Mes dernières lectures / Janvier 2020

Salut tout le monde ! Aujourd’hui, je vous retrouve pour mon bilan lecture de janvier. On peut dire que l’année a plutôt bien commencé puisque j’ai lu 18 livres ce mois-ci. Dans l’ensemble, j’ai eu de bonnes voire même très bonnes lectures mais aucun nouveau favori. Alors même si mon mois de lecture a été bon, j’espère qu’il sera encore meilleur en février 🙂 C’est parti !

 

ELMA, UNE VIE D’OURS T1 et 2 DE INGRID CHABBERT ET LÉA MAZÉ
Genre(s) : Jeunesse, Fantastique, Saga, Bande dessinée  Nationalité : Française – Édition : Dargaud – Parution du tome 1 : 2018 – Pages : 40  Catégorie : Les très bons

RÉSUMÉ : Elma est une gamine joyeuse et insouciante élevée par un ours qu’elle considère comme son papa. Mais l’ours cache un secret.

MON AVIS : Je suis ravie d’avoir trouvé cette BD jeunesse à la bibliothèque ! Ça faisait longtemps qu’elle me faisait de l’œil 🙂 J’ai beaucoup aimé cette duologie. C’est très court mais étant donné le public visé, ça se comprend. Ça aurait été encore plus sympa de n’en faire qu’un seul tome. Dès les premières pages, on entre dans l’histoire. Elma vit avec son papa ours qui l’a trouvé dans la forêt alors qu’elle était bébé. Lorsque Elma atteint ses 8 ans, l’ours l’embarque dans un long voyage et c’est ce voyage que nous suivons dans le premier tome. Dans le deuxième tome, on en découvre davantage sur la raison de ce voyage et sur l’identité d’Elma. Les deux personnages ensemble sont adorables, entre moments de tendresse et frictions. C’est très mignon ! Les illustrations sont quant à elles très belles, j’aime beaucoup le style de Léa Mazé. Les couleurs choisies sont magnifiques ! C’est donc une jolie lecture, un peu courte pour moi, j’aurai aimé en avoir davantage mais ça reste une belle découverte 🙂

 

SAPHO DE RENEÉ VIVIEN
Genre(s) : Poésie  Nationalité : Française – Édition : ErosOnyx – Parution : 2009 – Pages : 107  Catégorie : Les passes temps

RÉSUMÉ : Les éditions ErosOnyx proposent la publication intégrale et séparée de Sapho. C’est avec cette œuvre que Pauline Mary Tarn, qui publiait jusqu’alors sous le pseudonyme ambigu R. Vivien, fait en 1903 son “coming out” sous le nom entièrement décliné Renée Vivien. La lectrice, le lecteur y trouveront les fragments conservés, en grec ancien, de Sapho, leur traduction par l’auteure et sa création personnelle inspirée de certains d’entre eux.

MON AVIS : Comme je vous le disais dans mon article sur mes objectifs livresques, j’ai décidé de participer à des challenges ponctuels. En janvier, j’ai participé au #Challengeliredetout organisé par @descollinesdepapier et le thème du mois était Lire un recueil de poèmes. Ça m’a permis en même temps de participer au challenge #Littéraventures de @antastesialit. Un des objectifs est de lire une oeuvre antique et c’est pour cela que j’ai choisi ce livre. Pour parler plus amplement de ma lecture, Sapho est un recueil assez particulier puisque Renée Vivien a traduit tous les poèmes et fragments de textes que l’on a retrouvé de la poétesse antique Sappho. Et peu ont été retrouvé. On a donc peu de poèmes complets. Ce que j’ai trouvé intéressant avec ce recueil c’est plutôt l’idée derrière : celle de traduire Sappho. Au début du recueil, on retrouve la démarche de Renée Vivien puis une biographie de Sappho, d’abord par les éditions ErosOnyx puis par Renée Vivien elle-même. Avec la traduction, on a aussi le texte en grec et parfois la traduction en anglais qui a été faite par d’autres auteurs. Ayant lu Poèmes choisis de Renée Vivien, je trouve que l’on sent bien l’influence que Sappho a eu sur elle. Dans ce recueil, j’ai aimé retrouvé la mélodie des vers de Renée Vivien. C’est donc un texte qui m’a plu surtout pour la démarche !

 

THE WATER AND THE WILD T1 DE K. E. ORMSBEE
Genre(s)Jeunesse, Saga, Fantasy  Nationalité : Américaine – Édition : Chronicle Books – Parution : 2015 – Pages : 431  Catégorie : Les chouettes lectures

RÉSUMÉ : A green apple tree grows in the heart of Thirsby Square, and tangled up in its magical roots is the story of Lottie Fiske. For as long as Lottie can remember, the only people who seem to care about her are her best friend, Eliot, and the mysterious letter writer who sends her birthday gifts. But now strange things are happening on the island Lottie calls home, and Eliot’s getting sicker, with a disease the doctors have given up trying to cure. Lottie is helpless, useless, powerless—until a door opens in the apple tree.

MON AVIS : Je ne lis pas beaucoup de fantasy, c’est un genre qui ne m’attire pas particulièrement. Mais lorsque j’ai trouvé ce livre en seconde main, je me suis dit que ce serait l’occasion de lire en anglais et de sortir de ma zone de confort. J’ai découvert après avoir commencé ma lecture que ce roman est le premier tome d’une saga, ce que je n’avais pas prévu. Mais bon, étant donné que j’ai aimé ce premier tome, je lirai la suite ! C’est un roman jeunesse qui m’a bien plu. J’ai trouvé l’histoire assez prenante dès le début mais il est vrai que même s’il y a pas mal d’actions, ce livre reste assez lent. Ça me paraît normal puisque c’est un premier tome et l’autrice nous fait découvrir son univers et les enjeux qui entourent le personnage de Lottie. Dans l’ensemble, j’ai bien aimé les différents personnages. J’ai appris à en apprécier certains au fil de ma lecture et j’ai aimé voir leur évolution. L’univers magique m’a également bien plu, avec plusieurs royaumes et une magie liée aux sens. La seule chose qui m’a un peu gêné c’est qu’on apprend les choses vraiment au compte goutte et alors que Lottie se retrouve propulsée dans un monde dont elle n’imaginait pas l’existence, elle suit les autres un peu à l’aveugle, sans trop poser de questions. Quoiqu’il en soit, je suis curieuse de lire la suite 🙂

CITATION : “Eliot isn’t like anyone I know. He’s just Eliot. And even if he isn’t refined, he knows how to live. That’s why I’m not about to let him die.”

 

LA BRIGADE DES CHAUCHEMARS T3 : ESTEBAN DE FRANCK THILLIEZ, YOMGUI DUMONT ET DRAC
Genre(s) : Jeunesse, Saga, Bande dessinée, Fantastique  Nationalité : Française – Édition : Jungle Frissons – Parution : septembre 2019 – Pages : 64  Catégorie : Les chouettes lectures

RÉSUMÉ DU TOME 1 : Tristan et Esteban, deux adolescents de 14 ans, font partie de la brigade des cauchemars. Ils viennent en aide aux enfants et les débarrassent de leurs cauchemars en découvrant la source. Une jeune fille, Sarah, est admise à la clinique et ils doivent intervenir. Mais Tristan est troublé, il l’a déjà vue et ne se souvient pas où.

MON AVIS : J’ai commencé cette série de bande dessinée l’an dernier et je crois vous en avoir brièvement parlé. Le troisième tome étant sorti, je me dis que cela serait bien de faire un point sur les trois premiers tomes. C’est une série de BD que j’apprécie bien. J’aime beaucoup les dessins de Yomgui Dumont et le travail de couleur de Drac. Concernant l’histoire, c’est sympa à suivre. On fait la connaissance de Tristan et Esteban, deux ados qui font partie de la brigade des cauchemars dirigée par le père de Tristan. Leur job est de comprendre les cauchemars des gens et de les faire disparaître. Dès le début, des mystères apparaissent. Plus on avance dans les tomes et plus on découvre le passé de Tristan et d’Esteban mais aussi de Sarah, personnage central du premier tome. Ce n’est pas la meilleure série de BD que j’ai lu mais ça reste une histoire sympa 🙂

 

L’INCIVILITÉ DES FANTÔMES DE RIVERS SOLOMON
Traducteur : Francis Guévremont – Genre(s) : Science Fiction  Nationalité : Américaine – Édition : Aux forges de Vulcain – Parution : septembre 2019 – Pages : 392  Catégorie : Les passes temps

RÉSUMÉ : Aster est une jeune femme que son caractère bien trempé expose à l’hostilité des autres. Son monde est dur et cruel. Elle vit sur le Mathilda, un vaisseau spatial qui emmène les derniers survivants de l’humanité vers un éventuel Eden, un vaisseau où les riches blancs ont réduit en esclavage les personnes de couleur. Étrangement, des coupures de courant ont lieu sur les ponts du bas, là où vit Aster. Comme il y a 25 ans, lorsque la mère d’Aster s’est suicidée.

AVIS : J’étais assez intriguée par ce roman lorsque j’en ai entendu parler la première fois et lire un roman de SF écrit par une personne non binaire et noire m’intéressait beaucoup. L’histoire m’a assez intrigué pour que je veuille la continuer mais il m’a fallu attendre de passer la moitié du roman pour l’apprécier. Je n’ai pas trouvé les personnages attachants, ils étaient tous trop singuliers pour me sentir proche d’eux, même s’il est clair que j’ai eu de l’empathie pour tout ce qui leur arrivait. Aster a su me convaincre mais là aussi ça a été long. Je lui reconnais d’être une femme pleine de compassion pour ses patient·es et ses ami·es et forte car elle supporte beaucoup de violence. Le sujet m’a plu puisque l’auteurice (je ne suis pas sûre d’utiliser le bon terme alors n’hésitez pas à me corriger) nous propose un univers intéressant. On est dans une société raciste où les Haut-Pontien·nes blanc·hes vivent en haut du vaisseau et les Bas-Pontien·nes noir·es en bas. C’est clairement une dénonciation de la société américaine et j’ai aimé cet aspect là du roman. Par contre, j’ai eu du mal avec l’univers : il y a pas mal de termes scientifiques inventés et j’ai eu du mal à m’imaginer les choses. Tout était assez abstrait pour moi. Et en règle général, le style ne m’a pas plu. Je reconnais que l’idée de départ était très intéressante mais ce roman ne m’a pas convaincue 🙁

CITATION : “Les faits refusent de vivre dans l’obscurité et le secret, ils s’efforcent toujours de remonter à la surface. Toute vérité était confuse, mais l’ordre naturel d’un univers régi par la loi d’entropie était de tendre vers elle.”

 

LAURA DEAN KEEPS BREAKING UP WITH ME DE MARIKO TAMAKI ET ROSEMARY VALERO-O’CONNELL
Genre(s) : Bande dessinée, LGBT+, YA  Nationalité : Américano-canadienne – Édition : First Second – Parution : juillet 2019 – Pages : 304  Catégorie : Les très bons

RÉSUMÉ : Laura Dean, the most popular girl in high school, was Frederica Riley’s dream girl: charming, confident, and SO cute. There’s just one problem: Laura Dean is maybe not the greatest girlfriend. Reeling from her latest break up, Freddy’s best friend, Doodle, introduces her to the Seek-Her, a mysterious medium, who leaves Freddy some cryptic parting words: break up with her. But Laura Dean keeps coming back, and as their relationship spirals further out of her control, Freddy has to wonder if it’s really Laura Dean that’s the problem. Maybe it’s Freddy, who is rapidly losing her friends, including Doodle, who needs her now more than ever. Fortunately for Freddy, there are new friends, and the insight of advice columnists like Anna Vice to help her through being a teenager in love.

MON AVIS : En plus de mes objectifs, j’ai décidé de me challenger chaque mois en tirant au sort un papier sur lequel j’ai écrit un thème (par exemple j’ai écrit Lire un livre de moins de 200 pages, Lire une autrice non occidentale, Continuer un manga). En janvier, j’ai tiré le thème Lire un·e auteur·trice queer ou un livre avec un personnage queer. Et j’ai donc choisi de lire cette BD en anglais, que j’ai beaucoup aimé ! Visuellement, ça m’a énormément plu. L’illustratrice a un style très doux, que j’ai trouvé très beau et la BD est entièrement en noir, blanc, gris et rose. Le sujet est aussi intéressant puisque Freddie, le personnage principal, est amoureuse de Laura Dean. Sauf que Laura Dean ne fait que rompre avec elle avant de se remettre à nouveau ensemble et Freddie n’arrive pas à se sortir de cette situation. C’est un thème qui peut parler à tou·te·s. C’était chouette d’avoir divers représentations LGBT+ et en même d’avoir une histoire universelle. A travers cette histoire, l’autrice montre qu’il est important de trouver ce que l’on veut pour son propre bonheur. Elle montre aussi à quel point il peut être difficile de laisser partir quelqu’un qu’on aime mais qui nous fait du mal. C’est un beau livre que je vous recommande vivement !

 

CETTE NUIT, JE L’AI VUE DE DRAGO JANCAR
Traductrice : Andrée Lück-Gaye – Genre(s) : Historique, Drame  Nationalité : Slovène – Édition : Libretto – Parution : 2014 – Pages : 215  Catégorie : Les chouettes lectures

RÉSUMÉ : Veronika Zarnik est de ces femmes troublantes, insaisissables, de celles que l’on n’oublie pas. Sensuelle, excentrique, éprise de liberté, impudente et imprudente, elle forme avec Leo, son mari, un couple bourgeois peu conventionnel aux heures sombres de la Seconde Guerre mondiale, tant leur indépendance d’esprit, leur refus des contraintes imposées par l’Histoire et leur douce folie contrastent avec le tragique de l’époque. Une nuit, le couple disparaît dans de mystérieuses circonstances, laissant leur entourage en proie aux doutes. Qui était vraiment Veronika ? Quelle fut vraiment sa vie ? Que cachait-elle ?

MON AVIS : En janvier, j’ai décidé de participer au @worldbooktourclub. Chaque mois un pays est sélectionné et pour janvier Marie, qui est la créatrice du challenge, a choisi la Slovénie. Pour ce challenge, j’ai donc choisi de lire Cette nuit, je l’ai vue de Drago Jancar. Le sujet m’intéressait puisque le roman se passe pendant la Seconde Guerre mondiale et c’est une période que me fascine, j’aime en apprendre dessus. Ce roman se divise en 5 parties correspondant à 5 personnages qui parlent de Veronika, personnage central du roman dont on n’aura jamais le point de vue. Dans l’ensemble, j’ai bien aimé ce roman. L’écriture m’a bien plu. Sous forme de longue tirade, chaque personnage mêle instants présents et souvenirs pour raconter Veronika – ou en tout cas leur vision de cette femme bourgeoise, différente, décalée pour l’époque et qui m’a bien plu. J’ai aimé chaque partie, découvrir Veronika à travers les gens qui l’ont côtoyé et comprendre ce qu’il a pu lui arriver cette nuit-là, où elle a disparu avec son mari. Ce livre montre à quel point la guerre est complexe, qu’il est difficile de rester neutre, de ne pas prendre parti. Elle a parfois (si ce n’est toujours) des conséquences dramatiques sur la vie de certaines personnes. Certains ont fait des choses atroces en croyant bien faire. En définitive, tout n’est pas noir ou blanc. C’est donc une bonne découverte que je recommande !

CITATION : “Le voile de l’oubli s’étend lentement sur le passé et sur mes souvenirs. Sur ma tête, il y a ces cheveux gris que je n’avais pas il y a cinq ans. Et quand je me regarde dans le miroir, je sais : ma vie a basculé de l’autre côté, du côté où sont tombés mes camarades, morts dans les marécages d’Ukraine, dans les chemins boueux de forêt, en Slovénie, là où, dans une embuscade, les balles des partisans ont fusé, fracassant les vitres des voitures et les visages, dans les plaines de Lombardie que nous avons traversées en quarante-cinq pour nous replier vers les Alpes. Alors la mort frappait et détruisait avant d’aller guetter ailleurs. Cependant je ne la sentais pas comme maintenant, maintenant je sais qu’elle est en moi, dans mon corps qui claudique dans l’appartement et pendant les promenades matinales dans le parc où les oiseaux chantent tôt le matin, où les insectes d’août bourdonnent quand je reviens, et ensuite dans la rue où les mains persévérantes des jeunes gens remplacent les briques et les poutres, murent des fenêtres et des portes, où on entend aussi des rires, des cris d’encouragement.”

 

LA NOUVELLE ARCHE T2 DE JULIE DE LESTRANGE
Genre(s) : Saga, Science Fiction, YA  Nationalité : Française – Édition : Michel Lafon – Parution : octobre 2019 – Pages : 335  Catégorie : Les chouettes lectures

RÉSUMÉ DU TOME 1 : Spécimen : enfant maintenu en gestation artificielle pendant quinze années. Donne naissance à un membre actif et productif de la Communauté. Mathilde est l’une des premières. Aujourd’hui âgée de 20 ans, elle s’occupe des futures générations qui grandissent au Centre. Comme elle, ces spécimens n’auront pas d’enfance. Comme elle, ils naîtront, prêts à se battre, pour affronter l’ennemi invisible qui terrorise leur Communauté. Aussi, lorsqu’un mal étrange frappe certaines unités, Mathilde cherche à tout prix le moyen de les sauver. Et ce qu’elle découvre pourrait bien remettre en cause sa propre humanité…

MON AVIS : En novembre dernier, j’ai lu le premier tome de cette saga et j’ai été très heureuse de trouver la suite à la bibliothèque 🙂 Autant le premier tome m’avait paru assez lent, autant dans celui-ci, les événements s’enchaînent rapidement – et un peu trop à mon goût. Le seul reproche que j’ai à faire à ce second tome c’est que tout “coule de source”, tout va vite et se dénoue facilement. Par contre, j’ai beaucoup plus aimé Mathilde dans ce deuxième tome, je m’attache bien à elle. J’ai aimé la façon dont l’histoire évolue ainsi que le personnage de Mathilde et ses croyances. On lui a toujours dit certaines choses concernant sa Communauté et finalement elles ne sont pas si vraies, où en tout cas, il y a encore beaucoup de zones d’ombre. J’ai bien aimé le nouveau personnage, Noah, même si là encore je trouve ça facile, sa prise de conscience est très rapide. Le roman était très prenant et j’ai aimé en apprendre plus sur l’univers. Ça a au final été une bonne lecture et j’ai hâte que la suite paraisse !

 

L’ENFANT DU LAC DE KATE MORTON
Traductrice : Anne-Sylvie Homassel – Genre(s) : Thriller, Historique, Drame  Nationalité : Australienne – Édition : Presses de la cité – Parution : 2016 – Pages : 638  Catégorie : Les très bons

RÉSUMÉ : 1933. Comment Theo Edevane, adorable poupon de onze mois, a-t-il pu disparaître durant la nuit de la Saint-Jean ? Les enquêteurs remuent ciel et terre, mais l’enfant demeure introuvable. Pour les parents comme pour les filles Edevane, la vie ne sera plus jamais la même après ce drame. La maison du lac, la propriété tant aimée, est fermée et laissée à l’abandon. Soixante-dix ans plus tard, Sadie Sparrow, jeune détective londonienne en vacances dans les Cornouailles, curieuse et momentanément désœuvrée, s’intéresse à cette mystérieuse disparition. Elle reprend l’enquête, au grand dam de l’une des sœurs aînées de Theo, Alice, devenue écrivain à succès.

MON AVIS : J’ai beaucoup aimé cette lecture ! C’est un roman qui mêle roman policier et roman historique. C’est le genre de roman avec plusieurs temporalités et une multitude de personnages comme je les aime. L’histoire en elle-même m’a plu. J’ai aimé la partie enquête, essayer de comprendre avec les personnages ce qui a bien pu se passer. L’autrice a réussi à me perdre. J’ai été pas mal surprise par la révélation, je ne pense pas qu’en commençant le roman on puisse imaginer cela ! Mais j’ai aussi aimé le côté historique puisque l’histoire se passe juste après la Grande Guerre et qu’elle a eu des conséquences sur la vie de certains personnages. Plus qu’un roman policier, ce roman dresse le portrait d’une famille, celle des Edevane. J’ai beaucoup aimé découvrir les différents personnages, notamment Eleanor, la mère de famille ou encore Alice que l’on découvre en 1933 puis en 2003. En général, les personnages féminins m’ont tous plu, je me suis attachée à chacune d’entre elles. L’autrice a très bien construit son récit, c’était vraiment prenant. Ma seule remarque concerne la fin que je n’aime pas. J’aurai aimé que l’autrice fasse quelque chose de complètement différent. Ça reste une très bonne lecture que je recommande 🙂

CITATION : “M. Harris savait mieux que quiconque ce que signifiaient les charges de famille. Comme tous ceux qui avaient retrouvé vivants les pères, les conjoints, les fils au lendemain de la Grande Guerre, il savait qu’on peut revenir du front sans pour autant vraiment rentrer chez soi.”

 

LE BERGER DE L’AVENT DE GUNNAR GUNNARSSON
Traducteur·trice : Gérard Lemarquis et Maria S. Gunnarsdottir – Genre(s) : Nouvelle, Nature writting  Nationalité : Islandaise – Édition : Zulma poche Parution : 2019 (1936) – Pages : 96  Catégorie : Les très bons

RÉSUMÉ : Comme chaque année depuis vingt-sept ans, début décembre, Benedikt se met en chemin avec ses deux fidèles compagnons, son chien Leó et son bélier Roc, avant que l’hiver ne s’abatte pour de bon sur les terres d’Islande. Ce qui compte avant tout pour ces trois arpenteurs d’Islande au cœur simple, ce sont les moutons égarés qu’il faut ramener au bercail – qu’il faut sauver.

MON AVIS : Je m’essaie depuis peu aux nouvelles. J’en ai lu certaines qui m’ont plutôt plues (comme Jeune fille à l’ouvrage de Yôko Ogawa) et d’autres qui m’ont laissé de marbre (comme Birthday Girl de Haruki Murakami). Alors pour Le Berger de l’Avent c’était quitte ou double. Et j’ai été agréablement surprise par cette courte nouvelle qui fait moins de 70 pages ! L’histoire est hyper simple. J’ai aimé être immergée dans les montagnes islandaises aux côtés de Benedickt et de ses deux compagnons. Les descriptions sont très belles et la plume de Gunnar Gunnarsson m’a beaucoup plu ! C’est d’une grande qualité littéraire. C’est une nouvelle courte mais complète. En peu de phrases, on sait l’essentiel. Je ne peux que vous recommander de lire cette histoire !

CITATION : “Quand un homme se trouve dehors, par une telle nuit, loin de toute présence humaine, à des lieues de tout abri, entièrement abandonné à son propre jugement, il lui faut garder la tête froide. Ne pas offrir la moindre fissure aux esprits de la tempête, pas la moindre fente où la peur et l’hésitation puissent s’insinuer. C’est une question de vie ou de mort. Du courage et un esprit indomptable. Ignorer le danger. Continuer. C’est aussi simple que ça. Du moins pour un homme comme Benedikt.”

 

LA DEUXIÈME FEMME DE LOUISE MEY
Genre(s) : Drame, Féminisme  Nationalité : Française – Édition : Editions du masque – Parution : 15 janvier 2020 – Pages : 300  Catégorie : Les très bons

RÉSUMÉ : Sandrine ne s’aime pas. Elle trouve son corps trop gros, son visage trop fade. Timide, mal à l’aise, elle bafouille quand on hausse la voix, reste muette durant les déjeuners entre collègues. Mais plus rien de cela ne compte le jour où elle rencontre son homme, et qu’il lui fait une place. Une place dans sa maison, auprès de son fils, sa maison où il manque une femme. La première. Elle a disparu, elle est présumée morte, et Sandrine, discrète, aimante, reconnaissante, se glisse dans cette absence, fait de son mieux pour redonner le sourire au mari endeuillé et au petit Mathias. Mais ce n’est pas son fils, ce n’est pas son homme, la première femme était là avant, la première femme était là d’abord. Et le jour où elle réapparaît, vivante, le monde de Sandrine s’écroule.

MON AVIS : J’ai eu l’occasion de lire La deuxième femme de Louise Mey grâce à Netgalley et aux Éditions du masque. Au départ, le style m’a perturbé. Il n’a rien de classique. La ponctuation est particulière, le style en lui-même l’est. Dans les premières pages, j’ai eu du mal puis je m’y suis fait et j’ai même fini par l’apprécier. On est dans la tête de Sandrine tout le long du roman ce qui m’a permis de vraiment m’attacher à elle, de compatir pour sa situation, de souffrir pour elle et de comprendre sa façon d’agir et de penser. Je suis rentrée dans ce roman en pensant à tort qu’il s’agissait d’un thriller. Assez vite, j’ai compris que le propos n’était pas là mais que j’allais tout de même lire un roman avec une thématique difficile. En effet, il est clair dès le début que “l’homme” de Sandrine a un comportement et des propos problématiques. L’autrice parle avec beaucoup de véracité et sans jugements des violences conjugales. Elle nous parle de la partie immergée de l’iceberg, celle que l’on ne voit pas, cette violence et manipulation quotidienne que bon nombre de femmes subissent. C’est une histoire dure mais forte et je suis contente de l’avoir lu ! C’est une très belle découverte !

CITATION : “Deux femmes, c’est la définition du choix. Deux femmes, c’est l’impossibilité de l’amour. Parce que parfois l’amour surprend, pense Sandrine. On peut aimer quelqu’un et vouloir lui être fidèle mais soudain, soudain par surprise, voir quelqu’un d’autre, être happé au coeur, hameçonné comme par quelque chose de trop grand, et se retrouver par surprise à aimer en plus, à aimer en même temps, à aimer ailleurs aussi. Et ça, c’est de l’amour on n’y peut rien. Elle, elle a rencontré un homme qui pleurait et elle n’a rien pu. Mais deux femmes. Mais deux femmes. Deux femmes, deux, ce n’est pas de l’amour : c’est une décision, c’est l’habitude de la cruauté, c’est l’affirmation de l’insulte, c’est de la bile crachée au visage.”

 

WICCA : LE MANOIR DES SORCELAGES DE MARIE ALHINHO
Genre(s) : Saga, Jeunesse, Fantastique  Nationalité : Française – Édition : Poulpe Fictions – Parution : octobre 2019 – Pages : 215  Catégorie : Les chouettes lectures

RÉSUMÉ : Dans la campagne perdue du Berry, où vivent encore les créatures d’antan, les Sorcelage sont loin d’être une famille ordinaire ! Avril et Octobre, comme leurs ancêtres avant eux, pratiquent en secret la Wicca, une forme de sorcellerie naturelle et bienveillante. Lorsque le cercle de pierres magiques qui protège la région est brisé, ils doivent compter sur leur meilleure amie Nour et le feu follet H pour empêcher d’anciens démons de resurgir…

MON AVIS : J’ai eu l’occasion de découvrir ce roman jeunesse grâce à Netgalley et Poulpe Fictions. J’étais très curieuse de découvrir les livres de Marie Alhinho dont j’entends beaucoup de bien et je n’ai pas été déçue avec le premier tome de cette nouvelle série fantastique ! La première remarque que je me suis faite c’est que pour de la jeunesse, c’est très bien écrit. Et ça fait plaisir d’avoir une écriture mature dans un roman qui s’adresse à des pré-ados. La mise en page est très belle avec les magnifiques illustrations de Diglee et je pense que c’est encore plus beau en version papier 🙂 Concernant l’histoire, je l’ai trouvé très sympa. C’était prenant dès le début, on ne s’ennuie pas. J’aime beaucoup les différents personnages : Avril, son frère Octobre et leurs amis Nour et H, un feu follet. Une belle bande d’amis ! En conclusion, c’est un premier tome très sympa et je serai curieuse de lire la suite lorsqu’elle sortira !

CITATION : “Avril se bâtit une forteresse intérieure grâce à ces paroles. Elles se transformèrent : de mots, elles devinrent des pierres, bien taillées et solides, pour créer les fondations d’une nouvelle Avril. Ses amis avaient été témoins de sa chute, de sa faiblesse face au démon des reflets, et pourtant ils se trouvaient à ses côtés en cet instant. Ils la suivaient toujours, la respectaient toujours, l’aimaient toujours, malgré tout ce qui s’était produit, malgré ce qu’elle leur avait révélé, malgré ses failles. Peut-être même l’aimaient-ils encore davantage, en réalité, en dépit et à cause de tout cela.”

 

TAQAWAN D’ÉRIC PLAMONDON
Genre(s) : Historique, Drame  Nationalité : Canadienne (Québécoise) – Édition : Le livre de poche – Parution : janvier 2019 – Pages : 224  Catégorie : Les très bons

RÉSUMÉ : « Ici, on a tous du sang indien et quand ce n’est pas dans les veines, c’est sur les mains. » 11 juin 1981. Trois cents policiers de la sûreté du Québec débarquent sur la réserve de Restigouche pour s’emparer des filets des Indiens mig’maq. Émeutes, répression et crise d’ampleur : le pays découvre son angle mort. Une adolescente en révolte disparaît, un agent de la faune démissionne, un vieil Indien sort du bois et une jeune enseignante française découvre l’immensité d’un territoire et toutes ses contradictions. Comme le saumon devenu taqawan remonte la rivière vers son origine, il faut aller à la source…

MON AVIS : J’avais repéré ce livre récemment et j’ai été ravie de le trouver à la bibliothèque. Ça a été une très bonne lecture ! Le livre est très court mais fort. Dans cette histoire on suit différents personnages tous liés d’une façon ou d’une autre à la réserve indienne de Restigouche. Dans son roman, l’auteur nous expose ainsi ce qu’il s’est passé le 11 juin 1981 lorsque la police québécoise débarque dans la réserve pour s’emparer des filets de pêche des Mi’gmaq. L’auteur nous expose ainsi ce qu’il s’est passé le 11 juin 1981 lorsque et dénonce ainsi l’exploitation des terres qui appartenaient aux Amérindiens, la condition dans laquelle ils vivent, le racisme qu’ils subissent. C’est effrayant… L’auteur mélange à son récit des histoires de légendes Mi’gmaq et nous renseigne sur la culture amérindienne et sur l’histoire depuis que les Européens ont posé le pied en Amérique. De ce côté-là, je savais pas mal de choses puisque j’ai eu quelques cours sur ce sujet mais ça reste toujours intéressant à lire. Le livre est tellement court que je n’en dirai pas plus ! En tout cas, il m’a donné envie d’en apprendre plus sur la culture amérindienne 🙂

CITATION : “Des Indiens, ce sont des Indiens. On les a appelés comme ça parce qu’on croyait être arrivé en Inde. Mais non, on était arrivé en Amérique. Avec le temps, on s’est mis à les appeler des Amérindiens. Plus tard, on dira des autochtones. Avant ça, on les a longtemps traités de sauvages. On les a surnommés comme ça, des hommes et des femmes sauvages. Il faut se méfier des mots. Ils commencent parfois par désigner et finissent par définir. Celui qu’on traite de bâtard tout sa vie pour lui signifier sa différence ne voit pas le monde du même œil que celui qui a connu son père. Quel monde pour un peuple qu’on traite de sauvages durant quatre siècles ?”

 

TERRES FAUVES DE PATRICE GAIN
Genre(s) : Thriller, Nature writing  Nationalité : Française – Édition : Le livre de poche – Parution : 29 janvier 2020 – Pages : 256  Catégorie : Les chouettes lectures

RÉSUMÉ : Missionné par son éditeur, David McCae, écrivain new-yorkais, se retrouve parachuté du jour au lendemain en Alaska pour terminer les Mémoires du gouverneur de l’Etat du NY. Afin d’étoffer son livre d’un chapitre élogieux, il doit recueillir les confidences d’un alpiniste de renommée mondiale et ami proche de l’homme politique. Mais tout ne se passe pas comme prévu. Plus adepte du lever de coude que de l’amabilité, l’aventurier n’en est pas moins disert et David en apprend beaucoup. Trop. Seul et démuni, dans une nature austère et glaciale, le prête-plume va devoir apprendre à sauver sa peau…

MON AVIS : Le livre de poche m’a proposé de recevoir ce roman. Et ça a été une bonne découverte ! Ce roman oscille entre thriller et nature writing. Mon plus gros bémol avec ce roman est le style de l’auteur. Certains chapitres ont été moins sympa à lire car j’ai trouvé la lecture très hachée. En effet, l’auteur utilise beaucoup de phrases courtes et, même si je comprends que c’est une façon de faire avancer le rythme, j’aurai préféré que parfois il prenne plus le temps. Le roman est très court pour un thriller et ça m’intriguait pas mal. Au final, en peu de pages on a une histoire complète qui tient assez bien la route. J’ai bien aimé David. Ce n’est pas un personnage parfait, il a tendance à fuir les responsabilités. Mais je l’ai trouvé assez attachant et son évolution est intéressante puisqu’il se retrouve abandonné à la merci des intempéries et des ours et qu’il doit trouver la force nécessaire pour survivre.

J’ai également apprécié l’atmosphère sombre et pesante du roman. En résumé, ça a été une bonne lecture 🙂

CITATION : “Nous avons survolé des forêts inhospitalières et des bras de mer qui s’enfonçaient loin dans les terres. Après une vingtaine de minutes, l’hélicoptère a décrit un cercle au dessus d’une maison au toit vert. On ne distinguait aucune autre habitation aux alentours. Il y avait là toute la quintessence de ce qui m’angoissait ; le genre d’endroit où le voisin le plus proche est le bon Dieu.”

 

LIBÉRÉES ! DE TITIOU LECOQ
Genre(s) : Essai, Féminisme  Nationalité : Française – Édition : Le livre de poche – Parution : septembre 2019 – Pages : 264  Catégorie : Les très bons

RÉSUMÉE : “Un jour, je me suis demandée : pourquoi est-ce moi qui ramasse les affaires qui traînent ? Je n’ai trouvé qu’une seule réponse. Parce que je suis une femme qui vit avec un homme et deux enfants et que, conséquemment, les corvées, c’est pour ma gueule. Être une femme, ce n’est pas seulement l’idéal de minceur et de cheveux qui brillent, c’est le souci permanent des autres et du foyer, c’est être sans cesse ramenée à la saleté, aux taches, à la morve. L’égalité serait déjà là, mais les femmes conservent la conviction intérieure qu’elles doivent s’occuper de tout et tout le monde, et d’elles en dernier, s’il reste cinq minutes à la fin de leur triple journée. Cette féminisation de la sphère privée implique une autre conséquence : l’espace public est toujours masculin. Peut-on se dire égaux quand la moitié de la population adapte ses vêtements en fonction des transports et fait attention à ne pas être seule la nuit dans la rue ? Et si le combat féministe devait encore et toujours se jouer dans la vie quotidienne de chacune et chacun, chez soi, dans sa propre maison, devant le panier de linge sale ?”

MON AVIS : C’est en lisant la revue de Bold Readings que j’ai eu envie d’offrir ce livre à ma maman (et de le lire par la même occasion). J’ai beaucoup aimé ma lecture, je trouve que c’est un bon essai féministe de base. L’autrice, à travers son histoire de chaussette sale, parle de charge mentale, de la sphère privée féminine et de la sphère publique masculine, de harcèlement de rue et au travail et plus encore. Elle montre que les femmes sont depuis toujours assignée à l’intérieur et qu’il est difficile de changer les mentalités puisque hommes comme femmes, nous avons intériorisés un bon nombre de préjugés sexistes. Elle parle aussi avec beaucoup de véracité sur la notion de juste et d’égal. Bon nombre de couples hétérosexuels pensent que leur répartition des tâches domestiques est égale alors qu’elle ne l’est pas. Mais ils la trouvent juste. L’autrice parle aussi longuement de ce que la société attend d’une femme, notamment le fait de se taire et c’est une des raisons qui fait qu’il est difficile aux femmes de se faire entendre. Bref, beaucoup de notions intéressantes ! Je trouve que cet essai est très facile d’accès. Je dirai pour conclure que la partie sur les intérieurs sur Instagram ne m’a pas vraiment plue. J’ai compris l’intérêt et le lien avec la suite mais pas sûr que ça parle à tout le monde. Quoiqu’il en soit, je recommande vivement cet essai !

CITATION : “C’était dans la main tendue pour ramasser une chaussette qui traîne, dans ce geste fatigué et invisible, qu’était tapie mon “identité féminine”. Être une femme, ce n’est pas seulement l’idéal d’être “féminine”, c’était le souci permanent des autres et du foyer. La préoccupation de l’ordre, du propre, de l’organisation : c’était être sans cesse ramenée à la saleté, les taches, la morve.”

 

ET VOUS, QUELLES ONT ÉTÉ VOS LECTURES DE JANVIER ? QUELLE A ÉTÉ VOTRE MEILLEURE LECTURE CE MOIS-CI ?

 

Solange ♡

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