Mes dernières lectures / Mai 2019

Salut tout le monde ! Aujourd’hui je vous retrouve pour mon bilan lecture de mai. Et quel beau bilan ! Au total, j’ai lu 19 livres : 9 romans, 9 mangas et 1 livre de non fiction. Mais le plus cool, c’est surtout que je n’ai eu que de bonnes lectures dont deux nouveaux romans favoris ! Vous n’aurez pas mon avis sur les mangas que j’ai lu dans cet article puisque j’ai décidé de leur dédier un autre article. C’est parti 🙂

 

J’AI COURU VERS LE NIL DE ALAA EL ASWANY
Traducteur : Gilles Gauthier  Genre(s) : Drame, Historique – Édition : Actes Sud Parution : 2018 – Pages : 432 – Catégorie : Les très bons

RÉSUMÉ : A travers les péripéties politiques et intimes d’une palette de personnages liés les uns aux autres, du chauffeur haut gradé en passant par la domestique musulmane et le bourgeois copte, ce roman évoque la révolution égyptienne à travers une mosaïque de voix dissidentes ou fidèles au régime, de lâchetés et d’engagements héroïques.

MON AVIS : C’est sur instagram que j’ai entendu parler de ce roman. Lire sur la révolution égyptienne de 2011 me paraissait être intéressant, surtout qu’à l’époque où la révolution a eu lieu, j’étais encore jeune et ça ne m’intéressait pas. Aujourd’hui, vous avez dû le remarquer, j’essaie de diversifier mes lectures et de m’intéresser à ce qu’il s’est passé ou se passe dans le monde. C’est en lisant qu’on en apprend sur le monde qui nous entoure. Et j’en ai appris des choses en lisant ce roman ! Ce n’est pas un coup de coeur mais j’ai énormément aimé ce roman qui est définitivement devenu un favori. L’auteur m’a conquise dès le premier chapitre. J’ai adoré sa plume, si prenante, si vivante. J’ai aimé le fait de suivre un personnage différent à chaque chapitre et de comprendre au fur et à mesure de ma lecture les liens qui les unissent. J’en ai soutenu certains, j’en ai détesté d’autres. J’ai trouvé qu’ils étaient tous intéressants, qu’ils apportaient tous à l’histoire. Le personnage de Achraf, par exemple, montre que le monde n’est pas noir ou blanc, c’est un personnage complexe, qui a su évoluer. La place de la religion musulmane en Egypte est très importante et j’ai trouvé intéressant que l’auteur critique celles et ceux qui la suivent strictement, sans jamais rien remettre en question, ou encore ceux qui sont finalement hypocrites et qui l’utilisent dans leur propre intérêt. C’était passionnant à lire, parfois dur, parfois beau. Il n’y a pas de véritable fin et j’ai aimé cet aspect là. Je ne peux donc que vous recommander ce livre qui, je l’espère, vous plaira autant qu’à moi.

CITATION :  » – Tu as perdu dix années de ta vie en prison et malgré cela rien n’a changé en Egypte. Tu ne regrettes rien ?

Mon père m’a répondu en souriant.

– J’ai fait mon devoir et j’ai conservé le respect de moi-même. Ensuite, qui te dit que rien n’a changé ? Chaque jour les gens sont plus conscients et la vérité leur apparaît plus clairement. Un jour, leur colère sera telle qu’elle les poussera à la révolution. Même si je ne vois pas cette révolution, je mourrai la conscience tranquille car j’aurai fait tout ce qui est en ma possibilité pour servir la cause. »

 

CALL ME BY YOUR NAME D’ANDRÉ ACIMAN
Traducteur : Jean-Pierre Aoustin  Genre(s) : Histoire d’amour – Édition : Le livre de poche – Parution : janvier 2019 – Pages : 320 – Catégorie Les très bons

RÉSUMÉ : Elio Perlman se souvient de l’été de ses 17 ans, à la fin des années quatre-vingt. Comme tous les ans, ses parents accueillent dans leur maison sur la côte italienne un jeune universitaire censé assister le père d’Elio, éminent professeur de littérature. Cette année l’invité sera Oliver, dont le charme et l’intelligence sautent aux yeux de tous. Au fil des jours qui passent au bord de la piscine, sur le court de tennis et à table où l’on se laisse aller à des joutes verbales enflammées, Elio se sent de plus en plus attiré par Oliver.

MON AVIS : Le film adapté de ce roman avait été un coup de coeur et j’étais curieuse de voir ce que le bouquin pouvait donner. Mais j’avais aussi un peu d’appréhension, par peur d’être déçue. Finalement, bien que ce ne soit pas un coup de coeur, j’ai adoré ma lecture ! Le film a conservé sensiblement l’âme du livre, en enlevant quelques éléments qui ne manquent pas. Si je devais résumer ce livre je dirai qu’il parle du désir. C’est bien la première fois que je lis un livre sur ce sujet et j’ai trouvé que c’était bien fait. Elio se répète un peu, est en proie au doute, mais en même temps, il n’a que 17 ans et il est attiré par Oliver qui en sept de plus. On comprend  qu’il ne sait pas trop ce qu’il veut, ce qu’il ressent, ce qu’est cette attirance et où cette histoire le mènera. La chronologie du roman est complètement différente de celle du film. Elio raconte son histoire alors qu’il est adulte. J’ai trouvé qu’on sentait bien le mélange entre les sentiments du Elio de 17 ans avec ceux de l’homme qu’il est devenu. Ce n’est jamais cru mais toujours franc. Le style est assez unique et j’ai complètement adhéré. Certaines scènes sont très belles. C’est donc pour moi un très beau roman, une très belle histoire d’amour et je serai curieuse de voir ce que la suite – qui sortira en VO à la fin de l’année – donnera !

CITATION : « Voulais-je être comme lui ? Voulais-je être lui ? Ou voulais-je seulement l’avoir ? Ou être et avoir sont-ils des verbes totalement inadéquats dans l’écheveau du désir, où avoir le corps de quelqu’un à toucher et être ce quelqu’un qu’on désire toucher sont une seule et même chose, ne sont que les rives opposées d’un fleuve qui passe sans cesse de soi à lui et de lui à soi, en ce va-et-vient perpétuel où les chambres du cœur, comme les pièges du désir, et les leurres du temps, et le tiroir à double fond que nous appelons identité, obéissent à une fausse logique selon laquelle la plus courte distance entre la vie réelle et la vie non vécue, entre qui l’on est et ce qu’on désire, est un escalier trompe-l’œil conçu avec l’espiègle cruauté d’un Escher ? Quand nous avait-on séparés, toi et moi, Oliver ? Et pourquoi le savais-je, et pourquoi ne le savais-tu pas ? »

 

LA CITÉ DU CIEL D’AMY EWING
Traductrice : Cécile Ardilly  Genre(s) : YA, Fantasy – Édition : Collection R – Parution : février 2019 – Pages : 450 – Catégorie : Les très bons

RÉSUMÉ : Sera ne s’est jamais sentie à sa place parmi son peuple, les Céruléennes. Curieuse de tout, elle questionne sans cesse ses trois mères, sa meilleures amie Leela et même la Grande Prêtresse. Elle attend aussi avec impatience le jour ou le cordon qui relie la Cité du Ciel au monde d’en dessous sera rompu, permettant aux Céruléennes de partir en quête d’une nouvelle planète d’attache. Mais lorsque Sera est choisie comme sacrifice pour rompre le cordon, elle ne sait quoi ressentir. Pour sauver sa Cité et ses concitoyennes, elle doit se précipiter du bord du prix de sa vie. Sauf que tout ne se passe pas comme prévu…

MON AVIS : Depuis qu’il est sorti, j’entends pas mal parler de ce roman. Et les avis sont très divergents. Certains sont mitigés voire n’ont pas aimé, d’autres au contraire ont adoré. Grâce à Netgalley et à la Collection R, j’ai pu me faire mon propre avis. J’avais un peu d’appréhension puisque j’avais notamment lu un avis très très négatif. Mais ce roman me tentait beaucoup : la couverture est magnifique et le résumé m’avait interpellé. Et je ne suis pas déçue ! J’ai beaucoup aimé ce roman. J’aime beaucoup l’univers du livre et surtout de la Cité du ciel. Au premier abord, ça a l’air d’être une planète si agréable. Le fait qu’il n’y ait aucun mâle, que les femmes soient donc toutes lesbiennes et forment des triades est super intéressant. Plus intéressant encore quand Sera se rend compte qu’elle ne se sent pas comme toutes ses consœurs. En plus de Sera, qui est un personnage que j’ai aimé mais pas mon préféré, on suit trois autres personnages : Leela sa meilleure amie, Leo et Agnes, deux jumeaux vivants à Kaolin, la planète d’attache. A travers Agnes, l’autrice montre que Kaolin n’est pas un endroit où il fait bon vivre quand on est une femme – et encore moins quand on n’entre pas dans les clous. En effet, Agnes veut être scientifique (mais les femmes ne font pas d’études), elle déteste porter des robes et est attirée par les femmes. On comprend vite qu’elle ne peut rien faire par elle-même sans l’accord de son père – ou d’un mari. Bref, Kaolin est un pays bien sexiste. J’ai trouvé que l’autrice critiquait habilement notre propre société en montrant que Sera et Agnes ne rentrent pas dans les normes de leur société respective. L’histoire en elle-même est très prenante, je ne me suis pas ennuyée un seul instant. Les différents personnages sont tous intéressants même si j’ai beaucoup de mal avec Leo qui est égoïste et veut à tout prix rendre son père fier. J’ai beaucoup aimé Leela, c’est une jeune fille douce qui se comporte en réelle amie. J’ai hâte de voir ce que le deuxième tome nous réservera !

CITATION : « Tu seras aimée à jamais, Sera. Souviens-t’en. Tant que les étoiles brilleront dans le ciel, je t’aimerai. »

 

TROIS JOURS A ORAN D’ANNE PLANTAGENET
Genre(s) : Autobiographie, Récit de voyage – Édition : J’ai lu – Parution : 2014 – Pages : 222 – Catégorie : Les chouettes lectures

RÉSUMÉ : Le 15 septembre 2005, j’ai embarqué avec mon père sur un vol à destination d’Oran. J’ignorais ce que nous allions trouver là-bas, si la maison où il était né existait encore, comment nous serions accueillis. J’ignorais surtout si ce voyage, dont j’attendais beaucoup et que j’ai forcé mon père à accomplir avec moi, serait une victoire, ou une erreur. Il y avait un risque. Je l’ai pris.

MON AVIS : Ce court livre mélange autobiographie, récit de voyage et quête d’identité. Anne Plantagenet revient sur le voyage qu’elle a fait en 2005 avec son père à destination de l’Algérie. Pour elle, c’est l’occasion de découvrir la terre de ses ancêtres, de renouer avec eux et de se (re)découvrir. Pour son père, c’est l’occasion de revenir après 40 ans là où il est né. J’ai bien aimé comment l’autrice a construit son récit. Elle alterne le moment présent, quand ils sont à l’aéroport, dans l’avion et à Oran, à des passages où elle parle de sa grand-mère, de sa famille. A cela s’ajoute ses réflexions sur son amant, sur le fait d’avoir quitté son mari. Dit comme ça, ces réflexions n’ont l’air de n’avoir aucun lien mais j’ai trouvé que tout se complétait bien, que tout avait un sens ensemble. Je ne me suis pas sentie proche de l’autrice puisque ce roman raconte son histoire mais j’ai apprécié qu’elle soit franche. Elle n’hésite pas à dire que sa grand-mère était raciste, qu’elle a eu honte de sa famille, de ses origines pied-noir dans son adolescence. C’était donc une lecture que j’ai apprécié et que je recommande !

CITATION : « D’un coup les omissions, les ellipses pourtant criantes des conversations familiales, m’ont semblé être autre chose que la volonté de ne s’en tenir qu’aux bons souvenirs. Il y avait l’intention, aussi, d’effacer les mauvais, parmi lesquels celui d’avoir été pendant trois générations du côté des tyrans et de ne pas avoir eu la clairvoyance de s’en rendre compte. Ou la franchise de l’admettre. Ils ne l’avaient jamais admis. »

 

VOX DE CHRISTINA DALCHER
Traducteur : Michael Belano  Genre(s) : Dystopie, Anticipation – Édition : Nil éditions – Parution : mars 2019 – Pages : 427 – Catégorie : Les très bons

RÉSUMÉ : Jean McClellan est docteure en neurosciences. Elle a passé sa vie dans un laboratoire de recherches, loin des mouvements protestataires qui ont enflammé son pays. Mais, désormais, même si elle le voulait, impossible de s’exprimer : comme toutes les femmes, elle est condamnée à un silence forcé, limitée à un quota de 100 mots par jour. En effet, le nouveau gouvernement en place, constitué d’un groupe fondamentaliste, a décidé d’abattre la figure de la femme moderne. Pourtant, quand le frère du Président fait une attaque, Jean est appelée à la rescousse. La récompense ? La possibilité de s’affranchir – et sa fille avec elle – de son quota de mots. Mais ce qu’elle va découvrir alors qu’elle recouvre la parole pourrait bien la laisser définitivement sans voix…

MON AVIS : Je voyais de plus en plus passer ce roman sur instagram et j’étais curieuse de le lire. La dystopie est un genre que j’apprécie énormément même si dernièrement j’en lis peu, et l’idée de lire une dystopie plus adulte avec un côté féminisme me plaisait beaucoup. Je n’ai absolument pas été déçue puisque j’ai beaucoup aimé ma lecture. J’ai trouvé que l’histoire était très prenante. On découvre au fur et à mesure de l’histoire comment le gouvernement américain en est venu à vouloir faire taire toutes les femmes. C’est effrayant et révoltant ! C’est comme revenir aux années 60 mais en pire puisque les femmes ne peuvent pas s’exprimer. Je me suis laissée emportée par l’histoire et j’ai fini ce roman en quelques jours. J’ai aimé le personnage de Jean puisqu’il y a une évolution entre la femme qu’elle était avec cet événement et celle qu’elle devient/découvre avec l’arrivée des comptes-mots. J’ai du mal à vous en parler plus, ça me fait souvent ça avec les livres qui m’ont beaucoup plu 🙂 Je ne peux que vous recommander ce roman !

CITATION : « La seule chose qui permet au mal de triompher est l’inaction des hommes de bien. »

 

LE QUATRIÈME MUR DE SORJ CHALANDON
Genre(s) : Drame, Historique – Édition : Le livre de poche – Parution : 2016 – Pages : 330 – Catégorie : Les chouettes lectures

RÉSUMÉ : L’idée de Samuel était belle et folle : monter l’Antigone de Jean Anouilh à Beyrouth. Voler deux heures à la guerre, en prélevant dans chaque camp un fils ou une fille pour en faire des acteurs. Puis rassembler ces ennemis sur une scène de fortune, entre cour détruite et jardin saccagé. Samuel était grec. Juif, aussi. Mon frère en quelque sorte. Un jour, il m’a demandé de participer à cette trêve poétique. Il me l’a fait promettre, à moi, le petit théâtreux de patronage. Et je lui ai dit oui. Je suis allé à Beyrouth le 10 février 1982, main tendue à la paix. Avant que la guerre ne m’offre brutalement la sienne.

MON AVIS : J’avais ce livre dans ma pile à lire depuis septembre 2017. Le résumé m’avait tenté lorsque je l’avais acheté mais finalement ce n’était pas le moment pour le lire. Aujourd’hui, j’ai enfin pris le temps de me plonger dans ce roman et ça a été une bonne lecture. Dans l’ensemble j’ai apprécié ma lecture mais je reste mitigée sur certains points. Déjà, je n’ai pas réussi à m’attacher à grand monde et encore moins à George, le narrateur. A part les études d’histoire, nous n’avons rien en commun. Après, ne pas me sentir proche des personnages n’est pas forcément un problème. Ce qui m’a surtout refroidie, c’est qu’il faut une centaine de pages avant que George parte pour Beyrouth et une soixantaine encore avant que l’action commence. Sur un livre de moins de 350 pages, c’est long. Après ça l’action s’enchaîne très rapidement. Je ne me suis pas ennuyée dans ma lecture mais les choses mettent vraiment du temps à décoller. J’ai finalement aimé la relation entre la pièce d’Anouilh et l’histoire même du roman. On comprend bien pourquoi Sorj Chalandon a choisi cette pièce pour son roman et pas une autre. Antigone est une tragédie et l’histoire de ce roman l’est tout autant. Sinon, l’écriture m’a plutôt plu. Dire que j’ai passé un bon moment m’est impossible en raison du ton tragique du roman mais je suis contente d’avoir enfin lu ce roman !

CITATION : « J’étais en guerre. Cette fois, vraiment. J’avais fermé les yeux. Je tremblais. Ni la peur, ni la surprise, ni la rage, ni la haine de rien. Juste le choc terrible, répété, le fracas immense, la violence brute, pure, l’acier en tous sens, le feu, la fumée, les sirènes réveillées les unes après les autres, les klaxons de voitures folles, les hurlements de la rue, les explosions, encore, encore, encore. Mon âme était entrée en collision avec le béton déchiré. Ma peau, mes os, ma vie violemment soudés à la ville. »

 

L’ARRACHE-MOTS DE JUDITH BOUILLOC
Genre(s) : Fantasy, Jeunesse – Édition : Hachette – Parution : mai 2019 – Pages : 280 – Catégorie : Les chouettes lectures

RÉSUMÉ : La jeune Iliade a un don merveilleux : le pouvoir de donner vie aux mots et aux histoires. Ce don fait d’elle la bibliothécaire la plus célèbre de tout le royaume d’Esmérie. Le matin où elle reçoit une demande en mariage presque anonyme, elle n’est sûre que d’une chose : son prétendant est un membre de la famille royale ! Bien décidée à comprendre qui s’intéresse à elle et surtout, pourquoi cette personne lui propose un contrat de mariage si avantageux, Iliade se rend dans la capitale…

MON AVIS : Grâce à Netgalley et aux éditions Hachette, j’ai pu me plonger dans ce court roman jeunesse de fantasy. Pas du tout mon genre, vous en conviendrez mais le côté « Passe-miroir de Christelle Dabos » m’a attiré. Et je ne suis pas déçue parce que j’ai passé un très bon moment de lecture ! Ce roman est une véritable déclaration d’amour aux mots, à la littérature et aux belles-lettres. Iliade adore lire et on ressent vraiment sa passion. Tout le roman est parsemé de clins d’œil à la littérature, en passant d’Homère à Du Bellay. L’histoire en elle-même est prenante. Qui est donc cet homme qui veut épouser Iliade ? J’ai bien aimé les différents personnages que ce soit Iliade, sa grand-mère Cassandra et le mystérieux fiancé ! La relation entre les deux héros ne m’a pas convaincue, c’était prévisible et j’aurai préféré assister à la naissance d’une amitié. Mais c’est bien là le seul élément sur lequel j’ai à redire. En résumé, si vous voulez une histoire toute douce, je vous recommande ce roman !

CITATION : « A la fin, c’est toujours plus ou moins la même histoire. Un beau ténébreux – au choix : bête victime d’un sortilège, vampire séduisant, ange déchu, guerrier torturé, aristocrate taciturne – tombe amoureux d’une femme intelligente et belle (sans le savoir). L’âme très pure de l’ingénue apaise les tourments du monstre au coeur tendre. Elle semblait si fragile, elle est si forte en fait. Il semblait si fort, Il est pourtant si fragile. Et voilà, l’affaire est dans le sac. »

 

LES AMANTS DE SPOUTNIK DE HARUKI MURAKAMI
Traductrice : Corinne Atlan – Genre(s) : Réalisme magique – Édition : 10/18 – Parution : 2013 – Pages : 271 – Catégorie : Les chouettes lectures

RÉSUMÉ : K. est amoureux de Sumire, mais dissimule ses sentiments sous une amitié sincère. La jeune fille est insaisissable, et voue un amour destructeur à une mystérieuse femme mariée. Un jour, Sumire disparaît, sans laisser de traces. K. part à sa recherche sur une île grecque, dans les rues de Tokyo, où tout le ramène à elle.

MON AVIS : Je suis contente d’avoir enfin lu un auteur japonais qui ne soit pas un mangaka. J’ai entendu à maintes reprises parler de Haruki Murakami et je me suis laissée tenter par ce court roman. Avant de commencer ma lecture, je ne savais pas trop quel genre de livre j’allais lire. En refermant le roman, je peux vous dire que ce livre rentre complètement dans le registre du réalisme magique. C’était ma première expérience et j’ai beaucoup aimé ! Ça donne un ton très étrange au roman puisqu’on n’a aucune explication rationnelle de ce qui arrive à Sumire. Elle disparaît sans raison, sans laisser de trace. J’ai aimé que l’histoire soit racontée du point de vue de K. C’est par son point de vue qu’on découvre Sumire et Miu. L’histoire en elle-même est prenante. La relation entre les deux femmes est plutôt étrange, on ne sait pas trop ce que Miu ressent envers Sumire. J’ai trouvé que le roman était bien écrit, ça me donne envie de découvrir ce que l’auteur a écrit d’autre. Pour conclure, je vous dirai que j’ai passé un bon moment et que je vous recommande ce roman !

CITATION : « Au printemps de sa vingt-deuxième année, Sumire tomba amoureuse pour la première fois de sa vie. Cet amour aussi dévastateur qu’une tornade dans une vaste plaine ravagea tout sur son passage, lançant des choses dans les airs, les réduisant en menus morceaux, les écrabouillant sans ménagement. Avec une violence qui ne connaissait pas un instant de relâchement, la tornade souffla sur les océans, réduisit sans pitié le site d’Angkor Vat à néant, incendia la jungle indienne et les malheureux tigres qui y vivaient encore, se mua au-dessus des déserts de Perse en une tempête de sable qui engloutit toute une ville fortifiée au charme exotique. L’objet de cet amour absolument mémorable était marié, avait dix-sept ans de plus que Sumire et, surtout, était une femme. »

 

CELUI QUI RESTE DE RHIANNON NAVIN
Traductrice : Carole Delporte – Genre(s) : Drame – Édition : JC Lattès – Parution : avril 2019 – Pages : 380 – Catégorie : Les très bons

RÉSUMÉ : Caché dans le placard de sa salle de classe avec ses camarades et sa maîtresse, Zach Taylor, entend des coups de feu dans le couloir de son école. Ce n’est pas la première fois qu’ils pratiquent cet exercice de confinement, mais cette fois, cela n’a rien d’un jeu. Un adolescent armé a pénétré dans l’école et, en quelques minutes, abat dix-neuf personnes, bouleversant à tout jamais le destin de la petite communauté. Et parmi les victimes, il y a le frère aîné de Zach.

MON AVIS : Grâce à Netgalley et aux éditions JC Lattès, j’ai eu l’occasion de lire le premier roman de cette autrice. Et franchement, chapeau ! Pour un premier livre, c’est vraiment très bon. Cette histoire tourne autour d’une fusillade dans une école et comment une famille fait pour gérer une telle tragédie. J’avais un peu d’appréhension quand j’ai commencé ma lecture puisque le narrateur, Zach, n’a que 6 ans. Avoir pour personnage principal un petit garçon peut être compliqué. Mais je trouve que l’autrice a réussi le pari. J’avais vraiment l’impression d’avoir les pensées, les doutes et questionnements d’un enfant. L’écriture reste pourtant adulte et très fluide. Je me suis vraiment attachée à Zach qui est finalement celui qui gère le mieux la perte de son frère. Il a des réflexions totalement logiques pour un enfant. Par exemple, il ne comprend pas pourquoi tout le monde dit que son frère était gentil et drôle alors qu’il piquait tout le temps des crises et était méchant avec lui. A travers le roman, on assiste à différentes façons de gérer le deuil. Jim, le père, n’arrive pas à pleurer. Mélissa, la mère ne fait que ça puis elle passe par une phase où elle énervée contre la terre entière et délaisse complètement Zach. C’est une histoire très triste mais j’ai trouvé le roman bien écrit et j’ai aimé les messages qu’il délivre !

CITATION : « Souffrir du manque, c’est une manière de le sentir, tu ne crois pas ? Peut être qu’un jour, on n’aura plus aussi mal à l’intérieur, je ne sais pas. Je crois qu’on pensera à lui et qu’il nous manquera toute notre vie. Ça fera toujours partie de… Nous. Et il ne sera jamais vraiment parti. Il sera toujours avec nous, à l’intérieur de nous. »

 

NO HOME DE YAA GYASI
Traductrice : Anne Damour – Genre(s) : Historique, Famille – Édition : Le livre de poche – Parution : 2017 – Pages : 473 – Catégorie : Les très bons

RÉSUMÉ : XVIIIe siècle, au temps de la traite des esclaves. Ghanéennes, Effia et Esi sont demi-sœurs mais ne se connaissent pas. La sublime Effia est mariée de force à un Anglais, le capitaine du fort de Cape Coast. Dans les cachots de ce fort sont enfermés les futurs esclaves. Parmi eux, Esi. Elle sera expédiée en Amérique. Ses enfants et petits-enfants seront continuellement jugés sur la couleur de leur peau. La descendance d’Effia, métissée et éduquée, perpétuera le commerce triangulaire familial et devra survivre dans un pays meurtri pour des générations.

MON AVIS : Je vais avoir du mal à vous parler de ce roman mais il était incroyable ! L’autrice propose une véritable fresque familiale sur sept générations. J’ai mis pas mal de temps à lire la première moitié du roman, pas par ennui mais parce que chaque chapitre est dense. On alterne tout au long du roman le point de vue d’Effia puis Esi puis de leurs descendants. Les deux lignées étaient tout aussi intéressantes. Les chapitres sont longs mais ça permet de découvrir le personnage en profondeur. Je me suis amusée à deviner qui était le fils/la fille de qui. Le roman aborde l’esclavagisme, le racisme, le poids des coutumes, le racisme, la famille, l’amour et tant d’autres sujets. Je J’ai trouvé ce roman véritablement passionnant ! Je ne connaissais rien du Ghana et apprendre quelques petites choses sur ce pays m’a plu. Ce n’était pas évident de boucler ce roman, l’autrice aurait encore pu continuer mais j’ai aimé son choix. Je ne peux que vous recommander ce roman !

CITATION : « Je suis trop vieux pour aller en Amérique. Trop vieux aussi pour la révolution. En outre, si nous allons étudier chez les Blancs, nous apprendrons seulement ce que les Blancs veulent que nous apprenions. Nous reviendrons pour construire le pays que les Blancs veulent que nous construisions. Un pays qui continuera à les servir. Nous ne serons jamais libres. »

 

ET VOUS, QUELLES SONT VOS LECTURES DE MAI ? QUELLE A ÉTÉ VOTRE MEILLEURE LECTURE CE MOIS-CI ?

 

Solange ♡

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