Mes dernières lectures / Septembre 2019

Salut tout le monde ! Aujourd’hui je vous retrouve pour mon bilan lecture de septembre. Après un mois d’août peu conséquent, on peut dire que je me suis rattrapée puisque j’ai lu une dizaine de livres ce mois-ci ! Et j’ai eu de belles lectures 🙂 C’est parti !

 

LA PASSE-MIROIR T3 DE CHRISTELLE DABOS
Genre(s) : YA, Fantasy  Nationalité : Française – Édition : Gallimard Jeunesse – Parution : mai 2019 – Pages : 564  Catégorie : Les favoris

RÉSUMÉ DU TOME 1 : Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l’arche d’Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d’un complot mortel.

MON AVIS : L’an dernier j’avais lu le deuxième tome de cette saga de fantasy que j’adore ! Et presque un an plus tard, j’ai enfin lu la suite de cette incroyable histoire. Et je ne suis pas déçue 🙂 J’ai aimé retrouver Ophélie qui a pas mal mûri depuis le deuxième tome. La fin laissait présager une suite intéressante et ça a bel et bien été le cas. L’autrice nous embarque à Babel et je suis toujours impressionnée par le monde et l’univers qu’elle a créé. Je m’imagine totalement dans cet univers, la plume de l’autrice est complètement immersive. Babel est différent d’Anima et du Pôle mais tout aussi intéressant. L’histoire en elle-même continue d’avancer. J’ai aimé que l’on ait un autre point de vue en plus de celui d’Ophélie (mais je n’en dirai pas plus). On découvre de nouveaux personnages toujours intéressants. L’univers de La Passe-miroir est complexe et l’histoire pleine de rebondissements. Je suis toujours aussi charmée par la plume de Christelle Dabos et je pense que le quatrième tome ne me décevra pas non plus. Il s’annonce pleins de rebondissements ! Forcément, je vous recommande cette saga 🙂

CITATION : « Il sera une fois, dans pas si longtemps, un monde qui vivra enfin en paix. En ce temps-là, il y aura de nouveaux hommes et il y aura de nouvelles femmes. Ce sera l’ère des miracles. »

 

SOUS LES BRANCHES DE L’UDALA DE CHINELO OKPARANTA
Traductrice : Carine Chichereau – Genre(s) : Drame, LGBT+  Nationalité : Nigériane – Édition : Belfond – Parution : 2018 – Pages : 371  Catégorie : Les chouettes lectures

RÉSUMÉ : Ijeoma a onze ans lorsque la guerre civile éclate au coeur de la jeune république du Nigeria. Son père est mort et sa mère, aussi abattue qu’impuissante, lui demande de partir quelques temps et d’aller vivre à Nweni, un village voisin. Hébergée par un professeur et son épouse, Ijeoma rencontre Amina. Et les fillettes tombent amoureuses. Tout simplement. Mais au Biafra, dans les années 1970, l’homosexualité est un crime. Commence alors le long et douloureux combat d’Ijeoma pour réussir à vivre ses désirs et, surtout, à comprendre qui elle est.

MON AVIS : Lorsque Mx Cordélia en a parlé, j’ai eu très envie de découvrir cette histoire. Au final, c’est un roman qui m’a bien plu mais qui est également assez triste. On suit Ijeoma, que j’ai beaucoup aimé. C’est un personnage courageux qui est confronté tout au long du roman à un choix : suivre le chemin que la société a choisi pour elle ou assumer qui elle est. C’est la question qui reste en suspend jusqu’au bout. Elle n’a envie de froisser personnage – et surtout sa mère – mais en même temps, elle sait pertinemment qu’elle aime Amina et que rien ne changera ça. J’ai trouvé qu’Ijeoma était attachante et elle a des réflexions (et là on sent bien la voix de l’autrice) à propos de la religion. J’ai trouvé toutes ces réflexions forts intéressantes ! Concernant l’écriture, j’ai trouvé que c’était fluide à lire mais rien de sensationnel. Le roman se lit assez rapidement puisque les chapitres sont courts. Certains moments n’ont pas été faciles à lire. C’est toujours douloureux de voir un personnage souffrir à cause de la société qui n’accepte qu’il soit lui, tout simplement. Je recommande cette lecture qui est importante ! Et un peu de littérature africaine, ça change !

CITATION : « Je m’interrogeais sur la bible dans son ensemble. Peut-être toute cette histoire était celle d’une certaine culture, caractéristique d’un lieu et d’une époque précis, ce qui rendait les choses difficiles à comprendre aujourd’hui, et encore moins applicables. »

 

LA SALLE DE BAL D’ANNA HOPE
Traductrice : Elodie Méplat – Genre(s) : Romance, Drame  Nationalité : Anglaise – Édition : Gallimard – Parution : 2017 – Pages : 389  Catégorie : Les très bons

RÉSUMÉ : Lors de l’hiver 1911, l’asile d’aliénés de Sharston, dans le Yorkshire, accueille une nouvelle pensionnaire : Ella, qui a brisé une vitre de la filature dans laquelle elle travaillait depuis l’enfance. Si elle espère d’abord être rapidement libérée, elle finit par s’habituer à la routine de l’institution. Hommes et femmes travaillent et vivent chacun de leur côté : les hommes cultivent la terre tandis que les femmes accomplissent leurs tâches à l’intérieur. Ils sont néanmoins réunis chaque vendredi dans une somptueuse salle de bal. Ella y retrouvera John, un « mélancolique irlandais »…

MON AVIS : C’est @uncahierbleu qui m’a donné envie de lire ce roman et j’ai réussi à le trouver à la bibliothèque. Je suis contente d’avoir lu ce roman parce que je l’ai beaucoup aimé. J’ai apprécié lire à nouveau une histoire dans un asile puisque c’est la seconde fois cette année. Ici on ne se focalise pas forcément sur la façon de vivre des patients mais plutôt sur ce que les médecins mettent en place. Certaines choses sont biens (comme les bals) et d’autres tout simplement inhumaines. J’ai apprécié lire un roman à trois voix puisqu’on a le point de vue de Ella, de John mais aussi de Charles, l’un des médecins de l’asile. Je ne l’ai pas apprécié pendant une grande partie du roman puis j’ai fini par le détester car il est très égoïste. Mais c’est peut-être le personnage le plus captivant. Il s’intéresse à l’eugénisme et cette partie-là était intéressante. J’ai aimé avoir un contexte historique et voir comment les gens de cette époque pouvaient penser même si ça m’a surtout énervé. J’ai bien aimé Ella et John et voir leur relation évoluer. J’avais hâte de savoir ce qu’il allait advenir d’eux dans cet endroit. Ils sont tous les deux assez mystérieux et on comprend qu’ils ont chacun vécu des choses difficiles. Finalement, j’ai beaucoup aimé la plume de l’autrice, très prenante et vivante. Je vous recommande donc ce roman et personnellement je vais aussi lire son premier, Le chagrin des vivants 🙂

CITATION : « Etre sage, Ella savait ce que c’était. Elle le savait depuis toute petite. Etre sage, c’était survivre. C’était regarder sa mère se fait rouer de coups et ne rien dire pour ne pas y passer à son tour. Avoir la nausée parce qu’on était lâche de ne rien faire du tout. »

 

LA MÉTAMORPHOSE D’HELEN KELLER DE MARGARET DAVIDSON
Illustratrice : Felicita Sala – Traducteur : Noël Chassériau – Genre(s) : Jeunesse, Handicap, Biographie  Nationalité : Américaine – Édition : Gallimard Jeunesse – Parution : 2018 – Pages : 103  Catégorie : Les chouettes lectures

RÉSUMÉ : Nous sommes en 1880, aux Etats-Unis. A la suite d’une scarlatine, la petite Helen Keller devient aveugle, sourde et muette. Plus elle grandit, plus elle s’enferme dans la solitude et la colère. Désespérés, ses parents font appel à Annie Sullivan. La jeune femme, elle-même presque aveugle, accomplit le miracle de transformer Helen, violente petite rebelle, en une brillante étudiante connue du monde entier.

MON AVIS : En feuilletant le rayon jeunesse de ma bibliothèque municipale, je suis tombée sur ce court roman jeunesse. J’ai décidé de l’inclure dans ma pile à lire du #PumpkinAutumnChallenge dans la sous catégorie Jack-o’-lantern. Ce court livre m’a bien plu. On y suit l’histoire vraie d’Helen Keller. Grâce à sa maîtresse, elle apprendra à devenir quelqu’un. J’ai apprécié tous les messages que délivre ce roman. On y parle surtout d’espoir. Espoir de s’en sortir d’une manière ou d’une autre, que malgré sa maladie on puisse découvrir le monde et avoir une vie aussi riche que celle qu’auront des enfants non malades. C’est un roman qui donnent envie de garder espoir en l’avenir et qui montre qu’à force de persévérance on peut s’en sortir. Bref, beaucoup de jolis messages et surtout une fin qui m’a pas mal émue. J’ai également aimé que le roman soit parcouru d’illustrations que je trouve très jolies. Un roman pour enfants très sympa que je recommande !

CITATION : « On ne peut voir ni même toucher ce qu’il y a de meilleur et de plus beau dans le monde. Il faut le sentir avec son coeur. »

 

TYLER JOHNSON WAS HERE DE JAY COLES
Genre(s) : Drame, YA  Nationalité : Américaine – Édition : Little Brown – Parution : 2018 – Pages : 299  Catégorie : Les chouettes lectures

RÉSUMÉ : When Marvin Johnson’s twin, Tyler, goes to a party, Marvin decides to tag along to keep an eye on his brother. But what starts as harmless fun turns into a shooting, followed by a police raid. The next day, Tyler has gone missing, and it’s up to Marvin to find him.

MON AVIS : J’ai acheté ce roman un peu par hasard. La couverture m’a plu, le thème des violences policières à l’encontre de jeunes afro-américains m’intéressait et j’avais envie de continuer à lire en anglais. Et je ne suis pas déçue puisque ce livre m’a bien plu ! C’est un roman très dur à lire de part son sujet. Dès le début, l’auteur nous met dans le bain, le premier chapitre a été dur à lire. La violence que reçoivent ces jeunes est inouïe. On a beau en avoir conscience, ça a encore plus de poids de le lire. L’histoire en elle-même n’a rien d’exceptionnelle et si vous avez déjà lu The hate you give d’Angie Thomas par exemple, il n’y aura rien de nouveau pour vous. Cependant, j’ai trouvé que le sujet était bien traité. J’aurai aimé ne pas lire le résumé parce qu’il en dit beaucoup trop (je l’ai raccourci pour vous) – et en même temps l’intrigue reste prévisible avec ce genre de sujet. J’ai aimé le personnage de Marvin qui est attachant et en règle général les différents personnages ont tous leur importance et une certaine crédibilité. Evidemment ce roman dénonce le racisme et les violences policières. Concernant l’écriture, j’ai eu un peu plus de mal avec les dialogues qui sont vraiment “parlés” mais rien d’insurmontable. Si le sujet vous intéresse, je vous recommande ce roman mais accrochez-vous !

CITATION : « Sometimes people need reminding that they matter, more than they need reminding that they’re alive beaucoup sometimes being alive just isn’t enough. »

 

LE CŒUR BATTANT DE NOS MÈRES DE BRIT BENNETT
Traducteur : Jean Esch – Genre(s) : Drame  Nationalité : Américaine – Édition : J’ai lu – Parution : 2018 – Pages : 379  Catégorie : Les chouettes lectures

RÉSUMÉ : Nadia a 17 ans et la vie devant elle. Mais quand elle perd sa mère et avorte en cachette, tout change. Elle choisit alors de quitter la communauté noire et religieuse qui l’a vue grandir. Boursière dans une grande université, Nadia fréquente l’élite. Elle a laissé derrière elle Luke, son ancien amant aux rêves brisés, et Aubrey, sa meilleure amie. Durant une décennie marquée des affres de la vie, les trajectoires des trois jeunes gens vont se croiser puis diverger, tendues à l’extrême par le poids du secret.

MON AVIS : Comme pour La saison des feux de Celeste Ng que j’ai lu en juillet dernier, je sais que j’ai aimé ce roman mais je n’arrive pas à dire pourquoi. L’écriture de l’autrice est fluide, ça se lit facilement mais elle ne me marquera pas. Quant à l’histoire, j’ai aimé la suivre. On suit Nadia qui tombe enceinte et décide d’avorter et le secret qu’elle porte aura des répercussions sur sa vie mais aussi sur celle de Luke puis de sa meilleure amie Aubrey. Je n’ai pas forcément réussi à m’attacher à l’un des personnages mais mon préféré reste Nadia. Chacun d’entre eux à ses défauts et ses qualités. Ils ont tous une certaine vraisemblance. J’aime bien ce genre de romans où les vies des différents personnages s’entremêlent et ici je n’ai pas été déçue. Mon avis est vraiment succinct et j’en suis désolée ! Si le roman vous tente, je vous le recommande parce que j’ai passé un bon moment de lecture.

CITATION : « Dès qu’un secret est révélé, tout le monde devient prophète. »

 

POÈMES CHOISIS DE RENÉE VIVIEN
Genre(s) : Poésie  Nationalité : Française – Édition : Points – Parution : 2018 – Pages : 207  Catégorie : Les chouettes lectures

INFOS : Renée Vivien était brillante, amoureuse des femmes, désarmante de candeur et de perversité feinte. Elle était surtout une poétesse admirable en proie à la solitude, hantée par d’impossibles désirs. Celle qu’on surnomma « Sapho 1900 » se voyait comme une nouvelle Anne Boleyn, la reine décapitée. Elle nous laisse des vers d’une beauté et d’une puissance insensées. Dans sa poésie flamboie l’esprit de décadence qui, selon les mots de Verlaine, est « l’art de mourir en beauté » – ce que Renée Vivien a fait tout au long d’une vie trop courte, uniquement dédiée à l’amour et à la littérature.

MON AVIS : Je suis fière de dire que j’ai enfin lu un recueil de poésie en entier ! Grâce au Female Readathon qu’Emy avait organisé en juillet dernier, je me suis mise à la poésie. Je pense que Renée Vivien était un très bon choix puisque c’est tout à fait le genre de poésie qui me plaît : des poèmes qui riment, en alexandrins. Tout ce qui est vers libres, je n’apprécie pas. Ce que j’aime dans la poésie c’est cette mélodie des rimes. En règle générale, j’ai apprécié les sujets abordés par la poétesse. Elle parle d’amour, de nature, de trahison, de la femme aimée, de la mort. Evidemment je n’ai pas aimé tous les extraits choisis. Certain m’ont plus touché que d’autres. J’ai préféré ce que Renée Vivien a écrit dans ses débuts, ça me parle plus. Je vous recommande donc vivement cet ouvrage 🙂

EXTRAIT : « Ton âme, c’est la chose exquise et parfumée/Qui s’ouvre avec lenteur, en silence, en tremblant/Et qui, pleine d’amour, s’étonne d’être aimée/Ton âme, c’est le lys, le lys divin et blanc. »

 

TROIS FILLES D’ÈVE D’ELIF SHAFAK
Traductrice : Dominique Goy-Blanquet – Genre(s) : Religion, Féminisme  Nationalité : Turque – Édition : Flammarion – Parution : 2018 – Pages : 477  Catégorie : Les très bons

RÉSUMÉ : Mariée à un riche promoteur, Peri assiste à un grand dîner dans une somptueuse villa du Bosphore. Au cours du repas, chacun commente les événements dramatiques que traverse la Turquie pendant qu’elle repense à sa jeunesse, à l’affrontement entre son père laïc et sa mère très pieuse, puis étudiante à Oxford entre ses deux amies : Shirin, Iranienne émancipée, et Mona, musulmane pratiquante et féministe. Elle se remémore aussi sa rencontre avec Azur, le flamboyant professeur de philosophie qui les a réunies. Cette soirée pas comme les autres fera ressortir les contradictions de la femme d’aujourd’hui et les impasses dans lesquelles se débat une société coincée entre tradition et modernité.

MON AVIS : La couverture m’a attirée et je dois dire que l’intérieur m’a tout autant plu ! Dans cette histoire on suit Peri alors qu’elle est mariée, mère d’une ado et vit à Istanbul. Pendant toute une soirée, elle va se remémorer son enfance puis ses années d’université à Oxford. J’ai bien aimé faire des allers-retours entre passé et présent. Ça permet de mieux comprendre qui est Peri aujourd’hui. C’est un personnage qui m’a bien plu. Je l’ai trouvé attachante et réfléchie. Elle est partagée quand à la religion – car ses parents n’ont absolument pas la même vision. La religion et Dieu ont une place très importante dans ce roman et j’ai trouvé les réflexions à ce sujet très intéressantes. J’ai également apprécié les réflexions sur Istanbul et la Turquie en général. Concernant l’histoire en elle-même, on comprend assez vite que le séjour en Angleterre de Peri l’a beaucoup marqué. Finalement, j’ai aussi beaucoup aimé l’écriture de l’autrice. Ça se lit tout seul ! C’est un roman qui m’a beaucoup plu et que je vous recommande ! De mon côté, je compte lire autre chose de cette autrice 🙂

CITATION : « En outre, même si sa vie en dépendait, elle ne pouvait pas se faire aux réactions hostiles à la lecture. Dans divers coins du monde, on est ce qu’on dit et ce qu’on fait, mais aussi ce qu’on lit; en Turquie, comme dans tous les pays hantés par les problèmes d’identité, on se définit, d’abord, par ce qu’on rejette. Apparemment, plus les gens s’en prenaient à un auteur, moins ils avaient lu ses livres. »

 

LA PETITE PIÈCE HEXAGONALE DE YOKO OGAWA
Traductrice : Rose-Marie Makino-Fayolle – Genre(s) : Nouvelle, Réalisme magique  Nationalité : Japonaise – Édition : Actes Sud – Parution : 2004 – Pages : 110  Catégorie : Les passes temps

RÉSUMÉ : Dans les vestiaires d’une piscine, une jeune femme est soudain attirée par une inconnue pourtant banale, effacée et silencieuse. Quelques jours plus tard, elle croise à nouveau l’inconnue qui marche dans la rue accompagnée d’une vieille dame et, fascinée, elle les suit à travers la ville jusqu’à une loge de gardien au milieu d’un parc…

MON AVIS : J’ai eu envie de découvrir un peu plus la littérature japonaise en lisant Yôko Ogawa. J’ai décidé de commencer par ce court texte qui s’apparente plutôt à une nouvelle. Dans l’ensemble j’ai aimé ma lecture mais le genre court n’est pas celui que je préfère. Mais je trouve qu’en si peu de pages, on en apprend quand même pas mal sur notre héroïne. Cependant, cette histoire était vraiment étrange. La narratrice – dont on n’apprendra jamais le nom – est captivée par cette femme qu’elle rencontre à la piscine et cette rencontre va l’amener à découvrir un drôle d’endroit. Je pense qu’on peut classer ce livre dans le réalisme magique. J’ai un autre livre de l’autrice dans ma PAL, l’occasion de me faire un avis plus approfondi sur ses écrits. J’ai aimé mais rien de transcendant !

CITATION : « Plus on est à l’étroit, plus on entend nettement sa propre voix, et l’on doit certainement avoir l’impression de se révéler dans la vérité de son cœur. C’est ce qu’il y a d’agréable dans le monologue. »

 

LES OPTIMISTES MEURENT EN PREMIER DE SUSIN NIELSEN
Traductrice : Valérie Le Plouhinec – Genre(s) : YA, Feel good  Nationalité : Canadienne – Édition : Hélium – Parution : 2017 – Pages : 187  Catégorie : Les très bons

RÉSUMÉ : Depuis la mort accidentelle de sa petite sœur, Pétula De Wilde a développé de nombreuses phobies. Elle estime que porter une grande attention à l’hygiène et être le plus prudente possible lui permettront de vivre plus longtemps. Jusqu’à ce que « l’Homme bionique » fasse son apparition.

MON AVIS : J’ai pas mal entendu parler de cette autrice jeunesse parce qu’elle plaît beaucoup. Alors par curiosité, j’avais envie de la découvrir. Dans cette histoire on suit Pétula, dont le quotidien se retrouve bouleversé par la mort de sa petite soeur. L’autrice aborde le deuil, la culpabilité, le couple après la perte d’un enfant mais aussi l’adolescence et le pardon. Pétula est très attachante et elle m’a beaucoup fait rire – surtout malgré elle ! Les différents personnages de ce roman m’ont tous plu. Le roman est assez court mais très complet. C’est un roman rafraîchissant et bourré d’humour malgré un sujet dur. Et l’une de mes plus belles lectures ce mois-ci ! Je vous recommande donc ce court roman et pour ma part, je lirai de nouveau Susin Nielsen 🙂

CITATION : « Soit ils étaient idiots, soit c’étaient des optimistes. Probablement les deux. »

 

MA MÈRE, LE CRABE ET MOI D’ANNE PERCIN
Genre(s) : Jeunesse, Maladie  Nationalité : Française – Édition : Editions du Rouergue – Parution : 2015 – Pages : 127  Catégorie : Les chouettes lectures

RÉSUMÉ : J’aurais préféré que ma mère me dise : « Tu sais, je crève de trouille et je ne peux rien te promettre. » Ou bien qu’elle pleure franchement, à gros bouillons. Oui, qu’elle pleure ! Au lieu d’afficher ce sourire de façade. Le sourire « tout-va-bien-je-gère ». J’aurais voulu qu’elle crie, qu’elle hurle, qu’elle se roule par terre en tapant des pieds, qu’elle fasse un truc pas calculé du tout, un truc qu’on ne voit pas dans les séries françaises à la télé, un truc pas bien élevé, pas conseillé par le guide J’élève mon ado toute seule, au chapitre « Comment lui annoncer votre cancer ?  »

MON AVIS : J’achète pas mal de livres au fil des mois et malheureusement ma bibliothèque, elle, ne s’agrandit pas ! Alors je fais du tri. Ma mère, le crabe et moi c’est le genre de roman que j’ai lu il y a 3-4 ans, que j’ai aimé mais dont je ne savais plus trop quoi penser. Alors chose très rare, j’ai relu ce court roman. Quand j’étais au collège, j’adorai Anne Percin alors c’était un retour en enfance. J’ai passé un bon moment malgré, ici encore, un sujet difficile : le cancer du sein. Mais ce n’est pas triste du tout ! Tania se montre d’un optimisme à toute épreuve. J’ai eu l’impression d’avoir 14 ans à nouveau. C’était marrant ! C’est un roman que je ne garderai pas parce qu’il plaira à plus jeunes que moi. Je vous le recommande si vous avez envie d’un roman jeunesse court et sympa ou à offrir à un.e collégien.ne. !

CITATION : « Tout arrive, dans la vie. Si le pire peut arriver, c’est que le meilleur aussi. Y’a pas de raison. Après tout. »

 

JE T’AI RÊVÉ DE FRANCESCA ZAPPIA
Traductrice : Fabienne Vidallet – Genre(s) : YA, Maladie, Romance  Nationalité : Américaine – Édition : Collection R – Parution : 2015 – Pages : 442  Catégorie : Les chouettes lectures

RÉSUMÉ : Alex est schizophrène. Après un incident dans son ancien lycée, elle se retrouve à changer d’établissement. Là-bas, elle fait la connaissance de Miles, un garçon dont tout le monde est effrayée mais qui lui rappelle « Yeux bleus », le garçon imaginaire rencontré lorsqu’elle était enfant.

MON AVIS : J’ai également lu ce roman il y a plusieurs années. Je sais que je l’avais adoré mais bizarrement, je n’en avais aucun souvenir. Alors toujours dans l’optique de faire du tri, je l’ai relu. Et je crois que j’ai passé un cap. J’aime toujours lire du YA mais je crois que je suis plus critique vis-à-vis de certaines choses et j’ai plus de mal à me sentir proche des personnages. En même temps, le lycée c’est fini pour moi ! C’est une lecture que j’ai quand même apprécié, j’ai passé un bon moment. Alexandra m’a bien plu. On est dans sa tête et c’est intéressant parce qu’elle est schizophrène. Je ne sais pas si ce roman traite bien de cette maladie mais ça a le mérite d’exister. Forcément, en étant dans la tête d’Alex, on ne sait pas si on doit croire ce qu’on lit. Ce qui fait que j’ai été assez confuse. J’avoue que l’autrice m’a perdue à un moment. Je trouve l’histoire qui entoure le proviseur un peu décalée. J’aurai préféré qu’on ne s’attarde que sur Alex, sa maladie et sa rencontre avec Miles – personnage assez difficile à cerner d’ailleurs. J’ai donc passé un bon moment de lecture mais ce n’est pas le meilleur roman YA que j’ai lu !

CITATION : « Je ne pouvais me payer le luxe de prendre la réalité pour acquise. Je ne peux pas dire que je détestais tous ceux qui le faisaient, puisque c’était le cas du monde entier. Je ne détestais personne. C’est juste que je vivais dans mon monde. Mais ça ne m’a jamais empêchée de souhaiter vivre dans celui des autres. »

 

ELLES ONT CONQUIS LE MONDE D’ALEXANDRA LAPIERRE ET CHRISTEL MOUCHARD
Genre(s) : Non fiction, Biographie, Féminisme  Nationalité : Française – Édition : Arthaud – Parution : 2015 – Pages : 291  Catégorie : Les chouettes lectures

RÉSUMÉ : « Qu’ont-elles en commun, toutes ces femmes aux personnalités si fortes ? Sinon l’intrépidité et le talent unique de savoir reconnaître leur instinct et soutenir leur désir. » Les grandes aventurières ne sont plus seulement des courtisanes : ce sont des conquérantes d’un type nouveau apparu dans la première moitié du XIXe siècle. Des femmes qui voulaient être des géographes, des botanistes, des ethnologues – bref des exploratrices à part entière !

MON AVIS : Pour le #FéminiBooks Challenge de septembre, l’objectif était de lire le destin de vie d’une femme qui a marqué l’histoire. J’ai un peu détourné l’idée pour lire ce livre qui traînait dans ma PAL depuis plus d’un an ! On y suit une trentaine de courtes biographies sur les aventurières de 1850 à 1950. J’ai bien aimé comment le livre était agencé. C’est vraiment une introduction à la vie de ces femmes, si vous voulez en apprendre plus ce sera à vous de faire des recherches complémentaires. C’était intéressant de voir la différence entre les différents types d’aventurières au fil des ans. C’est le genre de livre à lire dans les transports ou avant de se coucher. Evidemment, je le recommande !

CITATION : « Ce qui différencie les grandes aventurières des centaines de voyageuses et des milliers de touristes, c’est la transmission de leur expérience par l’écriture. »

 

ET VOUS, QUELLES ONT ÉTÉ VOS LECTURES DE SEPTEMBRE ? QUELLE A ÉTÉ VOTRE MEILLEURE LECTURE CE MOIS-CI ?

 

Solange ♡

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