Mes dernières lectures / Octobre 2019

Salut tout le monde ! Aujourd’hui on se retrouve pour un nouveau bilan lecture et cette fois, on va discuter de mes lectures d’octobre. Ce mois-ci j’ai lu pas mal de livres graphiques avec 2 mangas (dont je vous parlerai dans un prochain Point manga) et 5 bandes dessinées/albums. J’ai aussi eu un abandon mais on en parle en fin d’article 🙂 C’est parti !

 

TRANCHER D’AMÉLIE CORDONNIER
Genre(s) : Contemporain  Nationalité : Française – Édition : Flammarion – Parution : 2018 – Pages : 161  Catégorie : Les passes temps

RÉSUMÉ : Cela faisait des années qu’elle croyait Aurélien guéri de sa violence, des années que ses paroles lancées comme des couteaux n’avaient plus déchiré leur quotidien. Mais un matin de septembre, devant leurs enfants ahuris, il a rechuté : il l’a de nouveau insultée. Malgré lui, plaide-t-il. Pourra-t-elle encore supporter tout ça ? Elle va avoir quarante ans le 3 janvier. Elle se promet d’avoir décidé pour son anniversaire.

MON AVIS : J’ai trouvé ce roman en boîte à livres. Le résumé m’a interpellé : je me suis dit que parler des violences conjugales à travers les violences morales et verbales pouvait être intéressant. Déjà, j’ai bien aimé le style de narration. La narratrice, qui est l’héroïne de cette histoire, emploie la deuxième personne du singulier. Ce n’est pas la première fois que je lis un livre écrit comme cela et autant dans Par une forêt obscure de Maurice Mourier ça ne m’a pas plu, autant ici ça marche bien ! J’ai également trouvé le sujet intéressant et j’avais envie de savoir ce que la narratrice allait choisir : rester ou partir. Mais la fin me laisse dubitative. Si je l’ai bien comprise, alors je suis déçue parce que j’aurai aimé qu’elle soit différente. Ce roman ne restera pas dans ma bibliothèque longtemps parce que je ne suis pas convaincue.

CITATION : « Tu t’es traînée ton mal de vivre en bandoulière, comme un sac à main. Tu l’avais choisi grand, alors autant le remplir un max. Il était plein à craquer de ses insultes, de ton chagrin, de tes peurs, et pire encore de mille regrets. Tu te sentais misérable et malheureuse comme les pierres. C’était les « larmes aux paupières, au jour qui meurt, au jour qui vient ». Et tu avais souvent envie que le jour ne revienne pas. »

 

INTERFEEL D’ANTONIN ATGER
Genre(s) : Jeunesse, Dystopie, Saga  Nationalité : Française – Édition : PKJ – Parution : 2018 – Pages : 491  Catégorie : Les chouettes lectures

RÉSUMÉ : Interfeel est un nouveau réseau social permettant de partager ses émotions. Il n’est désormais plus possible de mentir ou cacher ce que l’on ressent. Nathan, 16 ans, a grandit avec Interfeel, et connaître les émotions de ses amis lui semble tout aussi naturel que de respirer. Mais un événement tragique va se produire sous ses yeux et bouleverser ses certitudes. Qu’est-ce vraiment qu’Interfeel ? Quel secret se cache derrière ce système que le monde entier utilise ?

MON AVIS : Ce roman n’a pas fait grand bruit et je dois être honnête avec vous, si je ne l’avais pas emprunté à la bibliothèque, je ne l’aurai jamais lu. Mais ce qu’il y a de bien avec la bibliothèque, c’est qu’on peut essayer de lire certains livres et les abandonner sans difficulté parce qu’on n’a pas mis 15€ dedans. C’est la couverture de ce roman qui m’a attirée. Et finalement, j’ai bien fait de lui laisser sa chance puisque j’ai aimé ce premier tome ! Alors c’est une dystopie assez classique : un monde qui a l’air idéal puis, à la suite d’un élément déclencheur, le personnage principal remet la société dans laquelle il vit en question. Mais l’originalité du roman c’est Interfeel, ce réseau mondial qui permet aux gens de se connecter aux émotions des autres. Et forcément, ça a l’air sympa au premier abord mais on se rend vite compte que tout le monde y est accro, que plus personne ne transmet d’émotion négative ou encore que finalement les gens ne savent plus vraiment ressentir. J’ai passé un bon moment de lecture. Ma lecture a été fluide et je n’ai pas vu venir les quelques retournements de situation. Je lirai donc la suite avec plaisir !

CITATION : « – Penser au passé est important, Nathan. Trop y penser est dangereux. Il faut accepter les échecs, en tirer des résolutions. »

 

MOON BROTHERS DE SARAH CROSSAN
Traductrice : Clémentine Beauvais – Genre(s) : Drame, YA, Contemporain  Nationalité : Irlandaise – Édition : Rageot – Parution : septembre 2019 – Pages : 320 (ebook)  Catégorie : Les chouettes lectures

RÉSUMÉ : Joe Moon a dix-sept ans. Il vient de quitter New York pour aller vivre un temps au Texas. Son frère aîné, Ed, est en prison là-bas. Jugé coupable du meurtre d’un policier, il attend son exécution dans le couloir de la mort. Or, la date approche. Alors Joe veut être là, aider son frère à affronter ces dernières semaines. Car sinon, Ed sera tout seul. Mais voilà qu’un nouvel avocat reprend la défense du condamné… et il a l’air d’y croire. Joe osera-t-il espérer encore ?

MON AVIS : La couverture m’a tout de suite attirée. Sarah Crossan est pas mal connue et aimé et bien que les vers libres ne soient pas ma tasse de thé, j’ai eu envie d’essayer. J’avoue avoir eu du mal au début à me faire au style. Il m’a bien fallu lire une cinquantaine de pages avant de vraiment m’immerger dans l’histoire et dans le style de l’autrice. Style que j’ai fini par apprécier ! L’histoire en elle-même m’a bien plue. C’est triste, on espère jusqu’au bout que le roman finisse bien… et ce sera à vous de découvrir si c’est bien le cas. Le sujet de la peine de mort est intéressant. Pas évident à traiter. Pourtant Sarah Crossan a réussi le pari. L’autrice explique à travers son histoire l’injustice de cette peine capitale. Sinon, j’ai plutôt aimé Joe. Il souffre énormément mais est très courageux. Je suis contente d’avoir laissé sa chance à ce roman !

CITATION : « Mais Karen ne nous a jamais demandé si on était heureux. Si on avait tout ce qu’on voulait. Son obsession c’était : à quoi on ressemble, vus de l’extérieur ? Ils en pensent quoi, les gens ? C’était ça l’important ; nous, ce qu’on ressentait, quel intérêt : nous, nos désirs, elle s’en foutait. Karen nous a volé Ed. Et ces années-là, elles ont disparu à tout jamais. »

 

LE PRINCE ET LA COUTURIÈRE DE JEN WANG
Traduction : Achille(s) – Genre(s) : Album graphique, LGBT+  Nationalité : Américaine – Édition : Akileos – Parution : 2018 – Pages : 277  Catégorie : Les favoris

RÉSUMÉ : Le prince Sébastien cherche sa future femme, ou plutôt, ses parents lui cherchent une épouse… De son côté, Sébastien est trop occupé à garder son identité secrète à l’abri des regards indiscrets. La nuit, il revêt les tenues les plus folles et part conquérir Paris sous les atours de l’époustouflante Lady Crystallia, l’icône de mode la plus courue de toute la capitale ! Sébastien a une arme secrète : sa couturière, Francès, une des deux seules personnes à connaître son secret, et sa meilleure amie. Mais Francès rêve de s’accomplir par elle-même, et rester au service du prince lui promet une vie dans l’ombre… pour toujours. Combien de temps Francès supportera‑t-elle de vivre dans le boudoir de Sébastien en mettant ses rêves de côté ?

MON AVIS : J’en ai beaucoup entendu parler et je parie que vous aussi. J’étais assez curieuse alors j’ai été contente de le trouver à la bibliothèque ! Et je ne suis absolument pas déçue. Cet album graphique m’a énormément plu. Les dessins sont assez simples mais j’ai aimé le traitement de la couleur. Les robes de Francès sont magnifiques. Ce que j’ai surtout aimé c’est l’histoire et les personnages. Francès et Sébastien m’ont tous les deux plus. Francès est une jeune couturière qui rêve de faire découvrir ses créations au monde. Elle est ambitieuse et d’une grande compréhension. Sébastien est adorable. J’ai aimé que l’autrice parle de gender fluid à travers son personnage puisque Sébastien se sent plus homme ou femme en fonction des jours. J’ai également aimé leur relation. J’ai trouvé la fin émouvante et je recommande cet album !

 

DANS SON SILENCE D’ALEX MICHAELIDES
Traductrice : Elsa Maggion – Genre(s) : Thriller  Nationalité : Anglaise – Édition : Calmann Levy – Parution : février 2019 – Pages : 378  Catégorie : Les chouettes lectures

RÉSUMÉ : Alicia, jeune peintre britannique en vogue, vit dans une superbe maison près de Londres avec Gabriel, photographe de mode. Quand elle est retrouvée chez elle, hagarde et recouverte de sang devant son mari, assassiné, la presse s’enflamme. Aussitôt arrêtée, Alicia ne prononce plus jamais le moindre mot, même au tribunal. Elle est jugée mentalement irresponsable et envoyée dans une clinique psychiatrique. Six ans plus tard, le docteur Theo Faber, ambitieux psychothérapeute, n’a qu’une obsession : parvenir à faire reparler Alicia. Quand une place se libère dans la clinique où elle est internée, il réussit à s’y faire embaucher, et entame avec elle une série de face-à-face glaçants dans l’espoir de lui extirper un mot…

MON AVIS : Depuis sa sortie en début d’année j’entends parler de ce thriller. Les avis étant plutôt positifs, j’ai eu envie de le découvrir à mon tour. Je dois dire qu’il est différent de ce que j’ai lu jusque là. Dans la majorité des thrillers que j’ai lu, on suit une enquête qu’un.e inspecteur.ice essaie de résoudre. Ici, le personnage principal est Theo, un psychothérapeute. Toute l’intrigue consiste à découvrir pourquoi Alicia a tué son mari et pourquoi elle ne parle plus depuis. J’ai bien aimé la façon dont est construit le roman. On a d’un côté le journal d’Alicia commencé quelques temps avant le meurtre de son mari et d’un autre, le point de vue de Theo. Les deux parties se complètent bien et surtout, aucune ne prend le pas sur l’autre ! Le plot twist m’a surprise mais je vous avoue que j’attendais autre chose de ce thriller. C’était bien fichu mais peut-être un peu trop rapide et pas vraiment si étonnant. Je ne sais pas, j’ai aimé cette histoire mais pas autant que je l’espérais !

CITATION : « Elle considérait que nous sommes constitués de différentes parties, certaines bonnes, d’autres mauvaises, et qu’un esprit sain peut tolérer cette ambivalence et jongler avec le bon et le mauvais en même temps. La maladie mentale correspond précisément à l’absence de cette faculté : nous finissons par perdre le contact avec les parties inacceptables de nous-mêmes. »

 

BERGÈRES GUERRIÈRES T1 A 3 DE JONATHAN GARNIER ET AMÉLIE FLÉCHAIS
Genre(s) : Bande dessinée, Saga, Jeunesse, Fantastique  Nationalité : Française – Édition : Glénat – Parution tome 1 : 2017 – Pages : 70  Catégorie : Les favoris

RÉSUMÉ DU TOME 1 : Voilà maintenant dix ans que les hommes du village sont partis, mobilisés de force pour la Grande Guerre. Dix ans qu’ils ont laissé femmes, enfants et anciens pour un conflit loin de chez eux… La jeune Molly est heureuse car elle peut enfin commencer l’entrainement pour tenter d’entrer dans l’ordre prestigieux des Bergères guerrières : un groupe de femmes choisies parmi les plus braves, pour protéger les troupeaux mais aussi le village !

MON AVIS : Gros coup de coeur pour les trois premiers tomes de cette BD ♡ Je la trouve d’une grande qualité. Les illustrations d’Amélie Fléchais sont magnifiques ! J’aime beaucoup les couleurs. C’est assez sombre et froid mais les cheveux roux de Molly illuminent les dessins. J’aime d’ailleurs beaucoup son personnage. Elle me fait bien rire. Elle est attachante et courageuse ! Mais les adultes ne sont pas en reste, notamment la grand-mère de Molly. J’aime bien les petites touches d’humour qui parsème l’histoire. D’ailleurs, le scénario est très bon et prenant. Le premier tome est assez jeunesse mais la suite gagne en maturité et a un côté plus sombre. Forcément, le premier tome reste introductif. Alors si vous aimez l’idée, je vous recommande de poursuivre la série. Je trouve également que la BD n’est pas trop courte et ça j’apprécie. Bref, évidemment je vous recommande mon coup de coeur 🙂

 

THROUGH THE WOODS D’EMILY CARROLL
Genre(s) : Album, Nouvelles, Angoisse  Nationalité : Américaine – Édition : Simon & Schuster – Parution : 2016 – Pages : 208  Catégorie : Les très bons

RÉSUMÉ : Une cabane perdue dans la neige et des jeunes filles qui disparaissent tour à tour la nuit venue. Une écolière qui joue les apprentis spirites et qu’un esprit malin finit par posséder. Des monstres parasites cachés au fond des bois et qui attendent la proie idéale pour faire… leur nid. Emily Caroll nous livre avec Dans les bois, un sortilège de contes horrifiques à l’atmosphère prégnante, à l’ambiguïté grinçante, et nous rappelle cette délicieuse sensation d’avoir peur, confortablement installé sous les couvertures, en toute sécurité. A moins que…

MON AVIS : Je ne sais plus quand j’ai entendu parler de cet album mais j’ai craqué dessus. Ça sort complètement de ce que je lis d’habitude puisque tout ce qui épouvante, angoisse et horreur, je n’aime pas. Mais je me suis dit que lire cet album en octobre pour le #PumpkinAutumnChallenge, ça pourrait être sympa. J’ai donc acheté et lu ce livre et il m’a bien plu. Emily Carroll propose cinq histoires angoissantes que j’ai toutes aimées. Elles sont toutes différentes mais chacune d’entre elles laissent une impression étrange. L’autrice/illustratrice joue complètement sur l’ambiguïté.  Chaque fin est troublante. Je trouve cet album parfait pour la saison. Le graphisme est très beau. C’est assez sombre, avec du bleu, gris, noir mais on retrouve aussi beaucoup de rouge. Bref, une belle découverte ! Si vous voulez la découvrir en français, elle a été traduite par Casterman 🙂

 

Comme je vous le disais en début d’article, j’ai également abandonné un roman. J’ai essayé de lire Les heures rouges de Leni Zumas. Sur le papier, ce roman avait tout pour me plaire. On y suit 4 femmes de tout âge qui ont toutes une problématique différente : l’une tente de concevoir un enfant, l’autre en a mais est lasse d’être mère au foyer, la plus jeune a l’insouciance de son âge et enfin la dernière est une guérisseuse meurtrie. C’est un roman féministe qui me faisait très envie. Mais clairement, le style ne m’a pas plu et ce, dès les premières lignes. L’autrice a une écriture que je qualifierai de brute. Et ce n’est pas ce que j’aime, tout simplement. A cause de cette écriture, je n’ai pas réussi à me sentir proche des personnages. Même si je n’ai pas besoin de m’attacher à eux pour aimer un roman, je n’aime pas me sentir loin, comme une vague spectatrice. Enfin, j’ai été perdue à plusieurs reprises dans leurs conversations qui n’avaient parfois aucun sens.

 

ET VOUS, QUELLES ONT ÉTÉ VOS LECTURES D’OCTOBRE ? QUELLE A ÉTÉ VOTRE MEILLEURE LECTURE CE MOIS-CI ?

 

Solange ♡

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