Lectures à thème : Maladies mentales et physiques

Salut tout le monde ! Aujourd’hui j’inaugure un nouveau type d’article : les lectures à thème. Rien de bien compliqué, ces articles seront l’occasion pour moi de vous parler d’un sujet en particulier à travers plusieurs livres. Pour ce premier article, j’ai décidé de parler des maladies, qu’elles soient mentales ou physiques. Je pense que c’est important de lire ce genre de livres pour être plus ouvert d’esprit. C’est parti !

 

Contrecoups de Nathan Filer

De quoi ça parle ? « Je vais vous raconter ce qui s’est passé, parce que ce sera un bon moyen de vous présenter mon frère. Il s’appelle Simon. Je pense que vous allez l’aimer. Vraiment. Mais dans quelques pages il sera mort. Et il n’a plus jamais été le même après ça. » Matthew a 19 ans, et c’est un jeune homme hanté. Hanté par la mort de son grand frère, lors de vacances à la mer, dix ans auparavant. Hanté par la culpabilité. Hanté par la voix de Simon qu’il entend partout, tout le temps : dans le bruissement des feuilles des arbres, dans le crépitement des bougies d’anniversaire, dans le murmure de la marée…

J’ai lu ce livre il y a un an de ça, et bien que ça n’ai pas été un coup de coeur, ça avait été une très belle découverte. Dès le début, on comprend que Matthew a des troubles mentaux. Tout s’embrouille dans sa tête et le récit était assez décousu. J’avais bien aimé cet aspect là, le fait que l’état mental de Matthew transparaisse à l’écrit. J’avais envie de comprendre ce qu’il était arrivé à Simon et le passage sur sa mort m’avait beaucoup touché. On ne comprendra jamais vraiment ce que cela peut faire d’avoir des troubles mentaux quand on n’en a pas mais c’est intéressant de lire ce genre de livre.

 

Je vais mieux de David Foenkinos

De quoi ça parle ? Un jour, je me suis réveillé avec une inexplicable douleur dans le dos. Je pensais que cela passerait, mais non. J’ai tout essayé… J’ai été tour à tour inquiet, désespéré, tenté par le paranormal. Ma vie a commencé à partir dans tous les sens. J’ai eu des problèmes dans ma vie professionnelle, dans mon couple, avec mes parents, avec mes enfants. Je ne savais plus que faire pour aller mieux… Et puis, j’ai fini par comprendre.

J’ai découvert cet auteur avec ce roman et il m’avait complètement convaincue. Ce livre m’a bien plu puisque pour la première fois de ma vie, quelqu’un avait réussit à mettre des mots sur ce que je ressens au quotidien. Je me suis retrouvée dans le personnage principal quand il parle de sa douleur. Ses mots étaient les miens et ça m’a fait du bien. C’était aussi sympa de suivre sa vie, de comprendre pourquoi il avait mal et comment finalement il s’en sort. Si vous souhaitez lire un roman sur la douleur psychosomatique, je vous le recommande !

 

Jours sans faim de Delphine de Vigan

De quoi ça parle ? Cela s’était fait progressivement. Pour en arriver là. Sans qu’elle s’en rende vraiment compte. Sans qu’elle puisse aller contre. Elle se souvient du regard des gens, de la peur dans leurs yeux. Elle se souvient de ce sentiment de puissance qui repoussait toujours plus loin les limites du jeûne et de la souffrance. Les genoux qui se cognent, des journées entières sans s’asseoir. En manque, le corps vole au-dessus des trottoirs. Plus tard, les chutes dans la rue, dans le métro, et l’insomnie qui accompagne la faim qu’on ne sait plus reconnaître. Et puis le froid est entré en elle, inimaginable. Ce froid qui lui disait qu’elle était arrivée au bout et qu’il fallait choisir entre vivre et mourir.

J’aime beaucoup les romans de Delphine de Vigan, elle est une très belle plume. Ce roman-là est très court mais très fort. Entre fiction et autobiographie, l’autrice nous propose d’entrer dans le quotidien du personnage principal. Je ne comprends pas comment on tombe dans l’anorexie mais je n’ai pu que compatir pour cette jeune femme. C’est important de parler de cette maladie.

 

La différence invisible de Julie Dachez et Mademoiselle Caroline

De quoi ça parle ? Marguerite a 27 ans, en apparence rien ne la distingue des autres. Elle est jolie, vive et intelligente. Elle travaille dans une grande entreprise et vit en couple. Pourtant, elle est différente. Marguerite se sent décalée et lutte chaque jour pour préserver les apparences. Ses gestes sont immuables, proches de la manie. Son environnement doit être un cocon. Elle se sent agressée par le bruit et les bavardages incessants de ses collègues. Lassée de cet état, elle va partir à la rencontre d’elle-même et découvrir qu’elle est autiste Asperger. Sa vie va s’en trouver profondément modifiée.

L’an dernier j’ai lu cette bande dessinée très intéressante sur l’autisme Asperger. J’ai bien aimé ce livre car j’ai pu apprendre des choses sur ce type d’autisme. Marguerite est différente et j’ai aimé que l’autrice dise que son anormalité est normale. C’est un beau témoignage et aussi un bon bouquin pour en apprendre plus sur une maladie encore assez méconnue et soumise aux stéréotypes.

 

Le silence de Mélodie de Sharon M. Draper

 De quoi ça parle ? Mélodie n’est pas une enfant ordinaire. À cause de sa maladie, elle ne peut ni marcher ni parler, mais elle a une mémoire photographique et elle se souvient de tout ce qu’elle a vécu dans les moindres détails. À seulement 11 ans elle est déjà plus intelligente que les adultes qui veulent la diagnostiquer, et bien plus encore que ses camarades de classe, les mêmes qui pensent qu’elle est attardée car elle ne peut pas les contredire. Mais Mélodie refuse d’être définie par son handicap, et elle est déterminée à le faire savoir au monde entier… d’une manière ou d’une autre.

J’ai lu ce roman l’été dernier et je me souviens l’avoir beaucoup aimé. Le personnage de Mélodie m’avait beaucoup plu et son histoire était touchante. Je m’étais vraiment attachée à elle. C’est un roman qui est vraiment prenant et qui parle du fait d’être reconnu(e) pour qui l’on est vraiment, sans être constamment défini par son handicap !

 

Ma mère, le crabe et moi d’Anne Percin

De quoi ça parle ? J’aurais préféré que ma mère me dise : « Tu sais, je crève de trouille et je ne peux rien te promettre. » Ou bien qu’elle pleure franchement, à gros bouillons. Oui, qu’elle pleure ! Au lieu d’afficher ce sourire de façade. Le sourire « tout-va-bien-je-gère ». J’aurais voulu qu’elle crie, qu’elle hurle, qu’elle se roule par terre en tapant des pieds, qu’elle fasse un truc pas calculé du tout, un truc qu’on ne voit pas dans les séries françaises à la télé, un truc pas bien élevé, pas conseillé par le guide J’élève mon ado toute seule, au chapitre « Comment lui annoncer votre cancer ? »

Parmi les livres de cette sélection, c’est le plus jeunesse et le plus vieux que j’ai lu. Il m’est donc difficile de vous donner mon avis. Je sais juste que j’avais aimé ce roman et que j’appréciais cette autrice quand j’étais au collège. Ce roman parle du cancer et c’est toujours intéressant de lire des romans à ce sujet.

 

Quand la nuit devient jour de Sophie Jomain

De quoi ça parle ? On m’a demandé un jour de définir ma douleur. Je sais dire ce que je ressens lorsque je m’enfonce une épine dans le pied, décrire l’échauffement d’une brûlure, parler des nœuds dans mon estomac quand j’ai trop mangé, de l’élancement lancinant d’une carie, mais je suis incapable d’expliquer ce qui me ronge de l’intérieur et qui me fait mal au-delà de toute souffrance que je connais déjà. La dépression. Ma faiblesse. Le combat que je mène contre moi-même est sans fin, et personne n’est en mesure de m’aider. Dieu, la science, la médecine, même l’amour des miens a échoué. Ils m’ont perdue. Sans doute depuis le début. J’ai vingt-neuf ans, je m’appelle Camille, je suis franco-belge, et je vais mourir dans trois mois. Le 6 avril 2016. Par euthanasie volontaire assistée.

Je vous ai déjà parler de ce livre dans mon article Si je ne devais garder que 30 livres.  J’ai sélectionné ce livre puisque la dépression est au coeur de ce roman. Evidemment, chaque dépression est différente et toute personne dépressive ne souhaite pas mourir mais j’ai trouvé que le sujet était bien abordé. J’ai vraiment ressenti la détresse de Camille, son mal être. C’est un roman qui parle aussi d’euthanasie volontaire assistée et c’est un sujet très intéressant.

 

Tous nos jours parfaits de Jennifer Niven

De quoi ça parle ? Quand Violet et Finch se rencontrent, ils sont au bord du vide, en haut du clocher du lycée, décidés à en finir avec la vie. Finch est la « bête curieuse » de l’école. Il oscille entre les périodes d’accablement, dominées par des idées morbides et les phases « d’éveil » où il déborde d’énergie. De son côté, Violet avait tout pour elle. Mais neuf mois plus tôt, sa sœur adorée est morte dans un accident de voiture. La survivante a perdu pied, s’est isolée et s’est laissée submerger par la culpabilité. Pour Violet et Finch, c’est le début d’une histoire d’amour bouleversante : l’histoire d’une fille qui réapprend à vivre avec un garçon qui veut mourir.

Ce roman traite aussi de la dépression – qui ne l’oublions pas – est une maladie. Mais ce roman parle aussi de troubles mentaux. C’est un très beau roman, vraiment très triste mais que je ne peux que vous recommander !

 

DITES-MOI, LISEZ-VOUS DES LIVRES QUI PARLENT DE MALADIES ? UN LIVRE A CE SUJET A ME RECOMMANDER ?

 

Solange ♡

2 commentaires Ajoutez les votres
  1. Je n’ai lu que Tous nos jours parfaits parmi ces livres que tu cites, et il m’a tellement, tellement brisé le coeur, tellement touchée… Ces derniers mois n’ont pas été simple, et je me reconnaissais déjà en Finch, mais au vu des événements récents, c’est une personne que j’aime qui me vient le plus à l’esprit quand je repense à ce roman. C’est tellement dur, mais nécessaire, de lire ce genre d’ouvrage.

    1. Je suis contente de te voir par ici 🙂
      C’est une très belle et très dure histoire ! Et tellement nécessaire comme tu dis. Je l’ai presque lu d’un seul coup tellement j’ai aimé. Mais la fin est tellement déchirante !
      N’hésite pas à m’envoyer un message sur insta si tu veux parler, je suis là ♡
      Merci d’avoir commenter, ça m’a fait plaisir ♡

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