Mes dernières lectures / Novembre 2019

Salut tout le monde ! Aujourd’hui je vous retrouve pour mon bilan lecture de novembre 🙂 Novembre a été un très bon mois puisque j’ai lu 14 livres au total ! Je vais vous parler de romans, de bandes dessinées, de non fiction et de nouvelles. C’est parti !

 

CRIME D’HONNEUR D’ELIF SHAFAK
Traductrice : Dominique Letellier – Genre(s) : Drame, Histoire familiale  Nationalité : Turque – Édition : Phébus – Parution : 2013 – Pages : 410  Catégorie : Les très bons

RÉSUMÉ : « Ma mère est morte deux fois. » C’est par ces mots qu’Esma, jeune femme kurde, commence le récit de l’histoire de sa famille née sur les rives de l’Euphrate et émigrée à Londres en 1970. L’histoire, d’abord, de sa grand-mère dans le village de Mala Car Bayan, désespérée de ne mettre au monde que des filles, elle qui sait combien la vie ne les épargnera pas. L’histoire de sa mère, Pembe la superstitieuse, et de sa tante, Jamila la guérisseuse, sœurs jumelles aux destins très différents. L’histoire des hommes aussi, celle de son père, tour à tour aimant, violent, fuyant, et celle de ses frères, Yunus le rêveur, et Iskender. Iskender, l’enfant chéri de sa mère, la « prunelle de ses yeux », son sultan. Son meurtrier.

MON AVIS : C’est le deuxième roman de l’autrice que je lis, après Trois Filles d’Eve. J’ai mis pas mal de temps à lire ce roman, pas parce que je n’accrochais pas mais parce que c’est le genre de roman lent, où il ne se passe pas forcément grand chose. Et j’ai aimé prendre mon temps et lire lentement. Une fois de plus, j’ai apprécié la plume de l’autrice. Son histoire a beau ne pas toujours être facile, ça se lit bien. L’histoire en elle-même est plutôt triste. On suit un panel de personnages dans ce roman – Esma, Iskender, Yunus, Pembe, Adem ou encore Jamila. L’autrice parle à travers cette famille de l’exil, de la relation entre les membres d’une famille, de ce qui pèse parfois sur les membres d’une famille, sur la place des femmes. Beaucoup de sujets sont traités et c’est très intéressant. Malgré tout, c’est une histoire difficile. Je recommande ce roman et pour ma part, je vais continuer à découvrir les écrits d’Elif Shafak.

CITATION : « Istanbul… Dans les circonvolutions de ma mémoire, le nom de la ville se distingue des centaines de mots que j’ai rangés tout au fond, au fil de ma vie. Je le pose sur ma langue, je le déguste lentement, avec envie, tel un bonbon. Si Londres était un bonbon, ce serait un caramel – riche, intense et traditionnel. Istanbul, par contre, serait un morceau de réglisse à la cerise – un mélange de saveurs opposées, capable de transformer l’aigreur en sucre, la douceur en amertume. »

 

REMADE T1 D’ALEX SCARROW
Traductrice : Corinne Daniellot – Genre(s) : YA, Science fiction, Saga  Nationalité : Anglaise – Édition : Casterman – Parution : 2017 – Pages : 448  Catégorie : Les chouettes lectures

RÉSUMÉ : Un virus inconnu, incontrôlable et… capable de penser. Un adolescent, Léo, qui n’a rien d’un héros. La promesse de protéger, quoi qu’il arrive sa petite sœur Grace. Et une seule solution : fuir, le plus loin, le plus vite possible…

MON AVIS : Il m’aura fallu près de 10 mois pour enfin lire le premier tome de cette saga de SF ! Pendant un bon moment je n’étais plus trop intéressée par ce livre mais je me suis enfin décidée et j’ai beaucoup aimé ma lecture. C’est un roman très prenant que j’ai lu en près d’une journée ! L’histoire est assez classique mais ce virus intelligent en fait l’originalité. Et c’est d’ailleurs effrayant ! C’est un livre parfait à lire en période d’Halloween. Les chapitres sont assez courts donc ça se lit rapidement. J’ai aimé que l’histoire soit ancrée dans le réel, ça donne un côté crédible à l’histoire. Le personnage de Léo m’a bien plu, je me suis attachée à lui. Mais par contre, je trouve que l’auteur a des personnages assez caricaturaux. Il ne met pas trop de nuances. C’est dommage ! Sinon, j’ai hâte de lire la suite et je vous recommande ce premier tome 🙂

CITATION : « Ce jour-là était simplement un lundi comme tous les autres lundis. Un jour où tout avance normalement, sans rien de différent, à l’exception d’un mot qu’il était parvenu à entendre entre deux informations à la radio. Épidémie. »

 

FINGUS MALISTER T1 D’ARIEL HOLZL
Genre(s) : Jeunesse, Fantastique, Saga  Nationalité : Française – Édition : Rageot – Parution : octobre 2019 – Pages : 114 (ebook)  Catégorie : Les passes temps

RÉSUMÉ : « Préparez une soupe de mandragore avec 120 g de sève de mandragore et 80 g d’or des fous. Mélangez les ingrédients dans un bocal à élixir et faites mijoter une journée à feu follet. Une fois la soupe terminée, il suffit de la répandre sur tout cadavre frais pour qu’il revienne à la vie en quelques minutes. Et le rituel de zombification est accompli ! » Apprenti seigneur maléfique, Fingus Malister sait comment il va éblouir les jurés de sa future académie de magie. Mais il a besoin de l’aide d’une sorcière plus têtue que lui…

MON AVIS : Pour changer un peu, j’ai demandé à lire ce roman via Netgalley. En période d’automne et d’Halloween, je me suis dit que ça pouvait être sympa de lire ce roman jeunesse et il me permettait aussi de valider une sous catégorie du #PumpkinAutumnChallenge. Mais voilà, ça n’a pas marché avec moi. J’ai mis près de 15 jours à lire ce très court roman. Preuve que vraiment, je n’arrivais pas à avancer. L’histoire est sympa mais assez prévisible. Fingus cherche à faire bonne impression lors de son audition pour devenir nécromancien et on le suit dans ses recherches pour créer une potion. Mais qu’est-ce que Fingus est détestable ! J’imagine que l’auteur essaie de nous le rendre attachant mais j’ai trouvé qu’il était juste imbu de lui-même et vraiment méchant avec Polly, sa seule amie (bonjour la grossophobie). Elle est le personnage qui m’a le plus plu d’ailleurs. Ce roman est un premier et honnêtement, je pense que je ne lirai pas la suite.

CITATION : « Il avait aussi dessiné au crâne une fine moustache noire avec un morceau de charbon. Mais pas de sourcils. Parce que ça, ça aurait été vraiment trop bizarre. »

 

NIGHTFALL DE JAKE HALPERN ET PETER KUJAWINSKI
Traductrice : Hélène Zilberait – Genre(s) : YA, Fantastique  Nationalité : Américaine – Édition : PKJ – Parution : 2017 – Pages : 420  Catégorie : Les chouettes lectures

RÉSUMÉ : Sur l’île de Bliss, quatorze années de Nuit vont bientôt succéder à quatorze années de Jour.
Les habitants se préparent à abandonner leurs maisons, et alors que tout le monde embarque sur des bateaux, Marine, Kana et Liam se retrouvent coincés sur l’île. Alors que la Nuit les enveloppe, ils découvrent avec horreur qu’ils n’auraient vraiment pas dû…

MON AVIS : A force de me lire, vous devez vous douter que je ne lis pas beaucoup de fantastique. Mais je ne sais pas, en ce moment j’essaie d’en lire un peu. Ça doit être l’ambiance automnale 🙂 Je suis tombée sur ce roman à la bibliothèque et l’idée m’a bien plue. Finalement, j’ai passé un bon moment de lecture. L’histoire s’est déroulée plutôt différemment de ce que je m’étais imaginée mais je l’ai apprécié. Ce que j’ai particulièrement aimé dans ce roman c’est l’atmosphère. Dès le début de l’histoire, on la sent. Je trouve que les auteurs ont bien retranscrit l’atmosphère étouffante, angoissante de la nuit, de l’obscurité qui survient et qui laisse sans défense. C’est le genre de livre parfait à lire pendant cette période de l’année ! Les personnages m’ont plutôt plu mais je sens que je m’attache de moins en moins à des personnages adolescents. C’est donc une lecture sympa que je suis contente d’avoir faite 🙂

CITATION : « Parfois, dans la vie, nous faisons les choses parce que nous les avons toujours faites, expliqua Anton. Peut-être qu’un jour il y avait une raison, mais nous l’avons oubliée. Il y a très longtemps, les gens pensaient que quand une personne éternuait, son âme sortait par sa bouche et se répandait dans l’air. Ils pensaient aussi que le diable était tapi dans l’ombre et risquait de la voler. Alors il y avait toujours quelqu’un pour dire « A tes souhaits », ce qui était censé tenir le diable éloigné le temps que l’âme retourne dans le corps de la personne. »

 

RADIO SILENCE D’ALICE OSEMAN
Genre(s) : Contemporain, YA, LGBT+, Amitié  Nationalité : Anglaise – Édition : Harper Teen – Parution : 2017 – Pages : 474  Catégorie : Les favoris

RÉSUMÉ : Frances Janvier spends most of her time studying. Everyone knows Aled Last as that quiet boy who gets straight As. You probably think that they are going to fall in love or something. Since he is a boy and she is a girl. They don’t. They make a podcast.

MON AVIS : Maintenant que je sais que je n’ai pas de difficultés à lire en anglais des romans YA contemporain, il était temps de lire Radio Silence d’Alice Oseman. Toutes les personnes qui l’ont lu ont eu l’air d’aimer ce roman et je ne déroge pas à cette règle puisque j’ai eu un gros coup de coeur pour cette lecture ! Je ne savais pas de quoi le roman allait parler – juste de podcast – et j’ai bien fait de ne lire aucun avis puisque ça a été une totale surprise ! J’ai beaucoup aimé les personnages et notamment Frances. Je me suis beaucoup attachée à elle. Elle est drôle, assez solitaire, pleine de doutes et hyper attachante. C’est un personnage dans lequel on peut facilement s’identifier. J’ai aussi aimé Aled même s’il reste assez difficile à comprendre, à cerner. Lui aussi est solitaire et assez renfermé. En général, les personnages m’ont tous plu. Ils sont tous différents et bien construits. J’ai également aimé le fait qu’il y ait autant de diversités dans les personnages : on a des personnages racisés et aux orientations sexuelles diverses. Ça fait du bien d’avoir un roman avec autant de représentations ! J’ai aussi beaucoup aimé l’histoire que j’ai trouvé très prenante. L’autrice aborde ainsi pas mal de sujets intéressants comme l’université, la réussite scolaire, l’amitié. Bref, c’est une superbe lecture que je recommande !

CITATION : « I loved Universe City. Maybe that was my hobby. Drawing Universe City. It didn’t feel like a hobby. It felt like a dirty secret. »

 

JE M’APPELLE LIVRE DE JOHN AGARD
Illustrateur : Neil Packer – Traductrice : Rose-Marie Vassallo – Genre(s) : Jeunesse, Histoire  Nationalité : Guyanaise – Édition : Nathan – Parution : 2015 – Pages : 141  Catégorie : Les très bons

RÉSUMÉ : Depuis des siècles je raconte l’histoire des autres. L’heure est venue de raconter la mienne. De dire par où je suis passé. Avant d’arriver entre vos mains. On a corné mes pages, on a ri ou pleuré avec moi, on m’a banni, livré aux flammes… J’ai vu des civilisations naître et mourir. Pourtant, j’ai survécu. Ce que vous allez découvrir, cher lecteur, c’est un vrai roman, celui de ma vie.

MON AVIS : Le titre m’a intrigué lorsque j’ai vu ce livre à la bibliothèque. Et ça a été une très belle découverte. Dans ce livre, le narrateur est le Livre lui-même. Il retrace son histoire depuis que les hommes ont appris à écrire. On suit son histoire au fil des siècles jusqu’à aujourd’hui. Bien que ce soit un livre pour enfant, j’ai appris quelques petites choses. J’ai bien aimé le ton : c’est triste, parfois nostalgique et souvent humoristique ! C’est un bel ouvrage joliment illustré et ludique qui plaira beaucoup aux enfants 🙂

CITATION : « Je m’appelle Livre et je vais vous raconter mon histoire. »

 

MAGIE ET SORCELLERIE D’ISABELLE ORTEGA
Illustrateur : Thomas Baas  Genre(s) : Jeunesse, Histoire  Nationalité : Française – Édition : Actes Sud Junior – Parution : 2016 – Pages : 69  Catégorie : Les très bons

RÉSUMÉ : Sorcières et magiciens ont côtoyé les sociétés humaines depuis la nuit des temps, occupant souvent une place particulière, privilégiée ou effrayante, au sein des communautés. Leurs pratiques aident à se soigner, à prédire l’avenir, à ramener l’amour. Leurs rituels rassurent les hommes autant qu’ils leur font peur.

MON AVIS : Ce livre d’histoire est simple d’accès. Entre autre, il retrace l’histoire de la magie et de la sorcellerie à travers l’Histoire, donne quelques exemples de célèbres sorcières et explique la vision de la sorcellerie à partir du Moyen Age. Je n’ai pas appris grand chose mais c’était intéressant ! L’autrice est historienne et ça se sent, bien que ce soit un livre destiné aux enfants, c’est bien expliqué. Les thématiques m’ont bien plues et sont à la portée des plus jeunes. J’ai également apprécié les illustrations en rouge, vert, noir et blanc. C’est un bel ouvrage que je recommande !

CITATION : « Magie et sorcellerie sont deux aspects d’un même savoir. Selon, les périodes, on évoque l’une ou l’autre. Pour les historiens du XXIe siècle, ces deux mots désignent la même pratique. Comprendre pourquoi les hommes ont entretenu ces croyances permet de mieux saisir le passé et le présent. »

 

LES FLEURS DE GRAND FRÈRE DE GAËLLE GENILLER
Genre(s) : Jeunesse, Bande dessinée  Nationalité : Française – Édition : Delcourt – Parution : mars 2019 – Pages : 62  Catégorie : Les favoris

RÉSUMÉ :  Un jour de printemps, des fleurs se sont mises à pousser sur la tête de grand frère. Au début, elles l’ont effrayé, et il ne savait pas quoi en faire. Nous sommes allés voir Mamie, qui connaît tout sur les fleurs. Mais des comme ça, elle n’en connaissait pas. Grand frère a alors demandé à Papa de les lui couper. Papa lui a dit : « Mais tu ne les as pas encore écoutées ! » Les fleurs ont alors commencé à lui parler…

MON AVIS : Cette bande dessinée est une très belle découverte ! J’ai d’abord été charmé par les magnifiques illustrations de Gaëlle Geniller ! C’est un style de dessin très doux, avec de jolies couleurs. Je suis complètement fan ♡ J’ai aussi beaucoup apprécié l’histoire. Les deux petits garçons sont tous les deux adorables. A travers sa bande dessinée, l’autrice parle du regard des autres et de l’acceptation de soi. C’est un livre que je recommande autant aux enfants qu’aux adultes car je pense qu’il peut plaire à tous !

 

LA SIRÈNE ET LA LICORNE D’ERIN MOSTA
Genre(s) : YA, Contemporain, Romance, LGBT+  Nationalité : Française – Édition : Rageot – Parution : 2018 – Pages : 269  Catégorie : Les chouettes lectures

RÉSUMÉ : Tout les oppose, pourtant elles s’attirent, et vont vivre une très belle histoire d’amour au coeur de l’été. La licorne, c’est Lili. 17 ans, cheveux longs couleur arc-en-ciel, ballerines pailletées. Elle est passionnée par les effets spéciaux et le maquillage au cinéma. Elle a été harcelée sur le Net par les élèves de sa classe. Pour oublier, elle quitte la banlieue parisienne et part en vacances chez sa tante près de l’océan. En apparence, tout va bien et elle assume. La réalité est moins facile. La sirène, c’est Cris. Cheveux courts, baskets défoncées, vieux jean trop large. Passionnée de voile et de natation, elle est plus à l’aise sur l’océan qu’au milieu de la foule. En vacances dans la maison de vacances familiale, elle tente de guérir d’une blessure. Fragile en apparence, elle possède une vraie force intérieure.

MON AVIS : Je ne suis pas une grande fan de romance mais celle-ci m’intriguait. J’ai décidé de lire ce roman pour le FéminiBooks Challenge de novembre. Ce mois-ci les personnages LGBT+ étaient à l’honneur. Pour parler plus en profondeur de ma lecture, je l’ai bien aimé même si je lui trouve quelques défauts. J’ai bien aimé les deux personnages. Lili et Cris ont des personnalités très différentes et elles ont toutes les deux vécu des choses difficiles. Les sujets abordés par l’autrice (être différent des autres parce qu’on aime des choses différentes/a un style propre, l’homosexualité, le fait de ne pas coller à l’image que les gens ont de nous/attendent de nous) m’ont plu. Je pense qu’en tant qu’ado, on peut se sentir compris avec ce livre. C’est une bonne lecture mais la relation – bien que mignonne – est beaucoup trop rapide. Et donc ça manque de réalisme. Oui on peut être attiré par quelqu’un au premier regard et je peux aussi comprendre que quand on a 17 ans, on puisse facilement tomber amoureux mais pas en 15 jours non plus ! Sinon, l’écriture était simple mais n’a rien de mémorable. C’était donc une lecture sympathique où une relation entre deux filles est mise à l’honneur.

CITATION : « Dans un film, Cris m’aurait pris par la main. Dans un film, nous danserions ensemble. Mais c’est bien mieux qu’un film, ce que je vis, parce que c’est réel. »

 

SORCIÈRES, LA PUISSANCE INVAINCUE DES FEMMES DE MONA CHOLLET
Genre(s) : Essai, Féminisme  Nationalité : Franco-Suisse – Édition : Editions de La Découverte – Parution : 2018 – Pages : 232  Catégorie : Les favoris

RÉSUMÉ : Qu’elles vendent des grimoires sur Etsy, postent des photos de leur autel orné de cristaux sur Instagram ou se rassemblent pour jeter des sorts à Donald Trump, les sorcières sont partout. Davantage encore que leurs aînées des années 1970, les féministes actuelles semblent hantées par cette figure. La sorcière est à la fois la victime absolue, celle pour qui on réclame justice, et la rebelle obstinée, insaisissable. Mais qui étaient au juste celles qui, dans l’Europe de la Renaissance, ont été accusées de sorcellerie ? Quels types de femme ces siècles de terreur ont-ils censurés, éliminés, réprimés ?

MON AVIS : Il était temps que je lise cet essai dont on a tant entendu parler et qui a tant plu ! Je ne déroge pas à la règle puisque j’ai moi aussi beaucoup aimé cette lecture, bien que ce ne soit pas un coup de coeur. Je pense tout simplement que certains sujets m’ont moins touché puisque je m’y suis moins retrouvée. En effet, Mona Chollet parle de la femme à travers la figure de la sorcière. Ainsi elle discute de la vieille femme, de la femme célibataire, de celle qui ne veut pas d’enfant ou encore de la femme guérisseuse. Et tout simplement, je ne me retrouve pas toujours dans les sujets puisque je n’ai que 20 ans et que certaines questions ne me concernent pas. Il n’empêche que j’ai une fois de plus appris des choses, que j’ai aussi réfléchi. Cet essai m’a beaucoup plu puisque je l’ai trouvé très accessible, facile à lire et à comprendre. J’ai aimé que l’autrice inclut des anecdotes sur sa propre expérience et différentes réflexions qu’elle a eu en fonction des sources qu’elle a prise – sources qui sont d’ailleurs multiples. Mais comme toujours, lire ce genre de livre me fait prendre conscience à quel point chaque aspect de notre quotidien est marqué par le sexisme. Je ressors de ma lecture en colère et indignée par certains passages que j’ai lu. C’était donc un essai très intéressant et évidemment je vous le recommande !

CITATION : « Et si le Diable, c’était l’autonomie ? »

 

PAROLES D’HONNEUR DE LEILA SLIMANI ET LAETITIA CORYN
Genre(s) : Bande dessinée, Féminisme  Nationalité : Franco-marocaine – Édition : Les Arènes BD – Parution : 2017 – Pages : 105  Catégorie : Les très bons

RÉSUMÉ : Rabat, été 2015. Suite à la parution de son livre Dans le jardin de l’ogre, un roman cru et audacieux qui aborde la thématique de l’addiction sexuelle, Leila Slimani part à la rencontre de ses lectrices marocaines. Face à cette écrivaine franco-maghrébine décomplexée qui aborde la sexualité sans tabou, la parole se libère. Au fil des pages, l’autrice recueille des témoignages intimes déchirants qui révèlent le malaise d’une société hypocrite dans laquelle la femme ne peut être que vierge ou épouse, et où tout ce qui est hors mariage est nié : prostitution, concubinage, homosexualité.

MON AVIS : Je n’ai jamais lu les romans de Leïla Slimani, et je ne pense pas que je les lirai pour l’instant, mais cette bande dessinée m’a attirée par son sujet. A travers ce livre, Leïla interroge sur la sexualité des marocain.es. J’avoue ne m’être jamais posée la question mais là-bas, la sexualité est un sujet tabou et la honte est au coeur de la vie de marocaines. J’ai donc appris énormément de choses sur la vision de ce pays concernant la sexualité. Cette BD retrace les échanges que l’autrice a pu avoir avec différentes personnalités lors d’un séjour au Maroc. Son récit se mêle à l’actualité puisque plusieurs affaires ont eu lieu en même temps. C’est une BD qui fait réfléchir, qui est instructive si comme moi vous n’aviez pas conscience de la vision de la sexualité au Maroc. Je ressors de ma lecture plutôt attristée mais avec l’espoir pour les jeunes marocain.es que les choses changent pour elleux. Evidemment, je vous recommande cette BD, joliment illustrée !

 

LA NOUVELLE ARCHE T1 DE JULIE DE LESTRANGE
Genre(s) : YA, Science Fiction, Saga  Nationalité : Française – Édition : Michel Lafon – Parution : 2018 – Pages : 334  Catégorie : Les chouettes lectures

RÉSUMÉ : Spécimen : enfant maintenu en gestation artificielle pendant quinze années. Donne naissance à un membre actif et productif de la Communauté. Mathilde est l’une des premières. Aujourd’hui âgée de 20 ans, elle s’occupe des futures générations qui grandissent au Centre. Comme elle, ces spécimens n’auront pas d’enfance. Comme elle, ils naîtront, prêts à se battre, pour affronter l’ennemi invisible qui terrorise leur Communauté. Aussi, lorsqu’un mal étrange frappe certaines unités, Mathilde cherche à tout prix le moyen de les sauver. Et ce qu’elle découvre pourrait bien remettre en cause sa propre humanité…

MON AVIS : L’autrice m’a proposé de découvrir son roman et comme vous l’imaginez, j’ai accepté. Sur le papier, La Nouvelle Arche est le genre de romans qui peut me plaire puisque c’est une dystopie YA. Et en effet, j’ai bien aimé ce premier tome. Contrairement à beaucoup d’autres dystopies, Mathilde, l’héroïne de cette histoire, met longtemps à prendre conscience de ce qui ne va pas dans sa société. Le rythme est assez lent et bien que je comprenne que certains trouvent ça trop long, personnellement j’ai aimé que les choses prennent leur temps. Ça donne une crédibilité à l’histoire. Ce premier tome est assez introductif, il pose les bases et j’espère tout de même avoir plus d’actions dans la suite ! Mathilde est un personnage auquel je ne me suis pas attachée. Au début, elle est très froide et à une relation à son travail assez catégorique puisqu’elle espère être la meilleure pour avoir un travail fixe au Centre. Je ne l’ai pas apprécié mais j’ai aimé sa prise de conscience progressive. J’ai trouvé l’histoire prenante puisque dès le début il se passe des événements étranges. A travers son histoire l’autrice interroge ce qui fait de nous des êtres humains, sur la question de modification génétique et sur l’éthique derrière tout cela. C’est donc un premier tome que j’ai aimé et que je recommande 🙂

CITATION : « S’ils veulent me tuer, ils le feront. Cela m’ennuierait bien sûr, j’aime vivre, mais plutôt mourir que de construire mon quotidien autour de la peur. Je suis peut-être vulnérable là où je suis, mais au moins, je suis bien. Ça durera le temps que ça durera… Je me sens plus libre que n’importe qui. »

 

JEUNE FILLE A L’OUVRAGE DE YOKO OGAWA
Traductrice : Rose-Marie Makino-Fayolle – Genre(s) : Recueil de nouvelles, Réalisme magique  Nationalité : Japonaise – Édition : Actes Sud – Parution : 2016 – Pages : 219  Catégorie : Les chouettes lectures

RÉSUMÉ : Les lecteurs familiers de l’univers de Yôko Ogawa retrouveront dans ce recueil les thèmes qui lui sont chers : le monde très privé des enfants et des vieillards quand il s’agit entre eux de transmission et de confiance. Les vibrations des mélodies n’existant que par-delà le silence, l’hyperacousie quand s’avance alentour le bruit cristallin d’un poisson qui saute, l’effacement d’un temps que seul l’amoncellement d’objets semble pouvoir réanimer. L’attirance gourmande et dangereuse pour les aliments sucrés, la présence rassurante des animaux, et d’autres encore

MON AVIS : Je lis très peu de nouvelles, c’est un genre qui ne m’attire pas particulièrement mais j’avais envie de découvrir cette autrice et ma grand-mère m’a offert ce recueil. Ça me permet de sortir de ma zone de confort ! Au final, j’ai bien aimé ce recueil. Toutes les nouvelles m’ont plues, bien que j’ai des préférences. Certaines ont une fin très étrange, c’est pour ça que j’ai classé ce livre dans le genre du réalisme magique. J’aime beaucoup comment l’autrice raconte ses histoires. En une vingtaine de pages, on a une histoire complète. Souvent, on ne sait pas grand chose du narrateur (pas même son nom) mais on a tous les éléments pour comprendre l’histoire et ses enjeux. En résumé, c’est une belle découverte 🙂

 

UNE ÉTINCELLE DE VIE DE JODI PICOULT
Traductrice : Marie Chabin – Genre(s) : Drame  Nationalité : Américaine – Édition : Actes Sud – Parution : mai 2019 – Pages : 414  Catégorie : Les très bons

RÉSUMÉ : Alors qu’il célèbre son quarantième anniversaire au poste de police, Hugh McElroy, un négociateur de crise, est appelé sur le site d’une prise d’otages. Une heure plus tôt, un homme armé a fait irruption dans une clinique et a ouvert le feu, faisant plusieurs victimes. Il devient vite évident que le forcené a délibérément ciblé le dernier établissement de santé du Mississippi à pratiquer l’avortement. La situation s’avère délicate ; elle devient cauchemardesque quand Hugh apprend que sa fille unique âgée de quinze ans se trouve à l’intérieur du bâtiment. Mais que fait-elle là ?

MON AVIS : C’est @descollinesdepapier qui en avait parler sur bookstagram et qui m’avait donné envie de découvrir ce roman. Et ça a été une belle surprise ! A travers son roman, l’autrice parle de l’avortement aux Etats-Unis. J’ai d’ailleurs appris à quel point il est compliqué pour une femme d’avorter légalement là-bas et que les droits du fœtus passent bien avant ceux des femmes. Ce roman est intéressant puisque l’autrice a essayé de trouver des arguments dans les deux camps. Le tour de force de ce livre, c’est qu’il est écrit à l’envers. On part de la fin, quand le tireur est déjà au centre depuis plusieurs heures, qu’il a pris en otage les personnes à l’intérieur. On sait déjà qui est mort, qui est blessé. Et on remonte le temps. On découvre les différents personnages – tous différents, tous intéressants avec un véritable passé. C’est bien fait, on ne se perd jamais. Parfois l’autrice se répète mais ça ne m’a pas tellement dérangé. L’autrice aborde évidemment le sujet de l’avortement. C’est un débat épineux, qui est bien retranscrit ici. L’autrice montre que c’est plus compliqué que juste dire : il y a ceux pour et ceux contre. Il y a bien plus de subtilité que cela. Mais le roman parle aussi de parentalité et notamment de paternité puisqu’on a deux personnages qui sont pères. Les sujets sont tous bien traités et font réfléchir. Je suis donc contente d’avoir lu ce roman qui n’est pas facile. Il est cependant bien écrit et la lecture est fluide. Je recommande ! 

CITATION : « Louie imagine ce que ces femmes doivent ressentir : elles ont pris une décision impliquant un coût émotionnel et financier colossal, et voilà que cette décision se trouve pointée du doigt. Sans parler des insinuations laissant entendre qu’elles ne sont pas capables de prendre en charge leur santé. Dans cette logique, où sont les manifestants postés dans les centres de cancérologie pour inciter les patients à se prémunir des risques associés aux molécules de chimiothérapie ? »

 

ET VOUS, QUELLES ONT ÉTÉ VOS LECTURES DE NOVEMBRE ? QUELLE A ÉTÉ VOTRE MEILLEURE LECTURE CE MOIS-CI ?

 

Solange ♡

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *