Mes dernières lectures / Mars 2019

Salut tout le monde ! Comme chaque mois, on se retrouve pour mon bilan lecture. Une fois de plus, mars a été un très bon mois côté lectures. J’ai même eu mes premiers coups de cœur ♡ Au total, j’ai lu 8 romans, 2 BD, 4 mangas et 1 livre de non fiction. C’est parti !

 

LA CLÉ DU CŒUR DE KATHRYN HUGHES
Traductrice : Pascale Haas  Genre(s) : Secret, Famille – Édition : Calmann-Levy – Parution : 2019 – Pages : 390 – Catégorie : Les très bons

RÉSUMÉ : Années 50 Amy, une jeune femme désespérée, tente de se noyer suite à la mort de sa mère. Le lendemain, son père n’a pas le choix : il l’envoie à Ambergate, austère hôpital psychiatrique. Pour Amy, qui est loin d’être folle, ce sera le théâtre de terribles drames, et d’amours interdites. 50 ans plus tard… Sarah se met à fouiller les vestiges d’Ambergate dans le but d’écrire un livre. L’asile abandonné va alors livrer ses plus sombres secrets. Et si tout commençait par une simple clé ?

MON AVIS : Dans l’ensemble j’ai beaucoup aimé cette histoire qui tourne autour d’un secret de famille.  J’ai trouvé que le prologue était vraiment très bon ! Le fait d’alterner passé (en 1956) et présent (en 2006) m’a plu – les événements du passé permettant de comprendre mieux le présent. J’ai particulièrement aimé le thème de l’hôpital psychiatrique dans les années 50. Heureusement que les choses ont évolué depuis puisque cette histoire montre l’horrible condition dans lesquels les patients vivaient : un bain une fois par semaine, tous dans la même eau, des vêtements élimés qui ne ressemblent plus qu’à des bouts de tissus, des patients institutionnalisés, des infirmières qui ne savent même plus pourquoi certains patients sont là… J’ai surtout aimé le personnage d’Ellen qui est une jeune femme de 19 ans progressiste, en avance sur son temps. Elle n’hésite pas à poser des questions – qui gênent médecin et sœurs. C’est un personnage vraiment attachant. Concernant Amy, je ne saurai dire si je l’apprécie. Elle peut être attachante mais aussi très violente. Il y a un mystère qui entoure ce personnage. Par contre, je n’ai pas aimé le docteur qui s’occupe d’Amy. Il se croit au dessus des autres parce que c’est un jeune médecin. Cette histoire est une histoire de secret et j’ai été plutôt surprise par les révélations ! C’est donc un roman que je vous recommande 🙂

CITATION : « J’ai déjà l’impression de suffoquer. L’obscurité s’étend partout alentour, dans le ciel, dans l’eau, dans mon coeur et dans ma tête. Et aussi la tristesse. La tristesse a toujours été là. Je la porte comme un manteau. Un long et lourd manteau oppressant dont je suis incapable de me débarrasser. »

 

FRÈRE D’ÂME DE DAVID DIOP
Genre(s) : Historique – Édition : Edition du Seuil – Parution : 2018 – Pages : 175 – Catégorie : Les très bons

RÉSUMÉ : Un matin de la Grande Guerre, le capitaine Armand siffle l’attaque contre l’ennemi allemand. Les soldats s’élancent. Dans leurs rangs, Alfa Ndiaye et Mademba Diop, deux tirailleurs sénégalais parmi tous ceux qui se battent sous le drapeau français. Quelques mètres après avoir jailli de la tranchée, Mademba tombe, blessé à mort, sous les yeux d’Alfa, son ami d’enfance, son plus que frère. Alfa se retrouve seul dans la folie du grand massacre, sa raison s’enfuit. Lui, le paysan d’Afrique, va distribuer la mort sur cette terre sans nom. Détaché de tout, y compris de lui-même, il répand sa propre violence, sème l’effroi. Au point d’effrayer ses camarades. Son évacuation à l’Arrière est le prélude à une remémoration de son passé en Afrique, tout un monde à la fois perdu et ressuscité dont la convocation fait figure d’ultime et splendide résistance à la première boucherie de l’ère moderne.

MON AVIS : J’avais découvert l’auteur lors de son passage dans l’émission 28 minutes sur Arte et son livre me paraissait intéressant. Et oui, je vous confirme que j’ai trouvé ce roman vraiment intéressant. Au départ j’ai eu du mal avec le style de l’auteur, qui est très répétitif, mais finalement c’est ce qui fait selon moi la force de ce roman. L’écriture est donc assez singulière. Le narrateur, Alfa, utilise des mots crus et violents, il n’a pas de filtre. C’est une écriture très visuelle. Et en même temps, je trouve qu’elle a un côté presque enfantin, naïf à cause de ce côté répétitif et de la description de certains événements, de certaines scènes. Je n’ai pas apprécié Alfa à cause de ses actes eux mêmes liés à l’atrocité de la guerre. Le personnage-narrateur perd son humanité et cela montre bien les conséquences de la guerre sur les hommes. J’ai aussi apprécié que le personnage principal soit sénégalais, ça change de ce que j’ai pu lire jusqu’ici. Finalement la fin est étrange, énigmatique mais intéressante. C’est un livre assez particulier mais que j’ai apprécié lire et je vous le recommande !

CITATION : « Qu’on ne me raconte pas qu’on n’a pas besoin de fous sur le champ de bataille. Par la vérité de Dieu, le fou n’a peur de rien. Les autres, Blancs ou Noirs, jouent les fous, jouent la comédie de la folie furieuse pour pouvoir se jeter tranquillement sous les balles de l’ennemi d’en face. »

 

MONSIEUR HAN DE HWANG SOK-YONG
Traducteurs : Choi Mikyung et Jean-noël Juttet – Genre(s) : Drame, Historique – Édition : Zulma – Parution : 2016 – Pages : 133 – Catégorie : Les chouettes lectures

RÉSUMÉ : Récit saisissant de la vie d’un médecin pendant la guerre de Corée, Monsieur Han est une œuvre charnière dans la littérature coréenne contemporaine. Séparé de sa famille, brutalement plongé dans un univers de corruption et de suspicion, Monsieur Han est confronté aux effets pervers de sa nouvelle situation. À travers ses tribulations, Hwang Sok-Yong dresse le portrait d’un monde divisé entre Nord et Sud, en pleine tourmente idéologique, entre soumission et trahison, lucidité parfois cruelle et pur idéalisme. D’où la beauté pathétique de son personnage candide pris malgré lui dans l’engrenage de l’Histoire.

MON AVIS : Dans l’ensemble, j’ai apprécié ma lecture. J’ai bien aimé l’écriture de l’auteur. Elle est simple, fluide, prenante mais décousue. La time-line est d’ailleurs assez décousue, il n’y a pas de suite logique. Le début du roman part de la fin de la vie de Monsieur Han puis on remonte dans le temps. Il y a pas mal d’ellipses. On découvre le personnage de Han surtout à travers le regard des autres. On comprend vite que cet homme n’a pas eu de chance dans sa vie, il a vécu bon nombre de drames. C’est un homme empathique, plein de bonté mais trop naïf, ce qui lui porte préjudice. Mon manque de culture m’a fait défaut pour bien comprendre les événements passés en Corée mais le livre a au moins le mérite de me donner envie de découvrir ce pays. L’histoire se passe dans le contexte de fin de guerre mondiale, puis pendant la guerre de Corée. Ce roman montre la dureté de la vie à cette période, l’exode de coréens au nord vers le sud, la pauvreté, l’opportunisme de certains. C’est un roman sombre qui montre le peuple coréen divisé, devenu ennemi, obligé de se taire et de subir. Je me pencherai avec plaisir sur d’autres romans de cet auteur car ce fut une bonne découverte !

CITATION : « Il n’était plus ni professeur, ni réfugié, rien d’autre qu’un simple morceau de chair et d’os offert à la cruauté d’une époque en folie. »

 

TROUVER L’ENFANT DE RENE DENFELD
Traducteur : Pierre Bondil – Genre(s) : Enquête – Édition : Rivages – Parution : 2019 – Pages : 365 – Catégorie : Les chouettes lectures

RÉSUMÉ : Naomi est une détective privée de l’Oregon spécialisée dans la recherche d’enfants disparus, surnommée « La femme qui retrouvait les enfants ». Elle-même rescapée d’un kidnapping, elle a développé une intuition et un instinct de survie hors-norme. On la suit dans ses recherches à travers les patelins et les forêts mystérieuses du Pacific Northwest pour retrouver Madison, une fillette disparue depuis trois ans.

MON AVIS : J’ai bien aimé ce roman qui était vraiment prenant. J’ai aimé le fait qu’il y ait plusieurs points de vue, qu’on passe du passé – de Naomi notamment – au présent. Deux enquêtes s’entremêlent dont une plus importante que l’autre. Vers le milieu du roman, j’ai trouvé ce qui était arrivé à Madison. Mais ça ne m’a pas gêné de trouver l’issue. Au contraire, je pense que c’était voulu par l’autrice. J’ai bien aimé le personnage de Naomi. Elle est assez mystérieuse. Elle a vécu un drame dans son enfance dont elle ne souvient pas et depuis, son travail est lié à ça. C’est une femme brave mais meurtrie. C’était intéressant d’avoir le point de vue de Madison. Son imagination est ce qui la protège de la réalité. J’ai bien aimé que l’auteure exploite cela. C’est donc une histoire que j’ai apprécié, j’ai passé un très bon moment de lecture !

CITATION : « Nul ne peut se passer de croyance : la croyance que même si le mal, dans le monde, est partout présent, un soupirant viendra nous réveiller du sommeil par un baiser ; la croyance que la petite fille s’échappera de la tour, que le grand méchant loup mourra et que même ceux dont l’âme est empoisonnée par la malveillance peuvent, lors d’une seconde naissance, être aussi innocents que la pureté même. »

 

NOUS SOMMES TOUS DES FÉMINISTES DE CHIMAMANDA NGOZI ADICHIE
Traductrices : Sylvie Schneiter et Mona de Pracontal – Genre(s) : Essai, Féminisme – Édition : Gallimard – Parution : 2015 – Pages : 50 – Catégorie : Les très bons

RÉSUMÉ : « Partout dans le monde, la question du genre est cruciale. Alors j’aimerais aujourd’hui que nous nous mettions à rêver à un monde différent et à le préparer. Un monde plus équitable. Un monde où les hommes et les femmes seront plus heureux et plus honnêtes envers eux-mêmes. Et voici le point de départ : nous devons élever nos filles autrement. Nous devons élever nos fils autrement. »

MON AVIS : J’ai relu ce livre pour le FéminiBooks Challenge et comme la première fois, je l’ai beaucoup aimé. C’est pour moi une bonne première approche du féminisme, une bonne introduction quand on n’y connaît pas grand chose. La réflexion de l’autrice est très intéressante. J’aime bien son ton ironique. Tout au long de son discours, elle raconte des anecdotes pour étayer ses propos. Elles permettent de comprendre que les gens jugent le féminisme négativement, qu’ils font preuve de sexisme et bien souvent sans s’en rendre compte. L’autrice essaie d’expliquer que notre société a créé une culture de la masculinité (un homme doit être viril, ne doit pas pleurer, ne doit pas montrer de faiblesse) et de la féminité (une femme ne doit pas dire ça, ne doit pas porter ça, doit être comme ceci) et ce qu’il faut changer. Cette culture pèse aussi bien sur les hommes que sur les femmes – et plus encore. C’est un livre qui permet de réfléchir, de prendre conscience de ce qui ne va pas.

CITATION : « Nous apprenons la honte à nos filles. Croise les jambes. Couvre-toi. Nous les persuadons qu’elles sont coupables simplement parce qu’elles sont de sexe féminin. Aussi, en grandissant, deviennent-elles des femmes incapables d’exprimer leur désir. Qui s’imposent le silence. Qui ne peuvent dire ce qu’elles pensent. Qui ont élevé la simulation au rang d’une forme d’art. »

 

ZITA DE SYLVIE FONTAINE
Genre(s) : Bande dessinée, Fantastique – Édition : La Boîte à Bulles – Parution : 2016  – Pages : 136 – Catégorie : Les passes temps

RÉSUMÉ : Zita est une géante polymorphe dotée de multiples pouvoirs. Des capacités hors du commun qu’elle ne maîtrise d’ailleurs pas toujours et qui la précipitent parfois dans des situations problématiques ! Il faut dire que, à l’étroit dans le monde des humains, Zita ne tient pas en place… Des confins de la Création au 21 siècle, en passant par le Paris des post-impressionnistes et les Fabulous Fifties, cette fantastique géante défie le continuum espace-temps. Au fil de ses bonds, Zita traverse les époques et pose un regard à la fois espiègle et concerné sur la société des Hommes et surtout, sur la place de la Femme à travers les âges.

MON AVIS : J’ai emprunté cette bande dessinée parce que le résumé m’intriguait. C’était une expérience de lecture plutôt particulière. J’ai bien aimé le graphisme. Je ne le trouve pas forcément beau mais j’aime la pluralité des styles. Il y a comme une ligne de fond, mais chaque partie est différente. Certaines sont en noir et blanc, d’autres sont colorées, parfois c’est comme si on avait collé des morceaux de journaux. J’aime beaucoup ! Concernant l’histoire en elle-même, je n’ai pas tout compris. Chaque partie raconte un moment de la vie de Zita, sa naissance ou ses voyages temporels mais tout ça n’a pas trop de liens. La place des femmes à travers l’histoire est abordée mais je trouve ça trop en surface. La fin est vraiment étrange. Et je ne me suis tout simplement pas attachée à Zita. Je suis quand même contente d’avoir lu cette bande dessinée puisque ça change vraiment de mes habitudes mais je ne suis pas convaincue.

 

UN ÉCLAT DE GIVRE D’ESTELLE FAYE
Genre(s) : Science fiction – Édition : Folio SF – Parution : 2017 – Pages : 336 – Catégorie : Les très bons

RÉSUMÉ : Paris devenue ville-monstre, surpeuplée, foisonnante, étouffante, étrange et fantasmagorique. Ville-labyrinthe où de nouvelles Cours des Miracles côtoient les immeubles de l’Ancien Monde. Ville-sortilège où des hybrides sirènes nagent dans la piscine Molitor, où les jardins dénaturés dévorent parfois le promeneur imprudent et où, par les étés de canicule, résonne le chant des grillons morts. Là vit Chet, vingt-trois ans. Chet chante du jazz dans les caves, enquille les histoires d’amour foireuses, et les jobs plus ou moins légaux, pour boucler des fins de mois difficiles. Aussi, quand un beau gosse aux yeux fauves lui propose une mission bien payée, il accepte sans trop de difficultés. Sans se douter que cette quête va l’entraîner plus loin qu’il n’est jamais allé, et lier son sort à celui de la ville, bien plus qu’il ne l’aurait cru.

MON AVIS : Je ne sais plus trop comment j’en étais venue à ajouter ce roman dans ma wishlist mais il me tentait beaucoup depuis un moment ! Je ne savais pas exactement à quoi m’attendre en commençant ma lecture. Je savais juste que l’action se situait dans un Paris post-apocalyptique. Le fait de ne rien savoir du tout m’a plu. J’ai de plus en plus envie de partir un peu les yeux fermés dans mes lectures. J’ai beaucoup aimé cette histoire. En moins de 350 pages, on a de l’action, avec une histoire solide, des personnages intéressants et un Paris dans lequel je détesterai vivre. J’ai beaucoup aimé Chet. Il est complètement décomplexée – notamment sur sa sexualité – et désinvolte. J’ai adoré le découvrir, il m’a beaucoup fait rire. C’est un personnage hyper attachant ! J’ai aimé qu’il donne un surnom à tous les autres personnages. J’ai aussi aimé le faire d’avoir un personnage bisexuel et qui aime se travestir. On découvre ce Paris post-apocalyptique vraiment intéressant. Un mélange entre le XVIIe siècle et des technologies. On découvre peu à peu pourquoi il a eu la fin du monde et comment s’organise ce nouveau monde. L’histoire en elle-même se met en place très rapidement. C’était vraiment sympa ! La plume d’Estelle Faye m’a beaucoup plu, je vous recommande vivement ce roman 🙂

CITATION : « Oui, un voyageur des temps civilisés trouverait notre époque malpropre, pouilleuse et repoussante. Moi je l’aime telle qu’elle est. Pour Paul, la ville a régressé de six cents ans. Il m’a montré des estampes du dix-septième siècle, conservées dans les Archives. Il m’a lu des textes sur les cris des métiers dans les rues, la crasse des chemins et des gens. Un monde qui ressemble au nôtre. »

 

UNE FAMILLE TROP PARFAITE DE RACHEL ABBOTT
Traductrice : Muriel Levet – Genre(s) : Thriller – Édition : Belfond – Parution : 2016 – Pages : 489 – Catégorie : Les coups de cœur

RÉSUMÉ : Olivia Brookes et ses trois enfants se sont volatilisés. Pourtant, dans leur jolie maison des quartiers chic de Manchester, tout semble normal : la voiture de la jeune femme n’a pas bougé, aucune affaire ne semble manquer. Même le sac à main et le téléphone d’Olivia traînent encore dans la cuisine. Un mystère pour la police. Plus étrange encore : l’école assure ne pas avoir vu les enfants depuis plusieurs semaines. Robert, le mari d’Olivia, semble plus furieux que désespéré et surtout, le nom de la jeune femme revient dans une ancienne affaire de disparition. Car, deux ans plus tôt, c’est Olivia qui lançait, affolée, un avis de recherche pour retrouver son mari et leurs enfants, dont elle était sans nouvelles…

MON AVIS : Je suis ravie d’avoir enfin pu lire ce thriller qui me faisait envie depuis des mois ! Et je n’ai pas été déçue. Pourtant, je n’ai pas été happé directement par cette histoire. Sachez que les événements se passent différemment de ceux annoncés sur la quatrième de couverture. Deux ans plus tôt, Olivia appelle la police car son mari, Robert, a disparu avec ses enfants sans la prévenir. Puis on rebascule dans le présent, où cette fois, c’est elle qui a disparu avec ses enfants. J’ai adoré ce roman parce que je n’ai jamais su qui croire. Dès le début, Robert paraît louche. Mais a t-il tué sa femme et ses enfants ? Se sont-ils enfuis ? Pourquoi ? Il n’y a pas de grosse révélations mais plein de petits retournements de situation jusqu’à la toute fin, ce qui fait qu’on ne sait plus qui est finalement coupable et de quoi. J’ai aussi aimé les différents personnages. Tom et Becky, les deux inspecteurs, ont un passé ce qui les rend tangibles. J’ai bien aimé l’écriture, qui est finalement très prenante et ça a été dur de ne pas lâcher mon livre ! C’est donc un très bon thriller que je vous recommande !

CITATION : « – Avez-vous déjà regardé l’obsession en face, inspecteur-chef ? Derrière la façade de la normalité se cache un horrible serpent à l’esprit tortueux qui vit dans la frustration jusqu’à ce que l’objet de son désir soit sous son contrôle. »

 

JE VOUS SAUVERAI TOUS D’ÉMILIE FRECHE
Genre(s) : Jeunesse, Radicalisation, Drame – Édition : Le livre de poche jeunesse – Parution : 2018 – Pages : 286 – Catégorie : Les coups de cœur

RÉSUMÉ : Parce qu’elle est sans aucune nouvelle d’Eléa, sa fille de 17 ans embrigadée par Daesh et partie en Syrie il y a maintenant six mois, Laurence commence à tenir un journal. Écrire l’empêche de céder entièrement à la douleur qui la ronge chaque jour davantage, à la colère de n’avoir rien vu venir, et de n’avoir pas su comprendre que tout allait basculer. De trop nombreuses questions sans réponse la hantent : comment Eléa va-t-elle ? Où vit-elle ? Et avec qui ?

MON AVIS : Lire un roman de ce genre n’est jamais évident mais toujours intéressant pour essayer de comprendre comment un jeune qui a l’air bien sous tout rapport, se fait embrigader par Daesh. C’est un roman à trois voix. Laurence, la mère d’Eléa, écrit dans un journal pour raconter à sa fille son quotidien depuis qu’elle est partie faire le djihad en Syrie. Elle lui parle également de son incompréhension, de sa tristesse, de l’association qu’elle a intégré qui accompagne les parents dont les enfants se sont radicalisés. En parallèle, Samir, le père d’Eléa, devient fou après le départ de sa fille. Il devient fou de colère et de rage mais perd aussi la raison. Ses souvenirs de son enfance en Algérie et du terrorisme refond surface et se mélangent à la réalité. On suit aussi Eléa, de son seizième anniversaire jusqu’à son départ en Syrie. C’est intéressant et effrayant de comprendre l’engrenage qui pousse une jeune fille dans le terrorisme. Elle est une victime de Daesh, ce que rappelle sans cesse ce roman. Tout se passe sur internet. C’est effrayant comment son émir arrive à lui faire croire, en s’appuyant sur son empathie et sa sensibilité, que la charria est finalement la solution et qu’elle pourra sauver sa famille. J’ai aimé que l’autrice rappelle que la radicalisation peut toucher tout le monde. J’ai aussi aimé qu’elle retranscrive son histoire dans la réalité. Je vous recommande vivement ce roman, fort intéressant mais assez éprouvant !

CITATION : « Mais ce que nous espérons aujourd’hui, c’est une prise de conscience de la part des parents pour qu’il ne s’imaginent plus, sous prétexte qu’ils ont tout bien fait comme il fallait, être à l’abri. Personne ne l’est. Juifs, catholiques, athées, musulmans, riches, pauvres, des cités ou des quartiers huppés, de parents divorcés ou au contraire toujours encore ensemble, nos enfants sont tous des cibles potentielles. Tous, sans exception. »

 

Ce mois-ci j’ai également lu le premier tome de Beyond the clouds de Nicke. J’ai bien aimé les dessins, qui ont un côté assez brouillon. Les paysages, les décors sont très simples (comparé à ceux de Minuscule de Takuto Kashiki par exemple). Je trouve par contre que les personnages sont beaux. Ce premier tome est assez introductif, on découvrir nos deux héros, Théo et Mia, qui me font penser à un frère et sa sœur. Leur relation est vraiment mignonne. Un mystère entoure le personnage de Mia et j’ai hâte d’en découvrir plus dans la suite. J’ai aussi lu le premier tome de The promised neverland de Kaiu Shirai et Posuka Demizu. Je ne suis pas particulièrement fan du style de dessin mais l’histoire est vraiment sympa ! J’ai bien aimé les personnages d’Emma et Norman. L’univers est intéressant, il y a eu un revirement de situation qui m’a surprise. C’est un très bon premier tome et j’ai hâte de lire la suite ! Par contre, le format du livre est vraiment trop petit.

Toujours côté manga, j’ai lu les deux premiers tomes de Blue Spring Ride de Io Sakisaka. C’est un shojo tout ce qu’il y a de plus basique, où l’on suit Futaba, une jeune lycéenne qui retrouve son premier amour, Tanaka. Les dessins me plaisent beaucoup, c’est vraiment mignon et l’histoire est sympa à suivre. Je continuerai cette saga avec plaisir ! J’ai également découvert le premier tome de la bande dessinée La brigade des cauchemars de Franck Thilliez, Yomgui Dumont et Drac. J’ai beaucoup aimé les dessins de Yomgui Dumont et le travail de couleur de Drac ! Concernant l’histoire, c’était sympa à suivre. On fait la connaissance de Tristan et Esteban, deux ados qui font partie de la brigade des cauchemars dirigée par le père de Tristan. Leur job est de comprendre les cauchemars des gens et de les faire disparaître. Dès le début, des mystères apparaissent. J’ai hâte de lire la suite !

J’ai également lu Tu ne m’as laissé que notre histoire d’Adam Silvera et vous pouvez retrouver mon avis complet dans cet article !

 

ET VOUS, QUELLES SONT VOS LECTURES DE MARS ? QUELLE EST CELLE QUE VOUS AVEZ PRÉFÉRÉ ?

 

Solange ♡

2 commentaires Ajoutez les votres
  1. Deux lectures seulement en Mars : l’autobiographie de Michelle Obama que j’ai adoré et « Je t’ai donné mon coeur » de Mary Higgins-Clark. Comme tous les romans de Mary Higgins-Clark, j’ai adoré ce dernier lu.

    1. Peu de lectures mais deux très bonnes : c’est tout ce qui compte 🙂 J’ai vu que ma bibliothèque municipale avait acheté « Devenir » de Michelle Obama, je me laisserai peut-être tentée 😉

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