Lire des essais

Salut tout le monde ! L’un des objectifs que je me suis fixée en début d’année était de sortir de ma zone de confort. Pour ce faire, j’avais notamment dans l’idée de me mettre à lire plus de non fiction et en particulier des essais. Ce qui fait que j’en ai acheté quelques uns. Aujourd’hui, je me suis dit que ça pouvait être sympa de parler avec vous de ceux que je possède dans ma pile à lire. Ça m’incitera peut-être enfin à les lire 🙂 C’est parti !

 

LA PROCHAINE FOIS, LE FEU DE JAMES BALDWIN

« En dépit des bouleversements psychologiques et sociaux qu’il exige, cet ouvrage ne veut que proposer la solution de bon sens au problème de la place des Noirs dans la société américaine. Malgré le ton parfois menaçant, malgré la satire souvent mordante, La prochaine fois, le feu est avant tout un appel à la modération, une ultime tentative de compromis (en 1963) entre les extrémistes des deux bords aveuglés par la passion. Tant par l’actualité des phénomènes dont il présente l’analyse irréfutable que par le mélange de douleur contenue et d’ironie cinglante qui lui donne ce ton si particulier, ce témoignage ne manquera pas d’attirer l’attention du lecteur qui en retiendra les qualités littéraires autant que l’importance politique. »

J’ai ce livre dans ma PAL depuis mars. Je crois que c’était @antastasia qui en avait parlé il y a plusieurs mois. J’avoue que c’est d’abord pour la version anglaise que j’ai craqué. Le titre m’a plu (The fire next time) ainsi que la couverture. Mais j’ai préféré le lire en français – et pourquoi pas acheter la version originale si cet essai me marque. J’avoue l’avoir commencé mais jamais fini. Je crois vraiment que quand on parle de lecture, tout est question de temps. Et c’est encore plus le cas quand on parle d’essai. Le sujet m’intéresse toujours mais pour le moment, ce n’est pas ce que j’ai envie de lire !

 

NE SUIS-JE PAS UNE FEMME ? DE BELL HOOKS

« Ne suis-je pas une femme ? : telle est la question que Sojourner Truth, ancienne esclave, abolitionniste noire des Etats-Unis, posa en 1851 lors d’un discours célèbre, interpellant féministes et abolitionnistes sur les diverses oppressions subies par les femmes noires : oppressions de classe, de race, de sexe. Héritière de ce geste, bell hooks décrit dans ce livre devenu un classique les processus de marginalisation des femmes noires et met en critique les féminismes blancs et leur difficulté à prendre en compte les oppressions croisées. »

Je triche un peu en vous parlant de celui-ci parce qu’en réalité j’en ai déjà lu plus de la moitié. Mais je ne l’ai pas encore terminé à cause de la fac. Autant, j’arrive à lire de la fiction sans problème, autant j’ai du mal à me concentrer sur de la non fiction. Bref, je compte le reprendre depuis le début pour l’annoter. Ce sera plus simple pour vous en parler après. Cet essai me faisait de l’œil depuis que j’en avais entendu parler et je n’ai aucun regret d’avoir dépenser 22€ dans ce livre. Cet essai sur le féminisme intersectionnel est passionnant !

 

LES FEMMES OU LES SILENCES DE L’HISTOIRE DE MICHELLE PERROT

« Les femmes font aujourd’hui du bruit ? C’est en regard du silence dans lequel les a tenues la société depuis des siècles. Silence des exploits guerriers ou techniques, silence des livres et des images, silence surtout du récit historique qu’interroge justement l’historienne. Car derrière les murs des couvents ou
des maisons bourgeoises, dans l’intimité de leurs journaux ou dans les confidences distraites du passé, dans les murmures de l’atelier ou du marché, dans les interstices d’un espace public peu à peu investi, les femmes ont agi, vécu, souffert et travaillé à changer leurs destinées. »

Michelle Perrot est une historienne que j’ai découvert l’an dernier avec Des femmes rebelles. Quand j’ai entendu parler de ce livre, je me suis dit qu’il fallait vraiment que je le lise. Histoire + féminisme c’est tout ce qui m’intéresse. L’Histoire est un fait d’hommes parce que ce sont eux qui l’ont écrite. Alors qu’il y a tant de femmes qui l’ont aussi faite. Je pense que ça va être très intéressant à lire mais la police est minuscule et il y a près de 400 pages. Il faut juste que je saute dedans, qu’importe si je mets des mois à le lire !

 

EN FINIR AVEC LA CULTURE DU VIOL DE NOÉMIE RENARD

« En France, chaque année, entre 60 000 et 100 000 femmes sont victimes de viol ou de tentative de viol. Environ 16 % des Françaises ont subi une telle agression au cours de leur vie. Et les viols ne représentent que la partie émergée d’un iceberg : celui des violences sexuelles. Chaque jour, que ce soit à la maison, au travail ou dans la rue, des femmes sont agressées sexuellement ou harcelées. Ces violences ont des conséquences graves : elles minent la confiance et limitent la liberté par la peur qu’elles instaurent. Elles constituent une atteinte aux droits et à la dignité des personnes et consolident la domination masculine. Ces violences sexuelles n’apparaissent pas spontanément. Elles ne font pas non plus partie de la « nature humaine » ou de la « nature masculine ». Elles ont des causes sociales – impunité des agresseurs, idées reçues sur la sexualité – et ne sont donc pas une fatalité. »

On reste dans les essais féministes avec celui-ci. Depuis près d’un an, je m’intéresse au féminisme dans son ensemble. Ce texte me donnera à réfléchir sur la question du viol et des agressions sexuelles et me permettra d’avoir plus de matière pour tenir des conversations et débats sur le sujet. C’est aussi l’occasion de pousser ma réflexion sur cet aspect de la cause féministe. Et parce que c’est en lisant ce genre d’essai qu’on remet en cause la société dans laquelle on vit.

 

LA GÉOGRAPHIE, CA SERT, D’ABORD A FAIRE LA GUERRE D’YVES LACOSTE

« En 1976, la première édition de ce livre dans la « Petite collection Maspero » fit grand bruit dans les cénacles universitaires, mais aussi bien au-delà. Il faut dire que le géographe Yves Lacoste y proposait une analyse iconoclaste : il y fustigeait la « géographie des professeurs », apparue au XIXe siècle en Allemagne et en France et progressivement devenue un discours idéologique masquant l’importance politique de toute réflexion sur l’espace – tandis que sa variante scolaire a longtemps été vue comme l’un des enseignements les plus rébarbatifs et « inutiles ». Mais surtout, Yves Lacoste montrait qu’existait aussi une autre géographie, plus ancienne et toujours actuelle, la « géographie des états-majors », ensemble de représentations et de connaissances rapportées à l’espace constituant un savoir stratégique utilisé par les minorités dirigeantes.  »

J’ai acheté ce livre en début d’année parce que j’avais un cours de géopolitique et qu’Yves Lacoste est la référence à ce sujet. J’ai commencé cet essai et je le trouve très intéressant. Sauf qu’il faut être concentré pour le lire, puisque c’est assez pointu. J’aimerai vraiment le recommencer parce que je trouve le sujet d’autant plus intéressant que je  n’aime pas la géographie, et j’aimerai comprendre à quoi cette discipline sert 🙂

 

UNE CHAMBRE A SOI DE VIRGINIA WOOLF

« Bravant les conventions avec une irritation voilée d’ironie, Virginia Woolf rappelle dans ce délicieux pamphlet comment, jusqu’à une époque toute récente, les femmes étaient savamment placées sous la dépendance spirituelle et économique des hommes et, nécessairement, réduites au silence. Il manquait à celles qui étaient douées pour affirmer leur génie de quoi vivre, du temps et une chambre à soi. »

En février j’ai essayé de lire la version en anglais et c’était beaucoup trop dur alors j’ai acheté la traduction. Pour le moment, cet essai est resté sur une étagère. J’essaierai peut-être de le lire lors d’un challenge. Je pense que ça va bien me plaire mais ce n’est pas encore le moment.

 

ET VOUS, LISEZ-VOUS DES ESSAIS ?

 

Solange ♡

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