie : Les très bons

RÉSUMÉ : Jojo n’a que treize ans mais c’est déjà l’homme de la maison. Son grand-père lui a tout appris : nourrir les animaux de la ferme, s’occuper de sa grand-mère malade, écouter les histoires, veiller sur sa petite sœur Kayla. De son autre famille, Jojo ne sait pas grand-chose. Ces blancs n’ont jamais accepté que leur fils fasse des enfants à une noire. Quant à son père, Michael, Jojo le connaît peu, d’autant qu’il purge une peine au pénitencier d’État. Et puis il y a Leonie, sa mère. Qui n’avait que dix-sept ans quand elle est tombée enceinte de lui. Qui aimerait être une meilleure mère mais qui cherche l’apaisement dans le crack, peut-être pour retrouver son frère, tué alors qu’il n’était qu’adolescent. Leonie qui vient d’apprendre que Michael va sortir de prison et qui décide d’embarquer les enfants en voiture pour un voyage plein de dangers, de fantômes mais aussi de promesses…

MON AVIS : C’est un beau roman, qui m’a beaucoup plu. Il est emprunt de tristesse. Tristesse de Jojo et Kayla qui ne reçoivent pas l’amour qu’ils devraient recevoir, tristesse de Papy qui garde la mort de Richie (un jeune garçon enfermé avec lui lorsqu’il était ado) sur sa conscience, tristesse de Mamy qui se meurt à cause du cancer, tristesse de Leonie qui aime ses enfants et les déteste à la fois. J’ai trouvé le style très beau, fluide, l’histoire se lit facilement. Le racisme, la famille, la pauvreté, la drogue, la mort et l’amour sont des thématiques abordées. J’ai aimé que le récit soit narré par Jojo, Leonie et Richie. Et j’ai aussi aimé le côté réalisme magique puisque Leonie voit Given, son grand-frère mort depuis 15 ans et Jojo et Kayla voient Richie alors qu’ils ne sont plus là. Le personnage de Jojo est celui qui m’a le plus plu. Il a une certaine maturité que les autres enfants n’ont pas dû à sa vie, à sa famille. C’est un personnage attachant, pas encore tout à fait sorti de l’enfance et en même temps qui à un pied dans le monde des adultes et sa dure réalité. J’ai aimé son côté protecteur avec Kayla, leur relation est adorable. En définitive, c’est une très belle lecture ! Je ne regrette pas d’avoir suivi le conseil de @lottesofbooks 🙂

EXTRAIT : « Des fois, on a beau chercher, le monde ne nous donne pas ce dont on a besoin. Des fois, il refuse. »

 

LUMIÈRE NOIRE DE LISA GARDNER
Traductrice : Cécile Deniard – Genre(s) : Thriller  Nationalité : Américaine – Édition : Livre de poche – Parution : 22 janvier 2020 – Pages : 576  Catégorie : Les très bons

RÉSUMÉ : 472 jours : c’est le temps qu’a passé Flora aux mains de son bourreau. 472 jours plongée dans un abîme de ténèbres, à n’espérer qu’une chose : survivre. Sortie miraculeusement de cette épreuve, elle cherche depuis à retrouver une existence normale. Pourtant, les murs de sa chambre sont tapissés de photos de filles disparues. Puis Flora se fait de nouveau kidnapper.

MON AVIS : En février, pour mon challenge 12 mois 12 challenges, j’ai tiré au sort Lire un livre de + de 400 pages et j’ai donc choisi ce roman ! C’était également ma deuxième lecture du Challenge lire de tout. J’aime beaucoup les romans de Lisa Gardner, tous ceux que j’ai lu m’ont plu et c’est une fois encore le cas ! J’ai adoré ma lecture 🙂 Dès le premier chapitre, j’étais intriguée. Et ça a continué comme ça tout le long du récit. J’ai aimé avoir plusieurs points de vue : celui d’une jeune femme enfermée dans une caisse, celui d’une autre jeune femme, Flora, et celui de D. D. Warren, une des inspectrices récurrentes de l’autrice. Le rythme était bien maîtrisé, l’écriture prenante à souhait, c’est le genre de roman où l’on tourne les pages sans voir le temps défiler. J’aime les romans de cette autrice parce que même si les révélations ne me laissent pas abasourdie, elles tiennent toujours la route et sont toujours bien trouvées. Encore une fois, c’était un très bon thriller ! Merci à William et Livre de poche pour l’envoi 🙂

EXTRAIT : « J’avais vu des choses que je ne voulais pas voir. Je savais trop de choses que je n’avais pas envie de savoir. C’est là que j’ai vraiment commencé à comprendre ce que c’est que d’avoir été victime d’un tel crime. On ne peut pas défaire ce qui a été fait. Impossible de rembobiner, d’effacer, de revenir en arrière. Ce qui s’est passé est désormais indissociable de vous. »

 

CAPITAINE ROSALIE DE TIMOTHÉE DE FOMBELLE
Illustratrice : Isabelle Arsenault – Genre(s) : Historique, Jeunesse, Album  Nationalité : Française – Édition : Gallimard Jeunesse – Parution : 2018 – Pages : 64  Catégorie : Les très bons

RÉSUMÉ : Rosalie, 5 ans et demi, est obligée d’aller à l’école des grands car, en cet hiver 1917, son père est parti au front et sa mère travaille à l’usine. Tout le monde croit qu’elle passe ses journées à rêvasser, mais Rosalie s’imagine être le capitaine d’une mission, comme un véritable petit soldat.

MON AVIS :  Cet album pour enfants me faisait envie depuis des mois ! C’est Alex de la chaîne Alex bouquine en Prada qui m’avait donné envie de le lire. Je l’ai reçu à Noël et sans surprise, il m’a beaucoup plu ! Côté histoire, c’était très touchant, très émouvant. Je n’ai pas versé de larmes mais j’ai été très émue. Ça m’arrive assez souvent quand il question de guerre et d’enfants. Ça me touche beaucoup. L’auteur a réussi à parler de la guerre avec pudeur et vérité. J’ai trouvé le personnage de Rosalie vraiment amusante, une petite fille adorable, pleine d’imagination ! Les illustrations d’Isabelle Arsenault sont toujours aussi belles et apportent vraiment à l’histoire ! En bref, un très bel album que je recommande, autant aux petits qu’aux grands 🙂

 

RESTE AVEC MOI DE AYOBAMI ADEBAYO
Traductrice : Josette Chicheportiche – Genre(s) : Historique, Drame  Nationalité : Nigériane – Édition : Charleston  – Parution : janvier 2019 – Pages : 318  Catégorie : Les très bons

RÉSUMÉ : Yejide et Akin vivent une merveilleuse histoire d’amour. De leur coup de foudre à l’université d’Ifé, jusqu’à leur mariage, tout s’est enchaîné. Pourtant, quatre ans plus tard, Yejide n’est toujours pas enceinte. Ils pourraient se contenter de leur amour si Akin, en tant que fils aîné, n’était tenu d’offrir un héritier à ses parents. Yejide consulte tous les spécialistes, médecins et sorciers, avale tous les médicaments et potions étranges… Jusqu’au jour où une jeune femme apparaît sur le pas de sa porte. La seconde épouse d’Akin. Celle qui lui offrira l’enfant tant désiré. Bouleversée, folle de jalousie, Yejide sait que la seule façon de sauver son mariage est d’avoir un enfant. Commence alors une longue et douloureuse quête de maternité qui exigera d’elle des sacrifices inimaginables.

MON AVIS : Février a vraiment été le mois des lectures tristes. Celle-ci ne déroge pas à la règle. Malgré ça, j’ai beaucoup aimé ma lecture. Dès le début, je me suis attachée à Yejide. Il semblerait qu’elle ne puisse pas faire d’enfant et si leurs familles ne leur mettaient pas une grosse pression, peut-être que Yejide et son mari Akin aurait pu vivre ainsi, heureux. Mais la pression familiale s’en mêle et Akin se voit épouser une seconde femme qui devrait lui donner un enfant. A travers cette histoire l’autrice montre bien à quel point la famille pèse sur les femmes. « Si tu ne fais pas d’enfant alors tu n’es pas une femme. Une femme ne sert qu’à avoir des enfants. » J’ai aimé avoir le point de vue de Yejide et celui d’AKin par moment. Cela permet de mieux comprendre ce que ressent chacun dans cette histoire. Après ce nouveau mariage, Yejide se met en tête d’avoir un enfant. C’est l’histoire d’un couple, qui malgré tout l’amour qu’il se porte, n’arrive pas à s’en sortir parce qu’il subit tragédie après tragédie. C’était vraiment triste mais la fin rattrape cette lourde ambiance. Une très bonne lecture que je recommande ! J’ai aimé, en plus de l’histoire de Yejide et Akin, avoir un peu de contexte historique du Nigeria dans les années 80.

EXTRAIT : « Je m’étais attendue à ce qu’ils me parlent de ma stérilité et je m’étais armée de milliers de sourires. Des sourires d’excuses, des sourires ayez-pitié-de-moi, des sourires je-me-suis-tournée-vers-Dieu – tous les sourires hypocrites sans lesquels il est impossible de passer un après-midi entier avec des gens qui prétendent vouloir votre bien alors qu’ils remuent le couteau dans la plaie – et j’étais prête à les décocher. […] Ce à quoi je ne m’étais pas attendue, c’était à une autre femme souriant dans la pièce, une femme jaune avec une bouche rouge sang, rayonnante comme une jeune mariée. »

 

ROMANCE D’ARNAUD CATHRINE
Genre(s) : Contemporain, YA, LGBT+  Nationalité : Française – Édition : Collection R – Parution : 2 janvier 2020 – Pages : 305  Catégorie : Les très bons

RÉSUMÉ : C’est le mojito. C’est un léger accident. C’est parce qu’il n’a pas rencontré de fille. C’est parce que je n’ai pas rencontré de garçon. C’était juste pour essayer. C’est pour avoir tout fait ensemble. C’est pour tous les amis pareil. C’est entre lui et moi. C’est la première et la dernière fois. C’est rien. Ça va passer.

MON AVIS : Je n’attendais pas grand chose de ce livre que j’ai lu pour le Rainbow Challenge et finalement, j’ai été agréablement surprise ! J’ai beaucoup aimé ma lecture 🙂 Dès le début, je me suis attachée à Vince, le personnage principal. Il m’a beaucoup fait rire, il a un côté un peu « drama queen », il fait une montagne de tout. Et c’est aussi un grand romantique, qui cherche l’amour avec un A. J’ai beaucoup aimé le style de l’auteur, très actuel, très jeune sans être mal écrit ou mal fait. J’avais vraiment l’impression de lire un jeune de 16 ans, tout en restant bien écrit. Ça donne beaucoup de vraisemblance au roman. Mais cette histoire n’est pas joyeuse parce qu’elle parle d’amour, d’amour à sens unique et notamment de chagrin d’amour. La fin m’a vraiment laissée bête, j’étais vraiment triste. C’est une très belle histoire et un livre que je recommande vivement !

EXTRAIT : « Je n’écris plus rien dans Garçons volés. Je n’ai pas volé un seul garçon depuis Octave. Je ne regarde plus les autres garçons. Désormais je n’ai d’yeux que pour LE garçon. »

 

WILDER GIRLS DE RORY POWER
Traducteur : Frédérique Le Boucher – Genre(s) : Horreur, YA, LGBT+  Nationalité : Américaine – Édition : Collection R – Parution : 13 février 2020 – Pages : 450  Catégorie : Les chouettes lectures

RÉSUMÉ : Voilà bientôt dix-huit mois qu’un mal inconnu, la Tox, a frappé l’île Raxter. Dix-huit mois que le pensionnat pour jeunes filles qui en occupe la pointe a été mis sous quarantaine. D’abord, la Tox a tué les enseignantes, une à une, puis elle a infecté les élèves, dont les survivantes portent désormais ses monstrueux stigmates dans leur chair. Coupées du reste du monde, cernées par les bêtes mutantes qui rôdent dans les bois alentour et livrées à elles-mêmes, celles qui restent n’osent plus sortir de l’enceinte de l’école. Jour après jour, elles attendent le vaccin que le gouvernement leur a promis. Hetty et ses deux meilleures amies, Byatt et Reese, se serrent les coudes malgré les privations, bien déterminées à lutter ensemble jusqu’au bout…

MON AVIS : J’attendais beaucoup de ce roman, j’en ai entendu beaucoup de bien… et j’en ressors mitigée. Ce livre n’est pas mauvais, la preuve étant que j’ai aimé l’histoire et que j’ai lu les 450 pages en quelques heures. Mais je m’attendais à un roman d’horreur et en réalité, c’est assez soft. J’ai bien aimé Hettie, elle est attachante, mais j’ai eu plus de mal avec Byatt et surtout Reese. Peut-être que si on avait eu aussi le point de vue de Reese, j’aurai mieux aimé ce personnage et je l’aurai mieux comprise. Mais là, je l’ai trouvé surtout chiante. L’idée d’une sorte de virus qui transforme la nature, les animaux et les humains en quelque chose d’étrange (et assez dégoûtant) me plaisait mais je reste sur ma faim, je trouve qu’on n’a pas assez d’explication. Ça reste un roman prenant, avec des personnages lesbiens !

EXTRAIT : « Je ne connais pas cette Reese-là. Même dans une colère noire, Reese se maîtrise toujours, elle garde toujours ses esprits. Mais cette fille, cette Reese en face de moi, là, elle est complètement fracassée, en miettes. La tête fêlée, le coeur pulvérisé. »

 

SOEURS DE BERNARD MINIER
Genre(s) : Thriller  Nationalité : Française – Édition : Pocket – Parution : mars 2019 – Pages : 528  Catégorie : Les chouettes lectures

RÉSUMÉ : Mai 1993. Deux sœurs sont retrouvées mortes en bordure de Garonne. Vêtues de robes de communiantes et attachées à des troncs d’arbres. C’est la première enquête du jeune Martin Servaz qui vient d’intégrer la PJ de Toulouse. Très vite, il s’intéresse à Erik Lang, auteur de romans policiers à l’œuvre aussi cruelle que dérangeante. Les deux sœurs n’étaient-elles pas ses fans ? L’un de ses plus grands succès ne s’appelle-t-il pas La Communiante ? L’affaire connaît un dénouement inattendu, laissant Servaz rongé par le doute : dans cette enquête, estime-t-il, une pièce manque, une pièce essentielle.

MON AVIS : Dernière lecture pour le #challengeliredetout et j’en ressors assez mitigée. De tous les romans de Bernard Minier (sauf Glacé que je n’ai pas lu), c’est pour le moment celui qui m’a le moins plu. C’est une histoire que j’ai aimé suivre, j’ai été assez vite happé et c’était prenant mais je suis assez déçue de la fin. Je la trouve vraiment inachevée et c’est décevant. Je n’ai pas trouvé cette fin convaincante. Mis à part ça, ça reste une bonne lecture, c’était sympa de découvrir Martin Servaz dans ses débuts. L’écriture est simple, fluide et ça se lit tout seul. Un chouette thriller mais quelque peu décevant !

EXTRAIT : « Les morts ne parlent pas. Les morts ne pensent pas. Les morts ne pleurent pas les vivants. Les morts sont morts, tout simplement. Mais le seule vraie tombe, c’est l’oubli, songea-t-il. »

 

Ce mois-ci, j’ai également lu le deuxième tome de Elma, une vie d’ours d’Ingrid Chabbert et Léa Mazé. J’ai mis mon bilan de janvier à jour avec mon avis sur ce second tome 🙂 J’ai aussi lu Cristallisation secrète de Yôko Ogawa et j’en ai parlé dans un article complet !

 

ET VOUS, QUELLES ONT ÉTÉ VOS LECTURES DE FÉVRIER ? QUELLE A ÉTÉ VOTRE MEILLEURE LECTURE CE MOIS-CI ?

 

Solange ♡

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