Mes dernières lectures / Avril 2019

Salut tout le monde ! Qui dit début du mois dit bilan lecture. J’ai eu de très bonnes lectures en ce mois d’avril, dont un nouveau coup de coeur ♡ Dans l’ensemble, j’ai eu très peu de lectures moyennes. Au total, j’ai lu 7 romans, 2 bandes dessinées, 3 mangas et 4 livres de non fiction. Aussi, je tenais à vous dire avant de commencer cet article que depuis début avril j’ai la possibilité de lire des romans grâce à la plateforme Netgalley. Je suis vraiment contente parce que j’ai pu découvrir de très bons romans et ça me permet de lire des livres vers lesquels je ne me serais peut-être pas tournée 🙂 C’est parti !

 

DISTORSION D’ÉMILE GAUTHIER ET SÉBASTIEN LÉVESQUE
Illustrateur : RUN – Genre(s) : Recueil – Édition : Les éditions de l’homme – Parution : mars 2019 – Pages : 224 – Catégorie : Les très bons

RÉSUMÉ : True crime, dark Web, catfish, conspiration, disparition, creepypasta, cyberintimidation et légende urbaine à donner froid dans le dos… Distorsion est une baladodiffusion québécoise qui passionne les amateurs d’histoires étranges. C’est maintenant aussi un livre fascinant qui réunit 13 récits ayant enflammé l’imagination des internautes. Le tandem d’analystes Seb et Emile a extrait des arcanes de la Toile cinq histoires glauques, jamais diffusées sur les ondes, en plus de fournir huit compléments d’enquêtes inédits. En prime ? Une « mini-disto » que les fans ne voudront pas manquer. Frissons et surprises sont au rendez-vous !

MON AVIS : Grâce à la plateforme Netgalley et aux Editions de l’homme j’ai eu l’occasion de lire ce chouette livre ! Je suis une grande fan du podcast d’Emile et Sébastien que j’écoute avec grand plaisir depuis l’été dernier. Je suis ravie d’avoir eu l’occasion de lire ce livre parce que je l’ai beaucoup aimé ! Emile et Sébastien propose 7 histoires tirées de leur podcast et 6 nouvelles. Dans l’ensemble, je les ai toutes apprécié même si j’ai eu des préférences. Les histoires que j’avais pu écouter sont tout aussi intéressantes que celles que j’ai découverte. Ce livre est vraiment de qualité. C’est vraiment bien écrit, chaque histoire est prenante et intéressante. De plus chaque histoire a droit à son illustration réalisée par le bédéiste RUN. Bien que ça ne soit pas trop mon style, ça colle complètement à l’ambiance. J’ai aimé la diversité des histoires : disparition, meurtre, dark web, creepypasta. Avec comme fil conducteur l’ère du numérique. Je vous recommande vivement leur podcast et pourquoi pas vous lancer dans leur livre qui est une vraie réussite !

 

AU DELÀ DES ILLUSIONS DE DUONG THU HUONG
Traducteur : Phan Huy Duong – Genre(s) : Histoire d’amour – Édition : Picquier poche – Parution : 2000 – Pages : 335 Catégorie : Les très bons

RÉSUMÉ : Phuong Linh, face à la lâcheté de ses amants, oppose l’ardeur sincère de son amour et le courage de ses convictions. Les serments seront endeuillés de mensonges : Phuong Linh devra trouver seule son chemin. Ce livre donne à voir la médiocrité des intellectuels et des artistes sous le régime totalitaire, le processus qui conduit peu à peu les hommes du mensonge au mépris, du mépris au cynisme, et qui finit par corrompre l’amitié et l’amour.

MON AVIS : En ce moment, la littérature asiatique m’attire. Après avoir lu Monsieur Han de Hwang Sok-Yong dont l’histoire se passe en Corée, j’ai lu Au delà des illusions de Duong Thu Huong, d’après les recommandations d’Emy de la chaîne Antastesia. Et ça a été une très belle découverte ! Je ne savais pas de quoi le roman allait bien parler, juste qu’il est décrit comme la plus belle histoire d’amour vietnamienne. J’ai énormément aimé ce roman – qui bien que pas un coup de coeur – est aujourd’hui devenu l’un de mes livres favoris. L’autrice a une telle poésie dans sa plume ! Dès les premiers mots, j’ai été charmé par son écriture qui fait la force de ce roman. Les personnages ont aussi la part belle. Chacun d’entre eux va connaître une désillusion – concernant sa vie, son rêve, son amour. L’autrice ne tombe jamais dans l’apitoiement. J’ai aimé Linh parce qu’elle est fidèle à ses convictions ou encore Nguyen parce que malgré tout ce qui lui arrive, il continue à aimer Linh et à être une belle personne. Le Vietnam n’est pas un pays qui m’attire mais l’ambiance d’Hanoï m’a plu. Franchement, je n’ai pas assez de mots pour dire à quel point j’ai aimé ce roman alors je vous conseille juste de vous laisser porter par cette histoire !

CITATION : « La femme se demande : “Comment ai-je pu l’aimer à ce point ?” Elle le regarde dans la lueur verdâtre de l’aube. Il dort profondément. Il paraît doux, étranger. Un mannequin de cire. Le visage, la courbe du nez, le pli de l’oreille… C’est toujours le même homme, la même peau, la même chair. Il étincelait en elle, auréolé de lumière. Maintenant, il ne rayonne plus de la chaleur de l’amour, de la joie de vivre. »

 

I AM I AM I AM DE MAGGIE O’FARRELL
Traductrice : Sarah Tardy – Genre(s) : Recueil, Autobiographie – Édition : Belfond – Parution : mars 2019 – Pages : 256 – Catégorie : Les très bons

RÉSUMÉ : Il y a ce cou, qui a manqué être étranglé par un violeur en Écosse. Il y a ces poumons, qui ont cessé leur œuvre quelques instants dans l’eau glacée. Il y a ce ventre, meurtri par les traumatismes de l’accouchement… Dix-sept instants. Dix-sept petites morts. Dix-sept résurrections. Je suis, je suis, je suis. I am, I am, I am…

MON AVIS : Je n’avais encore jamais lu Maggie O’Farrell mais son nom ne m’était pas inconnue puisque Charlotte en parle souvent. J’ai eu l’occasion, une fois de plus grâce à Netgalley mais aussi aux éditions Belfond, de pouvoir lire ce recueil de nouvelles autobiographiques. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre et j’ai finalement découvert une très belle plume ! L’autrice écrit vraiment très bien et elle a réussit à rendre son livre vraiment prenant et intéressant. Certaines histoires étaient stressantes, d’autres vraiment poignantes. A travers ces histoires, l’autrice nous parle d’elle, de sa vie, de son enfance, de son envie de liberté, de ses enfants. Chaque histoire est accompagnée d’une jolie illustration de la partie du corps frôlée par la mort, et j’ai vraiment bien aimé. J’ai apprécié découvrir cette autrice à travers les 17 fois où elle a frôlé la mort : c’est une façon tellement singulière ! Certaines réflexions étaient intéressantes, comme celle sur le fait que l’on a tous failli mourir à plusieurs reprises, parfois sans même s’en rendre compte. J’ai beaucoup aimé la personnalité de l’autrice qui ressort de son livre et elle m’a donné envie de découvrir le reste de son travail ! C’est donc une très belle découverte autant sur la forme (cette couverture n’est-elle pas magnifique ? J’aimerai presque m’acheter le livre en version papier pour l’ajouter à ma bibliothèque) que sur le fond 🙂

CITATION : « Frôler la mort n’a rien d’unique, rien de particulier. Ce genre d’expérience n’est pas rare ; tout le monde, je pense, l’a déjà vécu à un moment ou à un autre, peut-être sans même le savoir. »

 

FILLES DE LA MER DE MARY LYNN BRACHT
Traductrice : Sarah Tardy – Genre(s) : Historique, Drame – Édition : Pocket – Parution : 2018 – Pages : 410 – Catégorie : Les coups de coeur

RÉSUMÉ : Il est parfois plus difficile de respirer en dehors de l’eau que dans les profondeurs des vastes océans… Sur l’île de Jeju, au sud de la Corée, Hana et sa petite sœur Emi appartiennent à la communauté haenyeo, au sein de laquelle ce sont les femmes qui font vivre leur famille en pêchant en apnée. Un jour, alors qu’Hana est en mer, elle aperçoit un soldat japonais sur la plage qui se dirige vers Emi. Aux deux filles on a maintes fois répété de ne jamais se retrouver seules avec un soldat. a Elle devient alors, comme des milliers d’autres Coréennes, une femme de réconfort en Mandchourie.

MON AVIS : Avant de découvrir ce roman, je n’avais jamais entendu parler des « femmes de réconfort », ces femmes et jeunes filles coréennes que les soldats japonais ont enlevés pour qu’elles deviennent des prostituées. Comment est-ce possible qu’on en ai jamais parlé pendant ma scolarité ? Heureusement que la littérature existe parce qu’il est important de parler de la Seconde Guerre Mondiale sous un autre prisme que celui de l’Europe. Et c’est important de lire ce genre de romans pour toutes ces femmes. Cette histoire est vraiment bouleversante et honnêtement les scènes de viols sont vraiment dures à lire. Hana ne sait pas où on l’emmène ni ce qui va lui arriver. Et lorsqu’elle comprend, c’est son innocence et sa jeunesse qui s’envolent. Mais Hana est un personnage fort qui fera tout pour retourner chez elle. Emi, elle, ne s’est jamais remise de la disparition de sa soeur. On la suit, près de 70 ans plus tard qui se rend chaque année à la Manifestation du mercredi. Ce voyage fait resurgir en elle ce passé qu’elle a préféré taire et oublier. J’ai aimé chaque point de vue, que ce soit celui de Hana en 1943 et celui de Emi. Leur deux récits se font écho. C’est un roman très bien écrit, que j’ai eu beaucoup de mal à lâcher. J’ai été vraiment émue en lisant ce roman, parfois bouleversée. Malgré la dureté de certains passages, il réside parfois de petites lueurs d’espoir. Je suis donc vraiment contente d’avoir lu ce roman parce qu’il est important de se souvenir de toutes ces femmes. Ce livre montre que les femmes sont les premiers instruments de guerre. Un beau roman que je ne peux que vous recommander !

CITATION : « Au fond d’elle, Emi sait qu’en répondant sincèrement à sa fille elle ouvrira une trappe scellée depuis plus de six décennies et qu’une fois ouverture il n’existera aucun moyen de la refermer. Derrière cette porte verrouillée se trouvent les mensonges, la souffrance, la peur, l’inquiétude, la honte, toutes ces choses de son passé qu’Emi a cachées à ses enfants et déniées en vieillissant. Mais tous ces sentiments la rattrapent soudain et la frappent comme la botte d’un soldat sans visage. »

 

LES FLEURS DU LAC DE CHRISTELLE ANGANO
Genre(s) : Féminisme, Nouvelle – Édition : Editions de la Rémanence – Parution : mars 2019 – Pages : 91 (ebook) – Catégorie : Les chouettes lectures

RÉSUMÉ : Mebrat est éthiopienne. Dans son village, on pratique encore l’excision. C’est contre cette tradition que la jeune femme, moderne et courageuse, va décider de s’élever en refusant de confier sa cadette à l’exciseuse. Comment réagira le village ?

MON AVIS : Je remercie les Editions de la Rémanence de m’avoir permise de lire ce roman. Ce court roman qui s’apparente plus à la nouvelle, me laisse plutôt mitigée. Il y a du bon et du moins bon. J’ai tout d’abord beaucoup aimé le thème de ce livre qui n’est autre que l’excision. C’est très intéressant de lire un roman qui aborde ce sujet sans jugement. J’ai été en colère en lisant les raisons émises par les femmes de cette histoire qui continuent à perpétrer cette tradition. Mais il est possible d’aller au delà de la tradition et c’est que nous montre Mebrat. J’ai aimé que l’autrice montre bien que ce sont les femmes et les hommes, ensemble, qui doivent faire changer les traditions. Et il suffit d’une seule femme qui dise non pour que toute une tradition soit remise en cause. Mais, malheureusement, l’histoire est bien trop rapide et le sujet abordé trop en surface. J’ai eu cette impression de bâclé, d’inachevé. Le fond est intéressant mais pas assez poussé. A un moment, un des personnages dit qu’il existe différents types de mutilations sexuelles féminines, qu’elles ont des répercussions. Mais l’autrice n’a pas pris le temps de nous les nommer et de nous les expliquer. C’est donc un roman qui aurait pu être beaucoup plus poussé. C’est dommage parce que l’idée de départ me plaisait beaucoup ! Je reproche aussi quelques fautes d’accent, de nom ou encore d’oubli de majuscule. Ce n’est pas grave mais dans un livre si court, ça se remarque trop facilement.

CITATION : « – Pas le choix ? Pourquoi ? Pour faire comme les autres ? Pour ne pas contrarier ta belle-mère. Et que diras-tu si ta fille meurt sous la lame ? Que vous ne pouviez pas faire autrement ? Ou alors que c’est une affaire de femmes ? Tu vois, c’est là que je ne suis pas d’accord. C’est aussi une histoire d’hommes. Et nous avons le choix. »

 

CHINA DREAM DE MA JIAN
Traducteur : Laurent Barucq – Genre(s) : Drame – Édition : Flammarion – Parution : janvier 2019 – Pages : 203 – Catégorie : Les chouettes lectures

RÉSUMÉ : Mélangeant fiction et réalité, le nouveau roman de Ma Jian dresse le portrait de la Chine d’aujourd’hui livrée au « rêve chinois » du président Xi Jinping et à l’amnésie imposée par l’État. Sous les allures d’une fable cruelle, l’auteur dévoile l’une des facettes les plus implacables de la tyrannie qui consiste à tenter d’effacer la mémoire, à éradiquer tout événement passé qui pourrait gêner la marche du pouvoir.

MON AVIS : C’est ma grand-mère qui m’a parlé de cet auteur et lorsque j’ai trouvé son dernier roman à la bibliothèque, je l’ai pris. Je suis contente de l’avoir lu parce que je n’avais encore jamais rien lu d’auteur.trices chinois.e.s. J’ai particulièrement aimé l’écriture de l’auteur et le message qu’il essaie de faire passer à travers son roman. L’avant-propos était vraiment intéressant. Mais, je ne suis pas convaincue par ma lecture pour autant. Mon manque de culture à propos de l’histoire chinoise m’a fait défaut – mais ça a au moins le mérite de me donner envie d’en apprendre plus ce pays. L’histoire mêle fiction et réalité et ça n’a pas toujours été évident de savoir quels étaient les éléments réels. Le personnage principal est exécrable, je l’ai détesté. Il est d’un ridicule dans ses actes. D’ailleurs, certaines scènes montrent à quel point la situation est devenue ridicule depuis le début du communisme. Les différents personnages, dans deux camps opposés, se battent avec les mêmes arguments en faveur du président Xi Jinping. Cette histoire est assez étrange, je ne savais pas trop où l’auteur voulait aller. C’était donc une lecture intéressante mais qu’il faudrait que je relise lorsque j’en saurai plus sur l’histoire de la Chine !

CITATION : « Mais les utopies mènent toujours aux dystopies et les dictateurs finissent invariablement par se changer en dieux exigeant une adoration quotidienne. »

 

QUI N’EST PAS RACISTE, ICI ? DE AKLI TADJER
Genre(s) : Essai – Édition : JC Lattès – Parution : mars 2019 – Pages : 60 – Catégorie : Les chouettes lectures

RÉSUMÉ : Qui n’est pas raciste, ici ? C’est la première question qui m’est venue lorsque j’ai rencontré les élèves d’un lycée de province qui avaient refusé de lire Le Porteur de cartable, dont le héros s’appelle Messaoud. Qu’est-ce qui a poussé ces jeunes de la France silencieuse à se montrer soudain si hostiles, si haineux, si racistes au fond ? Ce livre est ma réponse, car mon combat contre ce mal ne connaît pas de répit. Nous avons tous en nous la capacité de haïr les autres mais nous avons aussi celle d’aller vers eux. Moi, j’ai choisi mon chemin.

MON AVIS : Merci aux éditions JC Lattès de m’avoir permis de lire cet essai. J’avais déjà lu un roman de cet auteur qui ne m’avait pas tellement emballé mais lire son essai me donne envie de voir ce qu’il a écrit d’autre. En lisant ce texte, j’ai découvert un écrivain vraiment intéressant : il cherche à montrer que malgré les différences, nous pouvons être unis. Mais son combat porte surtout contre le racisme. A travers son essai, l’auteur nous fait comprendre qu’il y a un véritable problème dans l’apprentissage du français. Certains élèves ne savent pas que l’Algérie a été française. Il explique aussi que certains élèves n’ont pas voulu lire son livre à cause des mots en arabe. Plusieurs sujets sont abordés dans cet essai : les gens issus de deux cultures ont une double histoire qui doit être une force ; La France est contradictoire car elle aide certains peuples et en asservie d’autre. L’auteur rappelle que partir dans un autre pays c’est devenir un émigré. Que des Algériens viennent en France ou que ces élèves Français partent aux Etats-Unis revient au même : dans les deux cas, ce sont des émigrés. J’aime ce texte parce que l’auteur ne fait finalement que rappeler des évidences mais d’une façon tellement habile. On se pose aussi la question de savoir si l’on est soi-même raciste. L’auteur aborde aussi la question de la frontière entre racisme et islamophobie qui est parfois mince. J’ai beaucoup aimé le passage sur son rapport à la lecture qui est vraiment intéressant. Finalement, l’auteur aborde brièvement la question du racisme dans le milieu littéraire. J’ai donc beaucoup aimé ce court essai, que j’ai trouvé vraiment bien écrit et qui fait pas mal réfléchir !

CITATION : « Cette France qui libérait les uns, privait de cette même liberté des peuples d’Afrique qu’elle avait soumis par la force. C’est tout le paradoxe de notre pays. C’est pour cela que je peux l’aimer sans retenue, c’est aussi pour cela que je peux le mal-aimer sans retenue. »

 

LE FÉMINISME D’ANNE-CHARLOTTE HUSSON ET THOMAS MATHIEU
Genre(s) : Féminisme, Bande dessinée – Édition : Editions du Lombard – Parution : 2016 – Pages : 95 – Catégorie : Les très bons

RÉSUMÉ : Malgré des avancées significatives durant le 20e siècle, le combat féministe reste toujours d’actualité. D’Olympe de Gouges à Virginie Despentes en passant par Simone de Beauvoir ou Angela Davis, cette bande dessinée retrace, à travers des événements et des slogans marquants, les grandes étapes de ce mouvement et en explicite les concepts-clés, comme le genre, la domination masculine, le « slut-shaming » ou encore l’intersectionnalité.

MON AVIS : J’ai trouvé par hasard cette bande dessinée sur le féminisme et je me suis laissée tentée. Je l’ai dans l’ensemble vraiment apprécié parce qu’elle pose les bases de ce qu’est le féminisme. Anne-Charlotte Husson et Thomas Mathieu abordent différents sujets comme le black feminism, la question de genre, la sexualité, le viol, à partir de 7 slogans. Chaque partie est assez courte mais toujours intéressante. Tout est bien expliqué et chiffré. J’ai aimé le sarcasme qui ressortait parfois de certaines bulles. Côté graphisme, c’est très simple mais j’aime bien. Il y a pas mal de couleurs et le trait, sans être vraiment beau, apporte au fond. C’est un bon indispensable quand on commence à découvrir le féminisme. Je vous la recommande si vous vous intéressez à ce sujet !

 

CE QUI NE TUE PAS DE RACHEL ABBOTT
Traductrice : Laureline Chaplain – Genre(s) : Thriller – Édition : Belfond – Parution : mars 2019 – Pages : 384 – Catégorie : Les très bons

RÉSUMÉ : Cleo North sait qu’elle devrait se réjouir pour son petit frère Marcus. Pourtant, rien n’y fait, elle ne sent pas du tout sa nouvelle compagne, Evie, et voit d’un très mauvais œil l’influence croissante de la jeune femme sur son frère. Et puis que signifie cette propension à se blesser « accidentellement » sans arrêt ? Une manière d’attirer encore davantage l’attention de Marcus ? Comme si son pauvre frère, cet artiste si talentueux et si vulnérable, n’avait pas été déjà assez éprouvé par le décès de sa première épouse… Un soir, un appel à la police, deux corps retrouvés dans la somptueuse demeure des North. Celui de Marcus sans vie, celui d’Evie ensanglanté. Un jeu sexuel scabreux ? Une dispute qui aurait mal tourné ?

MON AVIS : L’autrice m’avait déjà bluffé le mois dernier avec son roman Une famille trop parfaite mais maintenant, je suis conquise ! Rachel Abbott est en passe de devenir une de mes autrices de thriller favorites 🙂 Elle excelle dans l’art du thriller domestique. Une fois de plus, j’ai adoré ce roman qui m’a énormément plu. Les personnages sont complexes et une fois de plus, ils sont tous tangibles. Je n’ai pas particulièrement été bluffé par les retournements de situations à l’instar du précédent mais je trouve que l’autrice raconte vraiment bien son histoire : impossible de lâcher le roman ! Qui dans cette histoire ment ? Cleo ? Evie ? Marcus ? J’ai beaucoup aimé comment l’autrice avait façonné ces deux femmes qui n’arrivent pas à s’entendre. J’ai détesté Cleo mais son personnage est vraiment réussi. J’ai préféré Evie en sachant qu’elle avait également ses zones d’ombre. Le roman tourne principalement autour du procès d’Evie et c’était passionnant ! Que vous aimiez ou non les thrillers, je vous le recommande ! Je remercie une fois de plus les éditions Belfond.

CITATION : « Certaines morts sont inéluctables. D’autres peuvent être évitées. Puis il y a ces tragédies prises dans leur propre élan qui, une fois lancées, s’emballent et causent mal après mal, perte après perte. »

 

HISTOIRES DU SOIR POUR FILLES REBELLE D’ELENA FAVILLI ET FRANCESCA CAVALLO
Traductrice : Jessica Shapiro – Genre(s) : Féminisme, Jeunesse, Biographie – Édition : Les Arènes – Parution : 2017 – Pages : 384 – Catégorie : Les très bons

RÉSUMÉ : Mieux que tous les livres de contes de fées : Elles sont pirates, scientifiques, espionnes, sportives, chanteuses, guerrières, reines, romancières… 100 femmes aux vies extraordinaires qui brisent les stéréotypes et encouragent filles et garçons à suivre leurs rêves.

MON AVIS : Pour le FéminiBooks Challenge, il fallait lire un livre jeunesse engagé et c’était tout trouvé avec ce livre qui regroupe 100 portraits de femmes plus ou moins connues. En réalité, je pense n’en connaître pas 20 et encore parfois seulement de nom. J’ai donc découvert énormément de femmes plus fortes les unes que les autres, qui sont allées au bout de leur rêve ou qui continuent encore. C’est un livre à mettre dans toutes les mains des enfants mais que l’on soit adulte n’est pas du tout un problème ! Alors oui, clairement on s’adresse à des enfants, la biographie de chaque femme est très courte et simplifiée pour être comprise par les plus jeunes – et c’est là le seul défaut que je lui trouve tout en comprenant qu’il est adressé à un jeune public – mais c’est vraiment enrichissant ! J’ai également aimé que chaque biographie soit accompagnée d’un portrait fait presque à chaque fois par une illustratrice différente. Certains sont tout simplement magnifiques ! Je ne peux que vous recommander ce livre 🙂

 

J’ai aussi lu deux livres dans le cadre du Spring Flower Challenge : les premiers tomes de la BD La boîte à musique de Gijé et Carbone et du manga Made in abyss de Akihito Tsukushi. Concernant La boîte à musique, j’ai bien aimé ce premier tome mais il était beaucoup trop court, l’autrice pose simplement les bases de l’histoire. On fait la rencontre de nos personnages principaux qui sont des enfants. C’est donc une BD assez jeunesse, à voir par la suite si ça reste trop enfant ou pas. Le graphisme par contre me plaît beaucoup. La couverture est d’ailleurs magnifique ! C’est coloré et frais et ça j’apprécie 🙂 Concernant Made in abyss, j’ai vraiment beaucoup aimé ce premier tome. Ici encore on fait la rencontre de nos personnages qui ont une dizaine d’année mais c’est un manga adulte. J’aime bien l’univers et l’histoire est vraiment prometteuse ! Le graphisme me plaît bien également. J’ai hâte de continuer ce manga !

J’ai également continuer le manga Blue Spring Ride de Io Sakisaka en lisant les tomes 3 et 4. J’ai plutôt été agacée par les actions et propos de Kô dans le troisième tome. Dire que Futaba n’est pas une vraie fille parce qu’elle n’est pas soignée est juste sexiste. Après, il faut quand même remettre les choses dans leur contexte. Ce manga date de plusieurs années et les shojos ont eu tendance à être sexistes et clichés. Et puis, les mots du personnage ne sont peut-être pas ceux de l’autrice. Mais ça m’a quand même dérangée. J’ai par contre bien plus aimé le quatrième tome dans lequel la relation entre les deux personnages avance. On en apprend mieux sur Kô et bien que ça ne justifie selon moi pas son comportement, c’était intéressant de mieux le comprendre. J’ai trouvé ce quatrième tome vraiment prenant, où on découvre mieux certains personnages. J’ai donc hâte de voir ce que réserve la suite !

J’ai lu La brigade des cauchemars T2 Nicolas de Franck Thilliez, Yomgui Dumont et Drac. On est quelques mois après la fin du premier tome et l’histoire se poursuit. Comme pour le premier, j’ai apprécié ma lecture. Les dessins me plaisent bien, j’aime l’idée d’entrer dans les cauchemars des gens pour les aider à les surmonter. Une fois de plus, on apprend de nouvelles révélations sur les personnages, ce qui me donne envie de découvrir la suite. En bref, une BD sympa à lire !

Finalement, j’ai lu Une drôle de femme de Leylâ Erbil dont je vous parle en détail dans cet article.

 

ET VOUS, QUELLES SONT VOS LECTURES D’AVRIL ? QUELLE EST CELLE QUE VOUS AVEZ PRÉFÉRÉ ?

 

Solange ♡

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