Mes dernières lectures / Août 2019

Salut tout le monde ! On se retrouve à nouveau pour un bilan et cette fois on va parler de mes lectures d’août 🙂 J’ai lu relativement peu de livres par rapport au reste de l’année mais je suis contente de mes lectures. J’ai emmené quelques romans en vacances dans le but de faire baisser ma PAL et le pari est plutôt réussi puisque j’ai lu cinq livres qui étaient dans ma PAL, un que j’ai ajouté à ce que j’emportais dans ma valise et un que j’ai acheté entre temps 🙂 Je suis plutôt satisfaite de mes lectures. Certaines ont été très bonnes ! C’est parti !

 

LE RÊVE DE RYOSUKE DE DURIAN SUKEGAWA
Traductrice : Myriam Dartois-Ako  Genre(s) : Drame  Nationalité : Japonais – Édition : Le livre de poche – Parution : 2018 – Pages : 333  Catégorie : Les chouettes lectures

RÉSUMÉ : Lorsque Ryôsuke fuit Tokyo pour la minuscule île d’Aburi, c’est à la fois le signe d’un mal-être profond et l’espoir d’en apprendre plus sur son histoire familiale. Il compte en effet y retrouver Hashi, un vieil homme qui a connu son père par le passé et à qui il veut remettre un objet d’important. Mais lorsqu’il débarque sur le petit bout de terre, l’accueil qu’on lui réserve est loin d’être des plus chaleureux. Les habitants qui vivent en autarcie depuis toujours voient l’arrivée de ces jeunes, susceptibles de mettre à mal leurs traditions, d’un mauvais œil. Ryôsuke parviendra t-il à se faire une place au sein de l’île et à poursuivre le rêve de son père ou succombera t-il aux pressions des habitants qui n’approuvent pas ses projets de confection de fromages de chèvre ?

MON AVIS : Comme pour le premier roman de l’auteur, Les délices de Tokyo, j’ai passé un bon moment de lecture. Ses romans sont faciles à lire, ça se lit tout seul et rapidement. L’écriture n’a rien de particulier mais elle est fluide. Bien que le roman ait été sympa à lire, je n’ai pas réussi à m’attacher aux différents personnages. Mais j’ai aimé l’atmosphère de cette île un peu perdue en mer avec sa forêt de banians. J’ai aimé les réflexions sur l’échec – le fait que ce soit important d’échouer, que certains rêves doivent rester ce qu’ils sont : des rêves. Et puis j’ai appris pas mal de choses sur la fabrication du fromage ! C’était donc une lecture sympathique que je recommande 🙂

CITATION : « C’était une forêt de banians, la première que Ryôsuke voyait de sa vie. Une existence ininterrompue depuis un millier d’années, en symbiose avec les éléments. C’était l’éternité incarnée. »

 

CHINOISES DE XINRAN
Traductrice : Marie-Odile Probst  Genre(s) : Non fiction  Nationalité : Chinoise – Édition : Picquier poche – Parution : 2005 – Pages : 352  Catégorie : Les chouettes lectures

RÉSUMÉ : Un dicton chinois prétend que « dans chaque famille il y a un livre qu’il vaut mieux ne pas lire à haute voix ». Une femme a rompu le silence. Durant huit années, de 1989 à 1997, Xinran a présenté chaque nuit à la radio chinoise une émission au cours de laquelle elle invitait les femmes à parler d’elles-mêmes, sans tabou. Elle a rencontré des centaines d’entre elles. Avec compassion elle les a écoutées se raconter et lui confier leurs secrets enfouis au plus profond d’elles-mêmes.

MON AVIS : J’ai lu ce livre dans le cadre du FéminiBooks Challenge. Ce mois-ci il fallait lire un livre d’une autrice qui n’est pas de notre pays ou de notre culture. Dans l’ensemble j’ai apprécié ma lecture mais elle n’a pas été facile à lire. Xinran raconte la vie de différentes femmes chinoises qu’elle a rencontré pendant 8 ans lorsqu’elle était animatrice de radio. Les histoires de ces femmes sont dures, éprouvantes et d’un violence inouïe. Elles ont tant souffert. Et dire que cela est arrivé à de nombreuses femmes en Chine ! Elles ont eu énormément de courage. Cependant, l’écriture de Xinran m’a empêché de me sentir proche d’elles. Disons que je n’ai pas réussi à m’attacher à elles, à m’investir à 100% dans leurs histoires. La forme m’a également surprise, je m’attendais à autre chose – mais difficile de vous dire quoi. Enfin, ces histoires commencent à dater, le livre aussi. C’est complètement personnel mais j’aurai trouvé intéressant d’avoir l’avis de femmes contemporaines ! Mais je recommande tout de même si le sujet vous intéresse 🙂

CITATION : « Personne ne m’a félicitée d’avoir sauvé cette jeune fille, par contre, j’ai eu droit à des critiques pour « avoir mis les troupes en branle et troublé l’ordre public » et avoir gaspillé le temps et l’argent de la station de radio. Ces reproches m’ont ébranlée. Une jeune fille s’était trouvée en danger et quand on allait à son secours, on vous accusait de “dilapider les deniers publics”. Que valait donc la vie d’une femme en Chine ? »

 

LA ROUTE DE CORMAC McCARTHY
Traducteur : François Hirsch  Genre(s) : Drame  Nationalité : Américain – Édition : Points – Parution : 2009 – Pages : 252  Catégorie : Les pertes de temps

RÉSUMÉ : L’apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres et de cadavres. Parmi les survivants, un père et son fils errent sur une route, poussant un caddie rempli d’objets hétéroclites. Dans la pluie, la neige et le froid, ils avancent vers les côtes du Sud, la peur au ventre : des hordes de sauvages cannibales terrorisent ce qui reste de l’humanité. Survivront-ils à leur voyage ?

MON AVIS : J’ai entendu parler de ce roman de façon très positive il y a peu de temps et lorsque je l’ai trouvé par hasard chez moi, je me suis dit que c’était l’occasion de le découvrir. Je savais que l’apocalypse serait plus un prétexte pour parler de la vie et de la mort et pas le sujet central du roman. Cependant, il ne se passe absolument rien. Ce qui fait que le rythme est très très lent et c’est ennuyeux. Chaque jour est pareil, l’homme et son fils cherchent de quoi se nourrir et un endroit pour dormir. Et ils recommencent le lendemain. Et encore, s’il y avait eu des réflexions intéressantes sur la vie ou que sais-je, ç’aurait pu être prenant mais même pas. C’est un livre que je déconseille de lire si vous êtes fatigué.es parce que vous allez vous endormir direct ! En plus de cela, je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages, le style fait qu’on est complètement détaché d’eux. C’est un style très particulier, j’ai dû relire la première phrase parce que je ne comprenais pas. Bref, ce livre ne l’a pas fait avec moi. Mais certains l’adorent alors pourquoi pas ? Il vaut toujours mieux se faire son propre avis !

CITATION : « Comment saurait-on qu’on est le dernier homme sur terre ?, dit-il.
Je ne crois pas qu’on le saurait. On le serait c’est tout.
Personne ne le saurait.
Ça ne ferait aucune différence. Quand on meurt c’est comme si tout le monde mourait aussi. »

 

LE CORTÈGE DES VIVANTS DE NAGUIB MAHFOUZ
Traducteurs : Faïza et Gilles Ladkany  Genre(s) : Drame, Historique, Histoire d’amour  Nationalité : Égyptien – Édition : Actes Sud – Parution : 1999 – Pages : 387  Catégorie : Les très bons

RÉSUMÉ : En 1941, fuyant la ville moderne bombardée par les Allemands, une famille de la petite bourgeoisie s’installe dans un vieux quartier du Caire, Khan al-Khalili, réputé plus sûr. Là, le fils aîné, Ahmad, quadragénaire taciturne et misogyne, tombe amoureux d’une jeune fille de seize ans, Nawal, qu’il n’ose cependant demander en mariage. Son frère cadet Rouchdi succombe lui aussi au charme de Nawal et se montre plus entreprenant…

MON AVIS : C’était @antastesialit qui en avait parlé sur sa chaîne Youtube. Et j’ai bien fait de suivre ses recommandations parce que j’ai découvert un très bon roman ! J’ai trouvé que l’écriture était vraiment belle, et parfois même poétique. L’auteur a réussi à retranscrire l’atmosphère étouffante, bruyante, pleine de vie, de gens, de cafés du quartier de Khan al-Khalili. J’ai apprécié le contexte historique et les différentes allusions à la guerre dans les conversations des habitants. L’histoire en elle-même m’a bien plu. Je n’ai pas aimé les deux frères mais j’ai aimé la façon dont l’auteur les décrit. Avec leurs failles et leur humanité. Ahmad est très égocentrique, il se croit supérieur aux autres et pense être un génie méconnu. Il est un peu ridicule. Mais il aime son frère d’un amour presque paternel et il a beaucoup d’empathie pour lui. Rouchdi est un vrai séducteur, il préfère sortir s’amuser avec ses amis qu’être sérieux. Je ne m’attendais pas à ce que le roman prenne cette tournure-là. Ce n’est pas un roman joyeux mais c’est le portrait de deux frères qui s’aiment plus que tout ! Je vous le recommande vivement et de mon côté, je compte découvrir à nouveau cet auteur égyptien 🙂

CITATION : « Que l’horizon s’illumine ou s’obscurcisse, que la chance lui sourie ou lui tourne le dos, l’important restait que son coeur reprît goût à la vie. Certes, depuis quelques jours, il était troublé, son coeur palpitait en mille occasions, mais il accueillait avec bonheur cette inquiétude. Il ne trouvait de joie qu’entremêlée d’interrogations, mais ces interrogations lui apportaient l’espoir ; il espérait dans l’angoisse, mais vivait l’angoisse avec délices. Ainsi allait la vie, et la vie est plus belle que la mort, quelles que soient les souffrances apportées par l’une, et le repos procuré par l’autre. »

 

A VERY LARGE EXPANSE OF SEA DE TAHEREH MAFI
Genre(s) : YA, Romance, Religion  Nationalité : Irano-américaine – Édition : Electric Monkey – Parution : 2018 – Pages : 297  Catégorie : Les très bons

RÉSUMÉ : It’s the year after 9/11, and Shirin has just started at yet another new high school. It’s a difficult time, but especially for a sixteen-year-old Muslim girl who wears hijab. Shirin is never surprised by how horrible people can be. She hides away, drowning her frustrations in music and spending her afternoons break-dancing with her brother. But then Shirin meets Ocean James. He’s the first person in forever who really seems to want to get to know her – and it terrifies her. He’s not like everyone else – but Shirin has had her guard up against the world for so long that she’s not sure she’ll ever be able to let it down…

MON AVIS : J’ai énormément aimé ce roman ! A very large expanse of sea a été une excellente lecture qui ne m’a absolument pas déçue ! J’ai d’abord beaucoup aimé les sujets que l’autrice aborde : le racisme et la xénophobie et comment la méchanceté des gens pèse sur ceux qui la subissent. Shirin est musulmane et porte un hijab et tout le monde y va de son commentaire – parfois d’une extrême violence. Ça n’a pas toujours été facile à lire parce que ça montre à quel point les gens peuvent être odieux, racistes et xénophobes. J’ai adoré Shirin. C’est une jeune fille pleine de sarcasme, forte et faible à la fois. Elle a tellement souffert qu’elle ne laisse plus personne l’approcher. Et elle finit par entrer dans un cercle vicieux. Plus elle souffre, plus elle se renferme et moins les gens ont envie d’aller vers elle. Bon nombre de réflexions étaient d’une telle vérité. J’ai également aimé Ocean. C’est un nouveau book boyfriend. C’est assez rare que j’aime à ce point un personnage mais je l’ai trouvé excellent. Il est adorable, il essaie de comprendre Shirin, il a toujours peur de dire les choses maladroitement et en même temps il est toujours franc. J’ai adoré suivre l’évolution de leur relation – et de ce premier amour pour Shirin. C’est mignon au possible. J’ai quand même deux petits bémols. D’abord j’ai trouvé que les parents de Shirin étaient trop en retrait. Il arrive des choses atroces à Shirin et ils ne sont pas présents. Ensuite, je dirai que parfois ce n’est pas toujours crédible, notamment la façon dont Ocean réagit. Malgré ça, c’est ma plus belle lecture du mois ! Et évidemment je vous la recommande 🙂

CITATION : « I wondered, for the first time, if maybe I was doing this whole thing wrong. If maybe I’d allowed myself to be blinded by my own anger to the exclusion of all else. If maybe, just maybe, I’d been so determined not to be stereotyped that I’d begun to stereotype everyone around me. »

 

BAGUETTES CHINOISES DE XINRAN
Traductrice : Prune Cornet  Genre(s) : Famille  Nationalité : Chinoise – Édition : Picquier poche – Parution : 2011 – Pages : 351  Catégorie : Les chouettes lectures

RÉSUMÉ : Sœurs Trois, Cinq et Six n’ont guère fait d’études, mais il y a une chose que leur père leur a apprise : les femmes sont comme des baguettes, utilitaires et jetables, alors que les hommes sont des poutres solides qui soutiennent le toit d’une maison. Parties de leur lointaine campagne pour chercher du travail à Nankin, les trois sœurs vont faire la preuve de leur détermination et de leurs talents, et leur père sera bien obligé de réviser sa vision du monde.

MON AVIS : Deuxième livre de l’autrice et une fois encore, j’ai apprécié ma lecture. A travers ce roman, Xinran raconte l’histoire de ces « baguettes », ces femmes de la campagne parties chercher du travail en ville. Et montre ainsi que les femmes chinoises sont capables de bien plus que ce que tout le monde leur a toujours répété. J’ai trouvé les trois sœurs plutôt attachantes. Elles sont assez naïves et leur évolution m’a plu. Elles découvrent la ville de Nankin, bien différente de leur campagne natale. Et c’est une porte vers l’ouverture au monde. J’ai beaucoup aimé avoir cette vision de la Chine avec ses disparités entre campagne et ville. Je me suis complètement sentie immergée dans Nankin, avec ses plats et ses habitants. Chaque chapitre permet de découvrir les trois sœurs, leurs nouveaux travail et leur nouvelle vie. C’est un roman qui m’a donc bien plu et que je recommande !

CITATION : « A ton avis, Six, pourquoi nos deux oreilles se trouvent-elles de chaque côté de notre tête ? C’est pour nous permettre d’entendre ce qui vient à la fois de droite et de gauche, car ce ne sont pas forcément les mêmes sons. De même, certaines choses existent et ça ne veut pas dire pour autant que tu les vois, ou que tu les voies telles qu’elles sont vraiment. »

 

SILO : ORIGINES DE HUGH HOWEY
Traductrice : Laure Manceau  Genre(s) : SF, Post-apocalyptique  Nationalité : Américain – Édition : Le livre de poche – Parution : 2016 – Pages : 700  Catégorie : Les très bons

RÉSUMÉ DU TOME 1 : Dans un monde post-apocalyptique, quelques milliers de survivants vivent dans un silo souterrain de 144 étages. Presque tout y est interdit ou contrôlé, y compris les naissances. Ceux qui enfreignent la loi sont expulsés en dehors du silo, où l’air est toxique. Avant de mourir, ils doivent nettoyer les capteurs qui retransmettent des images brouillées du monde extérieur sur un écran géant. Mais certains commencent à douter de ce qui se passe réellement dehors.

MON AVIS : J’ai lu le premier tome de cette saga en janvier dernier (mon avis est à retrouver par ici) et j’avais hâte de lire la suite ! Bon, il m’aura fallu 7 mois pour acheter le deuxième tome mais mieux vaut tard que jamais, comme on dit 🙂 Ce deuxième tome m’a bien plu mais tout de même moins que le premier. Je trouve le premier plus intense puisqu’il y avait beaucoup de retournements de situations et de rebondissements dans l’intrigue. Ici c’est différent puisque l’on revient sur les origines du silo. Pourquoi il a été construit, qu’est-ce qui a bien pu se passer pour que le reste de l’humanité se retrouve dans cette tour souterraine ? Je n’ai pas eu de grosses surprises, au contraire j’ai deviné l’un des plus gros retournement de situation. Mais c’était bien d’avoir enfin des explications sur la fin du monde – bien que je trouve ça quand même un peu confus, j’aurai aimé que l’auteur s’y attarde plus. En tout cas, c’était bien d’avoir à nouveau plusieurs points de vue. C’est toujours aussi bien écrit et prenant ! Je vous recommande vivement cette saga 🙂

CITATION : « Mélangez la vérité et les mensonges, et vous ne pourrez plus les différencier. »

 

ET VOUS, QUELLES ONT ÉTÉ VOS LECTURES D’AOÛT ? QUELLE A ÉTÉ VOTRE MEILLEURE LECTURE CE MOIS-CI ?

 

Solange ♡

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