Mes dernières lectures / Juillet 2019

Salut tout le monde ! Après plus d’un mois d’absence, je vous retrouve enfin pour un nouvel article 🙂 Pour bien commencer cette reprise, je vous parle aujourd’hui de mes lectures de juillet ! Juillet a été un bon mois de lectures. J’ai eu deux coups de coeur et de bonnes lectures en général. C’est parti !

 

SEUL LE GRENADIER DE SINAN ANTOON
Traductrice : Leyla Mansour  Genre(s) : Drame, Historique – Édition : Actes Sud – Parution : 2017 – Pages : 316  Catégorie : Les très bons

RÉSUMÉ : Jawad est le fils cadet d’une famille chiite de Bagdad. Son père le prépare à exercer la même profession rituelle que lui, celle de laver et d’ensevelir les morts avant leur enterrement, mais Jawad s’y refuse et rêve de devenir sculpteur…

MON AVIS : Vous avez dû remarquer, ces derniers mois je lis pas mal de romans historiques contemporains se passant dans différents pays. Cette fois-ci, j’ai découvert la littérature irakienne avec ce roman que j’ai beaucoup aimé ! D’abord, la plume de l’auteur m’a bien plu. J’ai parfois trouvé son choix de temps un peu étrange, mais ma lecture a été très fluide. C’est un roman qui se lit très bien. Mais c’est aussi un roman très sombre et dès le premier chapitre, on sent le côté tragique. La mort est omniprésente. Jawad et sa famille mais également son peuple la côtoie quotidiennement. L’atmosphère est donc assez lourde. Mais il y a quand même quelques moments plus joyeux. J’ai trouvé intéressant d’avoir le point de vue d’un irakien sur la situation de son pays. On voit toujours ça de notre point de vue d’européen et finalement assez peu de ceux qui subissent la guerre ! C’est donc un roman qui m’a plu et que je vous recommande ! Je compte lire l’autre roman de l’auteur, Ave Maria qui m’a l’air tout aussi intéressant.

CITATION : « Toi tu étais armé, cuirassé même, ta foi protégeait ton coeur et le rendait aussi imprenable qu’une citadelle au sommet d’une montagne. Le mien, lui, est une maison abandonnée aux fenêtres brisées et aux portes dégondées ; des fantômes l’habitent et le vent s’y promène à sa guise. »

 

LOVE, SIMON DE BECKY ALBERTALLI
Genre(s) : YA, Romance, LGBTQIA+ – Édition : Penguin Books – Parution : 2018 – Pages : 352  Catégorie : Les très bons

RÉSUMÉ : Simon Spier is sixteen and trying to work out who he is – and what he’s looking for. But when one of his emails to the very distracting Blue falls into the wrong hands, things get all kinds of complicated. Because, for Simon, falling for Blue is a big deal…

MON AVIS : L’un de mes objectifs cette année est de commencer la lecture en anglais. Jusqu’ici, je ne m’y étais pas mise mais avec l’été, je n’ai plus aucune excuse pour ne pas m’y mettre. J’ai décidé de commencer par ce roman puisque je connaissais déjà l’histoire. J’avais vu l’adaptation l’an dernier et j’avais eu un coup de coeur pour le film. Le roman est différemment construit et m’a finalement bien plus plu que son adaptation (que j’ai revisionné après ma lecture). J’ai beaucoup aimé Simon, je trouve que c’est un personnage vraiment attachant. Sa personnalité m’a bien plu. J’ai aussi aimé ses discussions avec Blue. Parfois elles étaient vraiment drôles ou alors très mignonnes ! L’autre personnage qui m’a bien plu est Abby, l’amie de Simon. C’est un des personnages secondaires le plus exploité. Nick, le meilleur ami de Simon est finalement assez peu présent et je n’ai tout simplement pas apprécié Leah. Je connaissais la trame de l’histoire mais elle est quelque peu différente de celle du film et ça j’ai apprécié. Evidemment, je n’ai pas eu de surprise concernant l’identité de Blue mais c’était drôle de voir Simon se faire des films à propos de tel ou tel garçon. Finalement, ce que j’ai le plus apprécié dans ce roman c’est que l’autrice dénonce le fait de outer une personne alors que ce n’est absolument pas son rôle. Il y a peut-être des maladresses mais j’ai trouvé que c’était une bonne histoire, vraiment prenante ! L’écriture était fluide même s’il m’est impossible de juger le style. Je vous recommande ce roman si vous avez envie d’une romance ou si le sujet vous intéresse !

CITATION : « I don’t even know where to begin with that. Some straight kid who barely knows me, advising me on coming out. I kind of have to roll my eyes. »

 

LE LILAS NE REFLEURIT QU’APRÈS UN HIVER RIGOUREUX DE MARTHA HALL KELLY
Traductrice : Géraldine d’Amico – Genre(s) : Historique, Guerre, Drame – Édition : Pocket – Parution : 2018 – Pages : 664  Catégorie : Les chouettes lectures

RÉSUMÉ : Septembre 1939 : les hordes nazies déferlent sur la Pologne. Commence alors, pour trois femmes que tout oppose, un terrible et rigoureux hiver. Il y a Caroline, d’abord. L’ancienne actrice américaine vit dans l’opulence, mais la guerre en Europe va bouleverser tout son quotidien. Kasia, ensuite, cette jeune Polonaise qui rentre en Résistance, au péril de sa vie et de celles des siens. Herta, enfin, que son ambition dévorante jettera parmi les monstres – au point de s’y conformer. Toutes trois l’ignorent encore mais elles ont rendez-vous, au plus noir de l’hiver : au camp de Ravensbrück.

MON AVIS : Un de mes genres de romans préférés sont les romans historiques se passant pendant les guerres mondiales. Je ne sais pas d’où vient cette attirance mais cette sombre période m’interroge et me fascine. J’adore lire à ce sujet ! En mars dernier, je m’étais achetée ce très long roman dont je n’ai entendu que du bien et j’ai enfin pris le temps de le lire. Finalement, ce n’était pas aussi bien que ce à quoi je m’attendais mais j’ai tout de même bien apprécié ma lecture. J’avais sûrement trop d’attentes à cause des si bons retours que j’ai lu et du fait d’avoir lu de très bons romans sur ce sujet ! Il n’empêche que j’ai apprécié la façon dont l’histoire s’est déroulée. On suit trois femmes, Caroline, Kasia et Herta, qui sont respectivement américaine, polonaise et allemande et dont les destinés vont s’entremêler. J’aime les romans à plusieurs voix et bien que je n’ai pas pu apprécier Herta, j’ai trouvé intéressant d’avoir le point de vue d’une nazie. C’est un personnage assez nuancé même si ce qu’elle peut faire tout au long du roman n’est pas justifiable ! J’ai par contre bien aimé Caroline, sa philanthropie et sa maladresse. Kasia est celle à laquelle je me suis le plus attachée. Elle est courageuse mais aussi brisée. Ce roman se lit comme un page turner, chaque fin de chapitre donne envie de lire la suite et je n’ai pas vu les 650 pages tourner ! Cette histoire a d’autant plus d’impact qu’elle est tirée de faits réels. Ce n’est donc pas le meilleur roman sur la Seconde Guerre mondiale que j’ai lu mais c’est tout de même un bon roman que je vous recommande !

CITATION : « Aucune d’entre nous ne savait à quel point nous nous trompions ce matin-là, à notre descente du train, et que nous allions plonger droit en enfer. »

 

LA SAISON DES FEUX DE CELESTE NG
Traducteur : Fabrice Pointeau  Genre(s) : Drame – Édition : Sonatine Editions – Parution : 2018 – Pages : 375  Catégorie : Les chouettes lectures

RÉSUMÉ : A Shaker Heights, banlieue riche et tranquille de Cleveland, tout est soigneusement planifié pour le bonheur des résidents. Rien ne dépasse, rien ne déborde, à l’image de l’existence parfaitement réglée d’Elena Richardson, femme au foyer exemplaire. Lorsque Mia Warren, une mère célibataire et bohème, vient s’installer dans cette bulle idyllique avec sa fille Pearl, les relations avec la famille Richardson sont d’abord chaleureuses. Mais peu à peu, leur présence met en péril l’entente qui règne entre les voisins. Et la tension monte dangereusement à Shaker Heights.

MON AVIS : Dernièrement j’ai pas mal entendu parler de Celeste Ng. Son roman Tout ce qu’on ne s’est jamais dit est dans ma wishlist. Mais pour commencer à découvrir cette autrice, j’ai emprunté à la bibliothèque La saison des feux que j’ai décidé de le lire dans le cadre du #femalereadathon de @antastesialit à la place de Home de Toni Morrison que j’ai abandonné. La saison des feux c’est le genre de roman que je sais avoir apprécier mais sans savoir dire pourquoi. J’ai trouvé cette histoire prenante et bien ficelée. A l’arrivée de Mia et Pearl, les choses tendent à changer pour la famille Richardson. Un mystère entoure les deux locataires. Surtout que la première scène du roman posait pas mal de questions. C’est une histoire qui parle de secrets et j’ai apprécié. L’écriture était sympa et fluide. L’autrice utilise beaucoup le conditionnel dans ses phrases, c’est étonnant mais ça marche bien ! Je n’ai pas apprécié beaucoup de personnages mis à part peut-être Mia. Ils sont pour la plupart assez caricaturaux mais l’autrice ne tombe pas dans les clichés pour autant. Ce n’est pas le meilleur roman que j’ai lu ces derniers temps mais je le recommande tout de même !

CITATION : « Pour elle, c’était simple : Bebe Chow avait été une mauvaise mère ; Linda McCullough en avait été une bonne. L’une avait suivi les règles, l’autre non. Mais le problème avec les règles, songea-t-il, c’était qu’elles supposaient une bonne et une mauvaise manière de faire les choses. Alors qu’en fait, la plupart du temps, il y avait simplement des manières différentes, dont aucune n’était totalement mauvaise ou totalement bonne, et il n’y avait rien pour vous indiquer de quel côté de la ligne de démarcation vous vous trouviez. »

 

LE MYTHE DE LA VIRILITÉ D’OLIVIA GAZALÉ
Genre(s) : Essai, Féminisme – Édition : Pocket – Parution : 2017 – Pages : 518  Catégorie : Les favoris

RÉSUMÉ : Et si, comme les femmes, les hommes étaient depuis toujours victimes du mythe de la virilité ? De la préhistoire à l’époque contemporaine, une passionnante histoire du féminin et du masculin qui réinterprète de façon originale le thème de la guerre des sexes.

MON AVIS : Deuxième lecture du #femalereadathon de @antastesialit. Il fallait lire un livre de non fiction écrit par une femme et j’ai choisi cet essai-là. Et il était passionnant ! J’ai appris énormément de choses. Dans l’ensemble, j’adhère aux propos de la philosophe même s’il m’est arrivé de ne pas toujours être d’accord avec elle sur tous les points. Sa réflexion est très intéressante et bien construite. Au niveau de la forme, Olivia Gazalé écrit bien mais certaines phrases sont parfois trop alambiquées. Il y a énormément de termes soutenus. Ce n’est pas l’essai le plus facile à lire quand on n’a jamais lu de non fiction. Pas le plus accessible mais pour ma part, je n’ai pas eu de gros problèmes. Sur le fond, j’ai appris beaucoup de choses et cet essai m’a permis de remettre en question certaines pensées que je peux avoir. Je vois aussi les choses complètement différemment depuis que j’ai lu cet essai. Je compte le relire d’ici les prochains mois, cette fois de façon plus poussée. Je vous recommande vivement ce livre de non fiction. C’était très intéressant et je pense que tout le monde – femmes et hommes – devrait le lire !

CITATION : « La virilité est tombée dans son propre piège, un piège que l’homme, en voulant y enfermer la femme, s’est tendu à lui-même. En faisant du mythe de la supériorité mâle le fondement de l’ordre social, politique, religieux, économique et sexuel, en valorisant la force, le goût du pouvoir, l’appétit de conquête et l’instinct guerrier, il a justifié et organisé l’asservissement des femmes, mais il s’est aussi condamné à réprimer ses émotions, à redouter l’impuissance et à honnir l’effémination, tout en cultivant le goût de la violence et de la mort héroïque. »

 

UNE RENCONTRE A PÉKIN DE JEAN-FRANCOIS BILLETER
Genre(s) : Non fiction, Témoignage – Édition : Allia – Parution : 2018 – Pages : 150  Catégorie : Les passes temps

RÉSUMÉ : Dans ce récit, le sinologue raconte sa rencontre avec une jeune femme médecin, durant ses études à Pékin dans les années 60, avant la Révolution culturelle, et les obstacles qu’ils ont dû surmonter pour pouvoir se marier. Ce texte saisissant, aux épisodes rocambolesques, est aussi une façon d’évoquer une Chine qui n’existe plus. Il est en même temps l’histoire d’un apprentissage – de la découverte progressive d’une réalité politique et sociale qui devait rester cachée.

MON AVIS : Mon avis va être très concis. Etant donné que je m’intéresse à l’histoire de la Chine, ma grand-mère m’a prêté ce court témoignage. C’était une vision intéressante de la Chine des années 1960. Cette période avait l’air effrayante : rien ne sortait de la Chine, rien ne rentrait. A travers ce témoignage, l’auteur nous propose une description de la vie à Pékin mais c’est aussi l’occasion pour lui de rendre hommage à sa femme, Wen. Concernant le style, c’était fluide à lire mais rien de fou – et Jean-François Billeter ne cherche en rien à être un écrivain ! Si vous vous intéressez à la Chine, je vous recommande tout de même ce livre.

CITATION : « Cette rencontre a eu lieu il y a un demi siècle. Je ne l’ai pas racontée jusqu’à ce jour parce que je ne savais pas comment m’y prendre. Je le fais maintenant pour qu’une trace subsiste d’événements qui ont tant marqué ma vie. Mes souvenirs sont lacunaires. Je n’ai rien noté à l’époque, on comprendra pourquoi, mais c’est peut-être devenu un avantage. Il faut s’être délesté d’une grande partie du passé pour que l’essentiel apparaisse. »

 

LE SECRET DU MARI DE LIANE MORIARTY
Traductrice : Béatrice Taupeau  Genre(s) : Drame – Édition : Le livre de poche – Parution : 2015 – Pages : 498  Catégorie : Les chouettes lectures

RÉSUMÉ : Jamais Cecilia n’aurait dû lire cette lettre trouvée par hasard dans le grenier. Sur l’enveloppe jaunie, quelques mots de la main de son mari : « À n’ouvrir qu’après ma mort ». La curiosité est trop forte, elle l’ouvre et le temps s’arrête… À la fois folle de colère et dévastée par ce qu’elle vient d’apprendre, Cecilia ne sait que faire : si elle se tait, la vérité va la ronger, si elle parle, ceux qu’elle aime souffriront.

MON AVIS : En commençant ma lecture, je m’attendais à un thriller même si en réalité ce n’était pas mentionné. Et en effet, ce n’en est pas un. Alors oui, l’histoire tourne autour d’un mystère : cette fameuse lettre. Mais la révélation est finalement assez prévisible – même si j’ai été assez surprise – et pas forcément l’objet central du roman ! Dans l’ensemble, j’ai bien aimé cette histoire. L’autrice aborde surtout le sujet de la maternité. Ça ne me parle pas spécialement mais c’était tout de même intéressant. Les différents personnages et surtout les différentes femmes du roman sont assez attachantes. Leurs vies se retrouvent mêlées et c’est le genre de roman à plusieurs voix que j’apprécie. L’écriture est simple et fluide, ça se lit rapidement. Ce n’est pas la lecture de l’année mais c’est parfait pour se détendre l’été !

CITATION : « Pauvre, pauvre Pandore. Zeus lui confie une mystérieuse jarre et l’envoie ici-bas pour épouser Épiméthée, un type passablement intelligent qu’elle n’a jamais vu de sa vie. Personne ne lui dit de ne pas ouvrir la jarre. Bien évidemment, elle l’ouvre. De toute façon, elle n’a rien d’autre à faire. Comment pouvait-elle savoir que les maux les plus vils s’en échapperaient pour tourmenter l’humanité à jamais, et que seul l’espoir y resterait enfermé ? Une étiquette de mise en garde, c’était trop demander ? »

 

LE SAUT DE L’ANGE DE LISA GARDNER
Traductrice : Florianne Vidal  Genre(s) : Thriller – Édition : Le livre de poche – Parution : 2017 – Pages : 422  Catégorie : Les favoris

RÉSUMÉ : Nuit noire et pluvieuse sur le New Hampshire : sur la route, une voiture fait une violente embardée. Au volant, une femme qui ne se souvient de rien, sauf d’une chose : Vero, sa fille, qui était avec elle, a disparu. Tout est immédiatement mis en œuvre pour la retrouver, en vain… Jusqu’à ce que Thomas, le mari de Nicole, dévoile que sa femme a perdu la raison : l’enfant n’a jamais existé…

MON AVIS : Lisa Gardner ne m’a encore jamais déçue avec ses romans. Ce roman confirme mon amour pour ses histoires ! Cette histoire m’a complètement embarqué. Du début à la fin c’était prenant ! Et je n’attends rien de moins que ça d’un thriller. J’aime beaucoup les thrillers qui parlent de la mémoire. Et je trouve que celui-ci est bien réussi. Nicole, le personnage principal, est complexe. Doit-on la croire ? J’aime quand on doute des personnages principaux. L’autrice m’a convaincue avec cette histoire. Même si je trouve avec le recul que la révélation coule plutôt de source (pas forcément dès le début, mais plus on lit plus c’est logique) je ne m’attendais pas à ça. Et évidemment j’aime être surprise ! Bon, aucun thriller à ce jour n’a réussi à dépasser Nymphéas noirs de Michel Bussi mais Le saut de l’ange reste un très bon page turner, avec une histoire solide et addictive ! Je recommande tout en vous conseillant d’avoir au moins lu Preuves d’amour car un des personnages se trouve dans les deux romans.

CITATION : « Car il n’est pas d’amour sans preuve de confiance […] Car il n’est pas d’amour sans persévérance […] Car il n’est pas d’amour sans pardon. »

 

ET VOUS, QUELLES ONT ÉTÉ VOS LECTURES DE JUILLET ? QUELLE A ÉTÉ VOTRE MEILLEURE LECTURE CE MOIS-CI ?

 

Solange ♡

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